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FEVRIER 2012


04/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Manifestations pacifistes contre une possible guerre avec l'Iran

New York -

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté ce samedi dans 80 villes américaines et canadiennes à l'occasion d'une «journée d'action de masse» convoquée par une coalition d'associations pacifistes pour freiner une possible intervention des États-Unis en Iran.

À Manhattan, au coeur de New York, quelque 500 manifestants s'étaient donnés rendez-vous à Times Square pour marcher jusqu'au siège de l'ambassade américaine à l'ONU et au consulat d'Israël, a constaté l'AFP.

«Non à la guerre! Non aux sanctions! Non à une intervention! Non aux assassinats!», pouvait-on lire sur une grande banderole en tête du cortège.

«Les actions du gouvernement iranien ne justifient en aucune manière que les États-Unis déclarent la guerre» à ce pays, a déclaré à l'AFP Debra Sweet, directrice de l'association «Le monde ne peut plus attendre», l'un des 60 groupes pacifistes et de défense des droits de l'homme de la coalition dite du 4 février à l'origine de la journée d'action.

À plusieurs reprises, les États-Unis et Israël ont laissé entendre qu'ils pourraient lancer une intervention militaire en Iran afin d'empêcher que Téhéran ne fabrique la bombe atomique si les sanctions internationales adoptées depuis 2007 n'étaient pas suffisantes pour l'en dissuader.

Pour la coalition du 4 février, «la guerre des États-Unis contre l'Iran a de toute manière déjà commencé», celle-ci citant à l'appui les «sanctions économiques très dures» prises contre la République islamique ainsi que le «déploiement de porte-avions américains près de la côte iranienne».

Des manifestations ont eu lieu samedi dans de nombreuses villes américaines dont Chicago, San Francisco et Los Angeles, Washington, Boston et Philadelphie, ainsi qu'au Canada à Calgary et Vancouver.

L'Iran continue de nier que son programme nucléaire civil controversé cache des objectifs militaires.
(source : AFP)


04/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
L'Iran lance des exercices militaires

TÉHÉRAN, Iran - L'Iran a déclenché ce samedi des exercices militaires terrestres, en plus de menacer l'Europe de lui couper son approvisionnement en carburant, alors que la tension monte sur la scène internationale.

Certaines capitales européennes semblent considérer une intervention militaire comme de plus en plus probable si les sanctions ne réussissent pas mettre un frein à la progression du programme nucléaire iranien.

Téhéran a haussé le ton après avoir été accusé de tenter de mettre au point et de fabriquer des bombes atomiques. Elle nie complètement ces allégations.

Le leader suprême du pays, l'ayatollah Ali Khamenei, a notamment lancé des avertissements sévères visant les États-Unis et Israël, les mettant en garde contre tout projet d'attaque contre son programme nucléaire.

L'Occident a aussi augmenté sa présence navale dans la région du Golfe, avec le porte-avion américain USS Abraham Lincoln en tête.

Les nouvelles manoeuvres militaires surviennent plus semaine après une première démonstration de force. Début janvier, l'Iran a lancé dix jours d'exercices militaires navals afin de démontrer son niveau de préparation en vue d'un potentiel conflit armé.

De nouveaux exercices militaires en mer sont aussi planifiés dans le golfe Persique, au large du pays.

Les médias officiels iraniens ont rapporté samedi que les troupes d'élite de la garde révolutionnaire avaient entamé des exercices près de Jiroft, à 1200 kilomètres au sud de Téhéran. Aucun détail supplémentaire n'était disponible, mais il s'agirait de manoeuvres plutôt mineures.

Les autorités et les parlementaires iraniens ont souvent menacé de fermer le détroit d'Hormuz pour répliquer aux sanctions économiques affectant les exportations iraniennes de pétrole. Le détroit est une plaque tournante du transport maritime. Washington et l'Europe ont averti qu'ils réagiraient rapidement à toute tentative de bloquer la voie maritime, large de seulement 50 kilomètres.

Les autorités américaines craignent que l'Iran utilise son programme nucléaire civil pour fabriquer des armes. Téhéran maintient que ses installations ne servent qu'à produire de l'électricité et à des fins médicales.

Jusqu'à maintenant, les pays occidentaux se servent surtout des sanctions économiques pour tenter de faire plier le régime iranien. Téhéran affirme que le durcissement décidé le 23 janvier dernier par l'Union européenne, qui inclut un gel des actifs de la banque centrale iranienne, sera inefficace. Les parlementaires, eux, ont rédigé un projet de loi visant à couper l'approvisionnement de l'Europe en essence le plus rapidement possible, avant que le Vieux-Continent ne puisse trouver de nouveaux fournisseurs.

L'État hébreu, pour sa part, a jusqu'à maintenant appuyé les efforts des États-Unis et de l'Europe pour adopter des sanctions plus fermes à l'encontre de l'Iran.
(source : Métro Montréal)


04/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Menace iranienne - Etat d'alerte pour les responsables israéliens à l’étranger

Par Naama Rehoboam


Une note confidentielle montre que les agents de sécurité israéliens craignent que les sites juifs puissent devenir la cible d'une attaque terroriste iranienne, rapporte ABC.


Israël a relevé le niveau d'alerte auprès de ses consulats et de ses ambassades en raison des risques d'une attaque terroriste iranienne, a rapporté vendredi 3 février ABC News, citant un document confidentiel rédigé par le consulat israélien à Philadelphie.

Selon le document, les autorités israéliennes craignent que la République islamique puisse viser non seulement les missions diplomatiques israéliennes, mais aussi des sites juifs, y compris les synagogues et les écoles.

« Nous prévoyons que la menace sur nos sites augmente à travers le monde. Les sites sous haute surveillance sont concernés, mais également des sites plus communs », explique un mémo rédigé par le chef de la sécurité israélienne pour le consul général des États-Unis.

L’état d’alerte se met en place alors que la perspective d'une guerre contre l'Iran s’intensifie. Les responsables américains et israéliens ont déclaré récemment que l'Etat juif est susceptible d'attaquer l'Iran dans le but de freiner son développement d’armes nucléaires.

Selon le rapport, Israël a transmis des documents avertissant que les terroristes pourraient utiliser de faux passeports israéliens pour passer facilement les contrôles de sécurité sur leur chemin et mener des attaques sur les sites juifs.

En outre, les autorités israéliennes à l'étranger se préparent à une escalade dans les rassemblements anti-israéliens. Le rapport dit que des protestations sont prévues dans les ambassades, les synagogues, des restaurants et d'autres sites, et pourraient tourner à la violence.

Les services de sécurité des États-Unis et du Canada ont répondu qu'ils allaient suivre des développements connexes, et qu’ils ont déjà renforcé la sécurité autour du gouvernement israélien et des bâtiments communautaires.

Le mois dernier, les médias azerbaïdjanais ont indiqué que les forces de sécurité dans le pays ont arrêté deux citoyens qui ont planifié d'attaquer des cibles juives, y compris l'ambassadeur d'Israël à Bakou, Michael Lotem. Les deux personnes sont soupçonnése d'avoir reçu de l'argent, des explosifs et d’autres armes de la part d'un agent de renseignement iranien. Les responsables israéliens estiment que les suspects ont en effet comploté pour nuire à l'émissaire.

Les autorités des États-Unis ont déclaré en Octobre qu'elles ont déjoué une tentative d'assassiner l'ambassadeur saoudien Adel Al-Jubeir. Une tentative que le ministère américain chargé de la sécurité a attribué à Téhéran.
(source : Guysen Israel News)


04/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Maryam Radjavi: Khamenei tente en vain de faire chanter la communauté internationale et d’endiguer le mécontentement social explosif et les conflits internes fatals

Mme Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, a qualifié les déclarations belliqueuses faites par le Guide suprême du régime iranien Khamenei dans la prière du vendredi de Téhéran, et son insistance pour développer l’arme nucléaire, comme un recours au chantage pour empêcher la fermeté de la communauté internationale vis-à-vis de son programme nucléaire. Khamenei a cyniquement déclaré que les sanctions sont bénéfiques pour le régime des mollahs en disant : « plus ils nous imposent des sanctions... plus ceci est à notre avantage ... Ces sanctions visent à augmenter la pression sur l'Iran pour son programme nucléaire et d'autres questions ... L'Iran ne renoncera pas. Ils devraient savoir que plus ils nous menacent, plus ils vont perdre '. 'Au moment opportun, quand il sera nécessaire, nous allons répondre aux menaces de guerre et de sanctions pétrolières'.

Le discours de Khamenei a également été une vaine tentative pour contenir l'état explosif de mécontentement social et à couvrir les conflits internes fatales aux plus hauts niveaux de son régime à la veille des élections législatives en mars prochain. Il a affirmé qu'il y a un groupe à l'intérieur du régime qui veut «utiliser tous les moyens pour démontrer qu'il existe une crise en Iran ».
Khamenei a demandé aux responsables du régime à « maintenir la vigilance quant à la sécurité et face aux complots de l'ennemi contre les élections ». Il a averti la faction rivale que dans le cas de «ne pas avoir assez de voix' dans les élections, ils ne devraient pas protester et 'faire des gestes qui profiteraient à l'ennemi.' Dans une menace flagrante à tous les candidats rivaux il a averti qu'ils doivent 'se rendre' à la volonté du Conseil des gardiens de la Constitution et «suivre» ses directives.
Mme Radjavi a rappelé que les menaces de lancer une guerre dans la région, contrer militairement les sanctions pétrolières, et attaquer les pays arabes, ainsi que les affirmations sur les 'avantages' des sanctions internationales constituent une vaine tentative de cacher les faiblesses d'un régime chancelant qui trouve de plus en plus la répression interne, l'exportation du terrorisme et de l'acquisition d'armes nucléaires en tant que seul moyen pour assurer sa survie.

Mme Radjavi a ajouté que les luttes intestines au plus haut niveau du régime, l'augmentation du nombre de transfuges parmi les rangs des Gardiens de la Révolution et d'autres institutions étatiques, l'effondrement de l'économie, la baisse sans précédente de taux de change officiels, et l'isolement international , ont placé Khamenei dans une situation critique inédite. La perspective de la chute du dictateur syrien et des changements dans l'équilibre des forces dans la région à l’encontre du régime des mollahs ont paniqué Khamenei à un point que, pendant son long discours en arabe, il n'a pas osé se référer à la Syrie, même pour une seule fois.
Les déclarations des ténors du fascisme religieux ce 3 février révèlent que ce régime est confronté à une impasse et plus que jamais en grand besoin de se replier sur lui-même lors des mascarades électorales, en poursuivant son programme nucléaire et son aventurisme international.
Le régime en proie à une crise a augmenté son budget militaire de 127 pour cent, et consacré au moins 40 pour cent du budget de l'an prochain aux affaires militaires. Par ailleurs, il a intensifié les exécutions, les arrestations et les complots et diverses pressions contre les résidents d'Achraf.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 4 février 2012
(source : Conseil national de la Résistance iranienne)


04/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
L’Iran demande à l’OPEP d‘être solidaire

L’Iran en appelle à l’esprit de “coopération” des membres de l’OPEP. Son ministre du pétrole Rostam Ghassemi a ainsi demandé ce samedi aux autres pays producteurs de ne pas augmenter leur production pour satisfaire la demande des pays européens lorsque sera mis en place, d’ici l‘été, l’embargo sur le pétrole iranien. L’Iran espère que cet embargo, en limitant l’offre, entraînera une hausse du prix du baril…
(source : euronews)


04/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Des navires de guerre iraniens mouillent dans un port saoudien

Des navires de guerre iraniens ont mouillé ce samedi dans le port saoudien de Jeddah, dans le cadre d'une mission pour «faire face à l'iranophobie» selon le commandant de la marine iranienne, dans un contexte de relations tendues entre Téhéran et Ryad, a rapporté l'agence Fars.

Le navire ravitailleur «Kharg et le destroyer Shaid Qandi, avec un équipage de cadets», ont mouillé samedi à Jeddah, sur la mer Rouge, «conformément aux ordres du Guide suprême (l'ayatollah Ali Khamenei) d'être présents en haute mer», selon les propos de l'amiral Habibollah Sayari rapportés par Fars.
«Cette mission est destinée à montrer le pouvoir de la République islamique d'Iran en haute mer et à faire face à l'iranophobie», a expliqué l'amiral, ajoutant qu'elle devait durer «70 à 80 jours», mais sans préciser ses destinations prévues.
Les relations entre l'Arabie saoudite (à majorité sunnite) et l'Iran (à majorité chiite) se sont encore tendues ces derniers mois à la suite d'affirmations américaines selon lesquelles les services secrets iraniens ont cherché à faire assassiner l'ambassadeur d'Arabie à Washington.
Téhéran a fermement démenti tout lien avec ce complot, pour lequel deux Iraniens ont été inculpés par la justice américaine.
Les tensions entre les deux pays étaient déjà très vives après l'intervention saoudienne contre la population chiite à Bahreïn en mars, et les troubles qui ont secoué cet automne les régions chiites dans l'est de l'Arabie saoudite.
La marine iranienne a augmenté sa présence dans les eaux internationales depuis l'an dernier, particulièrement dans le golfe d'Aden et l'océan Indien pour protéger les bateaux iraniens des pirates somaliens.
En février 2011, l'Iran a également envoyé pour la première fois deux navires militaires en Méditerranée, via le canal de Suez.
(source : L' Expression)


04/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Iran : un nouveau missile annoncé

L'Iran a lancé la production en série d'un nouveau missile de croisière anti-navires à courte portée baptisé 'Zafar', a annoncé ce samedi le site de la télévision d'Etat iranienne.

Ce missile, destiné à être monté sur des vedettes rapides, vole à basse altitude, est protégé contre tout brouillage et est 'capable de détruire des navires de faible ou moyen tonnage avec une haute précision', selon la même source. Cette annonce intervient alors que la tension est montée d'un cran en janvier dans le Golfe après les menaces de responsables militaires iraniens de fermer le détroit d'Ormuz, par où transite le tiers du trafic maritime pétrolier mondial, en cas d'attaque contre l'Iran ou de blocus contre son pétrole.
(source : Europe1.fr avec AFP)


04/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
L'Iran va mettre fin 'définitivement' à ses exportations pétrolières vers certains pays européens (ministre)

Le ministre iranien du Pétrole, Rostam Qasemi, a déclaré ce samedi que l'Iran allait mettre définitivement fin à ses exportations pétrolières vers certains pays européens.

M. Qasemi n'a pas précisé les noms de ces pays, mais ses déclarations font suite à l'aval donné lundi dernier par les dirigeants de l'Union européenne à de nouvelles sanctions sur les exportations pétrolières iraniennes, des sanctions adoptées par les ministres des Affaires étrangères de l'UE le 23 janvier.

Lors d'une conférence de presse, le ministre iranien a appelé les Etats membres de l'UE à réexaminer leur décision d'établir un embargo sur le pétrole iranien, ajoutant que les exportations iraniennes vers les pays de l'UE représentaient 'seulement' 18% de ses exportations pétrolières totales.

Fin janvier déjà, M. Qasemi avait indiqué que le ministère iranien du Pétrole projetait de suspendre les exportations iraniennes vers certains pays, en réponse au récent embargo imposé par l'UE à Téhéran.

'Moins de 20% des exportations pétrolières iraniennes sont destinées à l'Europe', et c'est en réalité pour les Européens eux-mêmes que ces sanctions auront les conséquences les plus lourdes, a déclaré M. Qasemi, ajoutant que l'embargo ne constituait pas un réel problème pour les exportations pétrolières iraniennes, même au cas de suspension complète de la vente de brut vers l'Europe.
(source : XINHUA)


04/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Iran: face aux sanction occidentales, Téhéran se tourne vers l'Asie

Soumis à un blocus de plus en plus sévère imposé par les Etats-Unis et l'Europe depuis 18 mois, l'Iran a réorienté ses échanges commerciaux vers l'Asie, et en particulier la Chine qui est désormais son premier partenaire économique.

'Nos échanges avec l'Europe, qui constituaient à une époque 90% de notre commerce, ne représentent que 23 à 24 milliards de dollars sur les 200 milliards de nos échanges extérieurs', a souligné le président Mahmoud Ahmadinejad après le renforcement des sanctions financières et pétrolières par l'Union européenne en janvier.

Ces sanctions, qui visent depuis l'été 2010 à accroître la pression contre le programme nucléaire controversé de l'Iran, 'n'ont pas rétréci le monde pour nous' contrairement à ce que disent les Occidentaux, a-t-il insisté.
L'Iran devrait exporter, durant l'année iranienne 2011-2012 s'achevant en mars, quelque 100 milliards de dollars de pétrole et 45 milliards de dollars d'autres produits, notamment pétrochimiques et agricoles, pour 55 milliards d'importations, selon les estimations officielles.
'Les sanctions, comme celles appliquées par le passé, vont nous permettre de couper tous les liens économiques avec l?Occident', a estimé fin janvier le général Hossein Salami, numéro deux des Gardiens de la révolution, la garde prétorienne du régime qui est l'une des cibles des sanctions occidentales.
Alors que l'UE n'achète plus que 20% du brut iranien contre 35% en 2005, les exportations européennes vers l'Iran ont baissé de 11% au premier semestre 2011.
L'Iran de son côté exporte désormais plus de 70% de son pétrole vers les pays d'Asie, en particulier la Chine, l'Inde, Le Japon, la Corée du Sud mais aussi la Turquie. La Chine et l'Inde, les deux géants asiatiques qui achètent à eux seuls près de 40% du brut iranien, refusent de se joindre aux sanctions occidentales contre Téhéran, et ont rejeté notamment l'embargo pétrolier décidé en janvier.
Bien au contraire, les échanges commerciaux avec la Chine sont passés de 29 milliards de dollars en 2010 à 45 milliards en 2011, un bond de plus de 50%, et les deux pays prévoient de les faire passer à 100 milliards d?ici 2015.
De même, les échanges avec la Corée du Sud ont augmenté de 61% en 2011 pour atteindre 18,5 milliards de dollars, tandis que le commerce avec la Turquie, qui refuse aussi d'appliquer les sanctions occidentales, a connu une progression identique en passant de 10 à 16 milliards.
En revanche, les échanges avec les Emirats arabes unis, longtemps principal point d'entrée des produits européens, américains ou asiatiques vers l'Iran, se sont tassés après que ce pays ait pris lui aussi des sanctions bancaires contre Téhéran. Les produits en provenance des Emirats ne représentent désormais plus qu'un tiers des importations iraniennes.
Si les sanctions bancaires américaines et européennes rendent de plus en plus difficiles les importations en euros ou en dollars ainsi que le transfert des pétrodollars vers l'Iran, elles favorisent en revanche le commerce avec les acheteurs asiatiques du pétrole iranien.
'Les lettres de crédits sont ouvertes désormais en yuans chinois, en roubles russes ou en livres turques, ce qui oblige les importateurs à acheter leurs produits dans ces pays', relève un homme d'affaire iranien ayant requis l'anonymat. 'Les restrictions financières occidentales vont renforcer nos liens commerciaux avec les pays d'Asie, la Russie et la Turquie', ajoute-t-il.
'En 1995, lorsque les Américains ont imposé des sanctions unilatérales contre l'Iran, ils ont favorisé le commerce entre l'Iran et l'Europe. Aujourd'hui, avec les sanctions européennes, nous allons favoriser les entreprises asiatiques', relevait, il y a quelques mois, un diplomate européen à Téhéran.
(source : AFP)


04/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Certains pays de l'UE pourraient être privés de pétrole iranien

L'Iran va probablement cesser d'exporter ses hydrocarbures dans 'certains' pays européens, a annoncé le ministre du Pétrole, cité ce samedi par l'agence de presse Fars.

'Nos exportations de pétrole vont certainement être coupées pour certains pays européens (...) Nous déciderons plus tard pour d'autre pays européens', a déclaré Rostam Qasemi, lors d'une conférence de presse.

Les Etats membres de l'Union européenne se sont entendus fin janvier pour boycotter le pétrole iranien à compter du 1er juillet en représailles à la poursuite des activités nucléaires sensibles de Téhéran. L'UE représentait 25% des exportations iraniennes au troisième trimestre 2011. (Parisa Hafezi, Jean-Philippe Lefief pour le service français)
(source : Zonebourse.com)


04/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
UE prépare une nouvelle série de sanctions contre l'Iran

L'Union européenne serait en train de préparer une nouvelle série de sanctions contre l’Iran, annoncent les structures de la communauté européenne. Ces sanctions prévoient notamment une interdiction sur la vente de matériel de communication, qui pourrait être utilisé pour l’espionnage des militants de l'opposition, a précisé le siège de l'UE. On prévoit également d’étendre la liste des responsables iraniens interdits de séjour en Union européenne, ainsi que le gel de leurs comptes dans les banques de la communauté.

De nouvelles sanctions seront introduites en avril en réponse à la violation des Droits de l'homme, qui sont commises par les autorités iraniennes selon les fonctionnaires européens. Auparavant, l'UE a annoncé l’arrêt des achats de pétrole de l'Iran pour l'obliger le pays à restreindre son programme nucléaire.
(source : Voix de la Russie)


04/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Iran: les Etats-Unis privilégient la diplomatie (Toner)

WASHINGTON -

Il est toujours possible de trouver une solution diplomatique au problème nucléaire iranien, a déclaré hier soir à Washington le porte-parole du département d'Etat américain Mark Toner.
'Nous restons attachés à la soi-disant double approche, qui réunit la diplomatie et le renforcement de la pression. Nous sommes persuadés que nous avons toujours le temps et l'espace pour une solution diplomatique', a fait savoir M.Toner lors d'un point de presse.
'Nous croyons qu'il faut laisser le temps aux sanctions (…) de produire leur effet', a ajouté le porte-parole de la diplomatie américaine.
Auparavant, le quotidien américain Washington Post, se référant au chef du Pentagone Leon Panetta, a rapporté qu'Israël pourrait porter une frappe contre l'Iran dans un avenir proche. Toutefois, M.Panetta s'est ensuite refusé à tout commentaire sur ce sujet.
(source : RIA Novosti)


04/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
L’Iran se prépare à la guerre

A partir de mars 2012, l’Iran compte augmenter ses dépenses de défense d’environ 2,5 fois, a déclaré le président de la république islamique Mahmoud Ahmadinejad. En attendant, les Etats-Unis ont déployé au Qatar un escadron de bombardiers stratégiques. Les experts estiment que l'opération militaire des pays occidentaux et de l’Israël contre l'Iran est de plus en plus possible, et ses conséquences pour la région et le monde seront imprévisibles.

Les Etats-Unis et leurs alliés continuent de regrouper les troupes et l’équipement militaire dans la région du Golfe. L'armée est arrivée sur l’île de Masirah à Oman, où se trouve la base américaine de l’Armée de l'air. Plus de 10.000 soldats américains sont en train de tester en Israël le système de défense antimissile de ce pays. Plusieurs équipes qui comptent jusqu'à 15.000 personnes stationnent au Koweït.

Une centaine de bombes en béton ont été transportées sur la base américaine de Diego Garcia dans l'océan Indien, et deux groupes aéronavals surveillent la zone du Golfe Persique. Un porte-avions et un sous-marin nucléaire Annapolis, tout comme le destroyer Momsen peuvent s’ajouter à eux. Plusieurs bombardiers se trouvent sur la base américaine au Qatar, ainsi que des avions de transport, des avions de ravitaillement et des systèmes aéroportés d’alerte précoce. Les alliés des États-Unis – la France et la Grande-Bretagne, sont également en train de déplacer leurs forces militaires vers les Emirats arabes unis et l'Arabie saoudite.

Ces actions laissent à penser que les Etats-Unis et l’Israël sont prêts à recourir à la force contre l'Iran.

«Le conflit armé est tout à fait possible. S’il n’y avait pas eu de conflit en Afghanistan, en Irak ou en Libye, on n’en serait pas si sûrs. Mais maintenant, les États-Unis estiment qu'ils sont suffisamment répété tous les aspects militaires de l’opération de pointe, le blitzkrieg», estime Sergueï Drouzhilovski, professeur à l'Institut d'Etat des relations internationales de Moscou (MGIMO). «Il y a un seul problème: il n’existe pas de «cinquième colonne» en Iran, comme c’était le cas en Iraq ou en Afghanistan. Les bombardements localisés ne sont pas très importants s’il existe des groupes de population qui sont prêts à renverser le régime an collaboration avec les Etats-Unis. Ce genre d’interventions ne donne rien, car il n’y a rien à bombarder. Le seul but – c’est de faire tomber le régime, qui reste comme un os bloqué dans la gorge des Etats-Unis et de tous les pays occidentaux en général. Il s’agit de savoir si oui ou non le peuple iranien serait prêt dans sa majorité à opposer de la résistance à cette agression».

En attendant, les dirigeants des services de renseignement israélien ont rapporté que l'Iran aurait à sa disposition de l’uranium enrichi pour la production de quatre bombes nucléaires, et le programme nucléaire pacifique de la république islamique n’est qu'une couverture. Ce genre de fausses informations est nécessaire pour la création du rôle d’ennemi pour l’Iran aux yeux de l’opinion publique, a indiqué dans un entretien à Voix de la Russie l’expert de l'Institut des études orientales, Vladimir Sotnikov.

«La situation est explosive. Il y a des chances qu’une opération militaire contre l'Iran soit menée par l’Israël ou les États-Unis», a-t-il précisé. «Mais ce n'est qu'une possibilité, car les Etats-Unis entrent en phase active de la campagne électorale. Et le président Obama ne va pas prendre le risque de s'impliquer dans un nouveau conflit, surtout que des conflits ne sont pas résolus en Irak et en Afghanistan. Cependant l'Iran représente une menace majeure pour l’Israël, et ce dernier risque d’arriver à la conclusion qu’il est nécessaire de résoudre le problème par la force. En même temps, les sanctions sévères qui sont déjà en vigueur contre la République islamique pèsent déjà lourdement sur l'économie iranienne. Si, malgré les avertissements de la Russie, de la Chine et d'autres membres responsables de la communauté internationale, ces «têtes brûlées» décident que le problème devrait être résolu par une intervention militaire, les conséquences seront graves. Cela risque non seulement de provoquer un nouveau conflit régional, mais de conduire à une catastrophe humanitaire de grande échelle au Moyen-Orient. Il s’agit là d’une menace à la stabilité internationale».

Les conséquences économiques seront également imprévisibles, car les prix du pétrole vont brusquement augmenter. Et l'embargo sur le pétrole iranien dans l’Union européenne aura des conséquences non seulement pour l'Iran, mais aussi pour l'UE elle-même.

Cependant, il y a encore des chances d’éviter un nouveau conflit armé, même si ces chances sont de plus en plus illusoires. Ainsi, les experts de l'Agence internationale d'énergie atomique (AIEA) se rendront en Iran le 21 février prochain pour discuter du programme nucléaire du pays. L’inspecteur en chef de l’AIEA Herman Nackerts a indiqué que l'organisme entend obtenir des réponses à toutes les questions litigieuses. Toutefois, selon un rapport scandaleux qui a été récemment publié par l’agence, et qui accuse sans preuves l’existence de la composante militaire dans le programme nucléaire de l’Iran, cette visite risque de ne rien arranger.
(source : Voix de la Russie)


04/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Washington pour une double approche sur le dossier iranien (porte-parole)

Les Etats-Unis estiment avoir encore 'le temps et l'espace' pour oeuvrer à en découdre avec le programme nucléaire iranien par une approche à deux voies: diplomatie et pression, a déclaré hier le département d'Etat américain.

Interrogé sur les informations concernant une éventuelle attaque imminente d'Israël contre l'Iran, le porte-parole du département d'Etat Mark Toner a déclaré qu'une pression 'sans précédent' pesait sur l'Iran. 'Nous croyons qu'il y a encore le temps et l'espace pour poursuivre les démarches diplomatiques et permettre à des sanctions qui sont en place... de prendre forme', a-t-il dit.

'Ce sont des sanctions sans précédent qui, de l'avis de tous, ont un effet paralysant sur l'économie iranienne', a-t-il relevé lors d'un point de presse quotidien.

Un article publié jeudi par le Washington Post, citant le secrétaire à la Défense, Leon Panetta, a révélé qu'Israël pourrait attaquer l'Iran dès ce printemps.

'Panetta pense qu'il y a une forte probabilité qu'Israël frappe l'Iran en avril, en mai et ou en juin avant que Téhéran n'accède à ce que les Israéliens ont décrit comme une 'zone d'immunité' pour commencer la fabrication d'une bombe nucléaire', a indiqué l'article.

Selon l'article, M. Panetta et le président américain Barack Obama s'opposent tous les deux à une telle attaque israélienne, estimant qu'elle ne pourrait que faire dérailler encore plus les sanctions économiques internationales qui ont produit des effets à l'encontre du programme nucléaire iranien, ainsi que d'autres efforts non militaires visant à empêcher l'Iran de franchir la ligne rouge'.

Le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, a déclaré le même jour que si des sanctions sur l'Iran ne s'avèraient pas efficaces, Israël envisagerait d'entamer une action militaire pour contre-carrer le programme nucléaire de l'Iran.
(source : XINHUA)


04/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
L'Iran constitue un danger nucléaire, selon Stephen Harper

OTTAWA – L'Iran représente «une menace grave pour la paix et la sécurité» et c'est un pays «fanatique et dangereux», a déclaré hier le premier ministre Stephen Harper.

L'Iran serait prêt à utiliser l'arme nucléaire s'il était capable de la produire, a fait savoir M. Harper au cours d'une entrevue.

De son côté, le ministre de la Défense, Peter MacKay, n'a pas clairement indiqué si le Canada, un fidèle allié d'Israël, se joindra à ce pays pour des frappes militaires contre le régime islamique.

Le Canada réclame une solution diplomatique à la crise actuelle entre les pays occidentaux et l'Iran, a déclaré M. MacKay vendredi après avoir pris part à une réunion des ministres de la Défense de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), qui s'est tenue les 2 et 3 février, à Bruxelles, en Belgique.

«Nous sommes extrêmement préoccupés - et soyons francs - il doit y avoir une prise de conscience de la part de tout le monde que les répercussions d'un conflit dans cette région peuvent avoir des conséquences catastrophiques pour tout le monde», a-t-il dit.

«Les enjeux étant considérables, nous allons continuer à pousser pour que les efforts diplomatiques puissent réussir», a ajouté le ministre.

Les commentaires de M. MacKay interviennent au moment ou Israël et l'Iran semblent se diriger vers un conflit militaire à propos du programme nucléaire du régime islamique.

Le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, a annoncé cette semaine qu'Israël pourrait attaquer l'Iran en avril, mai ou juin dans une tentative de freiner la construction d'une bombe nucléaire.

Israël se sent particulièrement vulnérable face à un Moyen-Orient déstabilisé par le printemps arabe et la rhétorique de plus en plus virulente venant de l'Iran, a dit M. MacKay.

«Le régime a fait quelques déclarations extrêmement provocatrices qui ont un impact sur cet état d'esprit», a-t-il dit.

Les tensions ont monté d'un cran depuis que l'Agence internationale de l'énergie atomique a publié un rapport en novembre dernier avertissant que l'Iran continue à aller de l'avant avec ses prétentions nucléaires.

Téhéran nie vouloir construire une bombe nucléaire et maintient que son programme nucléaire est à des fins pacifiques.
(source : Agence QMI )


04/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Panetta juge possible un raid israélien dès avril‎

Le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, juge que la possibilité d’un raid israélien contre les installations nucléaires iraniennes dès le mois d’avril gagne en crédibilité, ont rapporté des médias américains. Le Washington Post a été le premier à se faire l’écho de l’inquiétude croissante du patron du Pentagone. Le journal estime que le report de manœuvres militaires communes entre Américains et Israéliens, initialement programmées pour ce printemps, peut être vu comme le signe d’une attaque israélienne en préparation. La chaîne d’information continue CNN a elle aussi fait part de ce constat, citant un haut responsable de l’administration Obama. Aucun commentaire n’a pu être obtenu auprès du secrétaire à la Défense ou du Pentagone.
(source : l'Orient-Le Jour)


04/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
L’Iran interdit à ses pèlerins de se rendre en Syrie par la route

L’Iran a interdit à ses ressortissants de se rendre en Syrie par la route, après l’enlèvement de 29 Iraniens dans ce pays par des groupes hostiles au régime du président Bachar el-Assad, a rapporté hier l’agence Mehr. « Le voyage des pèlerins iraniens vers la Syrie par voie terrestre est interdit », a déclaré Mahmoud Sadeghi, un responsable de la police, conseillant aux pèlerins de prendre l’avion pour se rendre dans ce pays. « Compte tenu de l’action des groupes terroristes (en Syrie), la police empêchera à partir d’aujourd’hui les voyages par voie terrestre des pèlerins en Syrie », a-t-il ajouté. Des centaines de milliers d’Iraniens se rendent chaque année en pèlerinage au mausolée de Zeynab (sœur de l’imam Hussein vénéré par les musulmans chiites), au sud de Damas. L’Iran est le principal allié de la Syrie dans la région, et des opposants ont accusé Téhéran d’aider Damas à tenter de réprimer dans le sang le mouvement de révolte.
(source : l'Orient-Le Jour)


04/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Jimmy Carter: «Pourquoi l'Iran a le droit au nucléaire»

L'ex-président américain Jimmy Carter a affirmé lundi dernier, dans une interview au magazine Times, que «ce ne serait pas une catastrophe si l'Iran possédait une ou deux bombes atomiques». Pour cela il a rappelé à ceux qui criaient à la catastrophe pouquoi ils ne font de même lorsqu' «Israël en a très certainement 300 de ce type d'ogive nucléaire'». Dénonçant cette politique des deux poids, deux mesures, M.Carter a étonné son interviewer qui, lui-même, trouvait cette situation «de normale». En plus, l'ancien président américain s'en est tenu aux déclarations des responsables iraniens qui ont juré de ne pas développer l'arme atomique.
(source : L' Expression)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Téhéran aidera tous ceux qui confronteront Israël

Nasser Karimi

Téhéran -

L'Iran offrira son soutien à toute nation ou tout groupe qui s'oppose au «cancer» que représente Israël, a déclaré ce vendredi le guide suprême de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei.

Lors d'un discours prononcé devant des fidèles à Téhéran, une allocution qui a été diffusée à la télévision d'État, il a également affirmé que l'Iran n'abandonnerait pas son programme nucléaire. L'ayatollah Khamenei a ajouté qu'une frappe militaire américaine contribuerait seulement à rendre le pays plus fort.

Téhéran dévoilera prochainement une lettre que le président Barack Obama aurait fait parvenir aux dirigeants iraniens dans l'espoir de mettre fin à l'escalade des tensions nucléaires, a prévenu le guide suprême. Ce document, a-t-il ajouté, démontre que les Américains ne sont pas dignes de confiance.

La Maison-Blanche a nié l'existence d'une telle missive.

Les responsables iraniens réagissent de façon belliqueuse à tout signal suggérant que les États-Unis et Israël pourraient intervenir militairement contre les installations nucléaires du pays.

L'ayatollah Khamenei a affirmé que des groupes armés comme le Hezbollah et le Hamas pouvaient être assurés du soutien de l'Iran - une politique qui est bien connue, mais que les leaders iraniens ne reconnaissent que très rarement sur la place publique.

«Nous sommes intervenus dans des dossiers anti-israéliens, et cela nous a permis de remporter la victoire lors de la guerre de 33 jours qui a opposé le Liban à Israël en 2006, et de gagner la guerre de 22 jours» entre le Hamas et Israël dans la Bande de Gaza.

L'incursion militaire d'Israël dans la bande de Gaza contre le Hamas, en 2008-2009, s'était conclue par un cessez-le-feu. Israël soutenait avoir affaibli considérablement le Hamas. La guerre au Liban s'était terminée avec une trêve orchestrée par l'ONU. Des milliers de soldats libanais et de casques bleus avaient été déployées au sud du Liban afin de prévenir l'éclatement de nouvelles violences.

«À partir de maintenant, à n'importe quel endroit, si n'importe quelle nation ou groupe confronte le régime sioniste, nous les appuierons. Nous n'avons aucune crainte à l'affirmer», a lancé l'ayatollah Khamenei.

Le guide suprême a ajouté qu'Israël était une «tumeur cancéreuse qui devrait être retirée, qui sera retirée».

La veille, le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, avait suggéré que plusieurs nations du monde étaient prêtes à considérer une intervention militaire contre l'Iran advenant un échec des sanctions diplomatiques et économiques.

Le chef du ministère des Affaires stratégiques, le vice-premier ministre Moshe Yaalon, a pour sa part avancé que les principales installations étaient toujours vulnérables aux frappes aériennes - et ce, même si l'Iran a commencé à produire de l'uranium enrichi à 20 pour cent dans un site enfoui sous une montagne et difficile à attaquer, au sud de Téhéran.

À la base aérienne de Ramstein, en Allemagne, le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, a déclaré que les sanctions demeuraient la meilleure façon d'exercer des pressions sur l'Iran.

Il a cependant déclaré ce vendredi que Washington gardait «toutes les options sur la table et serait prête à répondre si la situation l'exigeait».
(source : The Associated Press)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Iran: les États-Unis privilégient les sanctions

Les États-Unis ont réaffirmé ce vendredi vouloir privilégier la diplomatie pour convaincre Téhéran d'abandonner son programme nucléaire controversé, demandant à Israël de «laisser le temps aux sanctions de produire leur effet».

Interrogé sur le fait de savoir si les États-Unis demandaient à Israël de ne pas bombarder l'Iran - tel que le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta l'envisagerait selon le Washington Post - un porte-parole de la diplomatie américaine, Mark Toner, a répondu: «c'est bien notre message».

«Nous avons imposé des sanctions sans précédent contre l'Iran, car nous croyons qu'il y a encore du temps et de l'espace pour que la diplomatie agisse», a déclaré M. Toner.

«Nous croyons qu'il faut laisser le temps aux sanctions - sur lesquelles chacun s'accorde à penser qu'elles vont geler l'économie iranienne - de produire leur effet», a-t-il ajouté lors de son point presse.

Cette déclaration, dans la droite ligne de celles du président Obama, intervient au lendemain de nouvelles menaces israéliennes d'intervention militaire en Iran, rapportées par le Washington Post. Selon le quotidien, Leon Panetta table sur une opération israélienne au printemps.

Vendredi, M. Panetta a toutefois refusé de confirmer cette information.

«Israël a indiqué qu'il envisageait» des frappes, «nous avons fait part de notre inquiétude», a-t-il seulement répondu, insistant sur l'importance de l'unité de la communauté internationale et le maintien de la pression grâce aux sanctions.

Mark Toner, le porte-parole du département d'État, a de son côté refusé de confirmer la réalité d'une menace israélienne.

«Nous n'avons aucune illusion sur la menace que pose l'Iran sur notre allié Israël, mais aussi sur tous nos partenaires de la région. (...) Par conséquent, nous comprenons parfaitement et partageons les graves préoccupations d'Israël sur le programme nucléaire iranien», a-t-il ajouté.

Seulement, à ce sujet, «nos déclarations publiques sont conformes à nos déclarations en privé».

Ce vendredi à Téhéran, l'ayatollah Ali Khamenei a déclaré que l'Iran répondra à toutes les menaces militaires ou pétrolières qui le visent en mettant en oeuvre «ses propres menaces».
(source : AFP)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
M. Moussavian : 'Le nucléaire est devenu la clé de voûte du nationalisme iranien'

PRINCETON (NEW JERSEY) ENVOYÉ SPÉCIAL - L'Iranien Seyyed Hossein Moussavian, 54 ans, a été le numéro 2 des négociateurs iraniens sur les questions nucléaires de 2003 à 2005, à l'époque où l'Iran, présidé par Mohammad Khatami, a accepté une suspension temporaire de l'enrichissement de l'uranium et permis le droit d'inspection le plus complet des sites iraniens à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Considéré comme proche des opposants Ali Akbar Hachemi Rafsandjani et Mohammad Khatami, il était conseiller diplomatique d'Ali Larijani, alors secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, quand il a été accusé, en 2007, d'espionnage au profit de puissances européennes et emprisonné avant, cas rare, d'être blanchi un an plus tard. M. Moussavian est professeur associé à l'université de Princeton.

Quel regard portez-vous sur la diplomatie de Barack Obama envers l'Iran ?
- Lorsqu'il est arrivé au pouvoir, les Iraniens ont eu énormément d'espoir. Sa politique iranienne semblait si différente de l''axe du Mal' de George Bush. Certes, le Guide suprême, Ali Khamenei, était circonspect. Mais il nous a dit qu'il jugera sur pièces. Le constat, c'est que M. Obama a commencé en promettant de négocier sans préconditions pour mettre fin à trente ans d'hostilité mutuelle et qu'il a mis en place le système de sanctions internationales le plus dur imposé à l'Iran depuis 1979. Il n'a jamais prononcé les mots 'changement de régime', mais ce que les Etats-Unis montrent aujourd'hui indique que telle est leur ambition en Iran.

Mahmoud Ahmadinejad et Ali Khamenei ne portent aucune responsabilité dans cette évolution ? - Vous croyez en Occident que tous les problèmes ont commencé avec (Mahmoud) Ahmadinejad. C'est faux. Il représente un changement politique intérieur important, sa rhétorique a un impact très négatif sur la politique extérieure iranienne, mais son avènement ne modifie rien au fait que le décideur ultime est le Guide. Sous Mohammad Khatami, nous avons proposé la suspension temporaire de l'enrichissement de l'uranium. La directive de Khamenei était claire : transparence totale à condition que l'UE3 (Londres, Paris, Berlin, avec qui Téhéran discutait) n'exige pas une suspension indéfinie de l'enrichissement.

Au bout d'un moment, on a conclu que l'on n'aboutirait pas sans les Américains. Quand, après deux ans, les Européens nous ont dit : ce qui est exigé, c'est une 'suspension sine die', c'était ce que le Guide craignait depuis le début. Ça l'a conforté dans son pessimisme. Un phénomène identique s'est produit avec Obama.

Sur le nucléaire, que veut l'Iran ?
- Tous nos interlocuteurs le savent depuis le premier jour. En mars 2005, j'ai participé à la délégation venue à Paris et à Berlin. Nous avons explicitement dit au président Chirac et au chancelier allemand Gerhard Schröder : 'Notre droit à enrichir l'uranium restera notre ligne rouge. Définissez les mesures de transparence offrant les garanties requises et nous les respecterons.' Nous étions disposés à ce que l'AIEA définisse ces normes. Cette offre avait l'accord du Guide.

J'ai dit à mes homologues : 'Si vous refusez, l'Iran reprendra l'enrichissement.' Berlin et Paris semblaient convaincus, Londres a cru que je bluffais. Washington a fait tout capoter, sa position était : zéro centrifugeuse en Iran. Ahmadinejad, Rafsandjani ou un réformateur, sur le nucléaire, la stratégie aurait été différente, mais pas l'affirmation du droit légitime de l'Iran à enrichir l'uranium.

La menace de fermeture du détroit d'Ormuz par Téhéran en cas d'embargo accru sur ses exportations pétrolières est-elle sérieuse ?
- Les ministres de la défense et des affaires étrangères, Ahmad Vahidi et Ali Akbar Salehi, ont déclaré que l'Iran n'avait jamais annoncé cette intention. Cela ne pourrait arriver que si le pays était attaqué. Parce que depuis la guerre Irak-Iran (1980-1988), les Iraniens sentent qu'une agression serait une mise en danger de leur existence. Une confrontation armée serait une catastrophe mondiale.

Les assassinats de scientifiques iraniens constituent-ils une dissuasion efficace ?
- Ces assassinats auront pour effet d'accélérer les travaux nucléaires iraniens. Ils sont complètement contre-productifs... sauf si précisément vous visez à faire monter la tension. Pour l'homme de la rue en Iran, ces scientifiques sont une fierté nationale, et ce sentiment profite au pouvoir en place. Or, ce dernier est convaincu que ces assassinats sont le résultat d'une alliance des services secrets américains, britanniques et israéliens.

Des voix prônent aux Etats-Unis l'installation d'un 'canal de communication d'urgence' entre MM. Obama et Khamenei pour éviter tout dérapage...
- Des contacts directs entre Téhéran et Washington, il y en a toujours eu. Installer une 'ligne directe' entre Téhéran et Washington me semble une bonne idée. Par ailleurs, la Turquie comme Oman sont d'importants intermédiaires. Mais là n'est pas l'essentiel. La bonne solution consisterait à négocier parallèlement sur deux niveaux. Le nucléaire d'un côté, de l'autre les sujets d'intérêt commun : Afghanistan, stabilité de l'Irak après le retrait américain, etc.

Mais les Occidentaux font du nucléaire un préalable. Il faut prendre l'adversaire tel qu'il est. Dès lors, chaque partie devrait admettre la 'ligne rouge' de l'autre. Pour les Américains et les Occidentaux : que l'Iran ne détienne pas la bombe. Pour les Iraniens : que leur statut de membre égal du TNP (Traité de non-prolifération des armes nucléaires), incluant l'enrichissement, soit reconnu. Si on veut que les prochains pourparlers d'Istanbul soient un succès, il faut sortir du passé. Si, à l'ouverture, le '5+1' nous dit 'oui à l'enrichissement, non à la bombe', Téhéran sera très souple sur les exigences de transparence. Si, après neuf ans d'échecs, les Occidentaux disent : 'pas d'enrichissement', discuter sera inutile.

Si vous étiez un régime divisé, qui craint une déstabilisation, détenir la bombe A n'est-il pas la meilleure dissuasion ?
- Non. Les Iraniens sont persuadés que les Etats-Unis sont en déclin dans la région et internationalement, et que cela va continuer. Ce que les Occidentaux appellent 'printemps arabe' est nommé en Iran 'réveil islamique'. L'Iran n'a pas besoin de bombe A pour étendre son influence.

Nos dirigeants sont convaincus que l'islam va l'emporter, du Bangladesh au Maroc, et que la supériorité militaire des Américains et des Israéliens n'y pourra rien. Tôt ou tard les conséquences du 'printemps arabe' changeront le statut d'Israël dans la région. Et qui peut croire que l'Iran userait d'une bombe contre Israël qui tuerait autant de Palestiniens que d'Israéliens !

Si rien ne change, une confrontation armée est-elle inévitable ?
- C'est mon immense crainte, si les Occidentaux ne bougent pas dans le bon sens. Le nucléaire est maintenant devenu la clé de voûte du nationalisme iranien. Même si l'économie souffrait gravement, cela ne modifierait pas la position du pouvoir. Si les Occidentaux parvenaient à leurs fins, ils se retrouveraient vite avec un autre pouvoir qui manifestera exactement la même ambition.

Propos recueillis par Sylvain Cypel
(source : Le Monde)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Israël pourrait renoncer à attaquer l'Iran en cas de sanctions rapides

La principale inquiétude de la communauté internationale concerne la quantité d'uranium enrichi dont dispose Téhéran, selon Ayalon.

Une entrée en vigueur rapide des sanctions occidentales imposées à l'Iran pour contraindre Téhéran à renoncer à son programme nucléaire controversé rendrait caduque une attaque militaire, a déclaré vendredi le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Danny Ayalon.

Selon la presse américaine, le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, juge que la possibilité d'un raid israélien contre les installations nucléaires iraniennes dès le mois d'avril gagne en crédibilité.

'Je ne veux pas entrer dans les détails parce que je ne pense pas que nous devions nécessairement aller dans cette voie en prenant une telle décision', a déclaré Danny Ayalon dans une interview accordée à Reuters en marge d'une conférence en Allemagne. 'Si les sanctions étaient imposées maintenant et que les Iraniens mettaient définitivement un terme à leurs activités illégales, alors (le scénario d'une attaque) ne serait plus d'actualité', a-t-il ajouté.
La principale inquiétude de la communauté internationale concerne la quantité d'uranium enrichi dont dispose Téhéran, a-t-il dit.

Israël, qui s'en tient à une 'politique de l'ambiguïté' sur son propre statut par rapport à l'arme atomique, voit dans le programme nucléaire iranien une menace majeure et n'exclut pas de recourir à la force militaire pour empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique.
L'Iran assure que son programme nucléaire vise uniquement à produire de l'électricité.
(source : l'Orient-Le Jour)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Dennis Ross : “Si l’Iran a la bombe, tout le Moyen-Orient risque de basculer dans une guerre nucléaire”

La saga du nucléaire iranien a-t-elle pris un nouveau tournant? Selon le directeur général de l’AIEA, qui revient d’un voyage à Téhéran, l’Iran s’engage à résoudre toutes les questions en suspens. Mais les observateurs américains restent, eux, très sceptiques quant aux réelles intentions du gouvernement iranien. Parmi eux, l’ex-conseiller de Barack Obama sur le Moyen-Orient, Dennis Ross.

Fariba Mavaddat : Vous avez servi trois présidents américains comme conseiller pour le Moyen-Orient. Que se passerait-il si l’Iran avait la bombe?
- Dennis Ross : Si l’Iran a la bombe, vous pouvez parier que ses voisins vont se doter eux aussi de la bombe. L’idée qu’une région comme le Moyen-Orient, où les conflits régionaux sont multiples, puisse être composée d’une série de pays possédant des armes nucléaires est une idée qui peut mener à une guerre nucléaire. Ce n’est pas la guerre froide où il y a deux pays qui communiquent d’une certaine façon, où il y a un équilibre entre deux camps. C’est une région où un conflit local peut très rapidement s’intensifier. Ce sont des pays qui n’ont pas une très bonne communication, qui n’ont pas de très bons services de renseignements et qui pourraient détenir de mauvaises informations. Le jour où plusieurs pays du Moyen-Orient posséderont des armes nucléaires, la probabilité d’une guerre nucléaire grimpera alors très haut. Ce serait une catastrophe pour le monde.

Fariba Mavaddat : Si le sanctions ne fonctionnent pas, auriez-vous recours à une intervention militaire en Iran?
- Dennis Ross : C’est certainement une possibilité. Je vois les choses de la manière suivante : Si l’Iran possède des armes nucléaires, nous allons regretter de n’avoir rien fait pour l’en empêcher car cela va se terminer par une guerre nucléaire au Moyen-Orient. Je pense qu’il est dans l’intérêt de chacun d‘éviter cette catastrophe.

Fariba Mavaddat : Dans quelle mesure, Monsieur Ross, votre soutien indéfectible à Israël a-t-il influencé les politiques de l’administration américaine vis-à-vis de l’Iran et plus généralement du Moyen-Orient?
- Dennis Ross: La politique de l’administration américaine vis-à-vis de l’Iran n’est pas guidée par Israël mais par les six résolutions du Conseil de sécurité dont il fait l’objet. Le conseil de sécurité a demandé à l’Iran de se conformer aux obligations internationales relatives au traité de non-prolifération nucléaire; Téhéran a été prié aussi de se plier aux onze résolutions du Conseil des gouverneurs de l’AIEA. Nous faisons face aujourd’hui à la réalité du comportement du gouvernement iranien. C’est cela qui régit la politique américaine. Et c’est dans ce contexte que j’avais fait des suggestions à l’administration Obama.

Fariba Mavaddat : Vous avez soulevé la question du rapport de l’AIEA. Mercredi dernier, le directeur général de l’AIEA a déclaré, je le cite : “l’Iran s’engage à résoudre toutes les questions en suspens”. Il n’y a donc aucune raison d’intervenir militairement.
- Dennis Ross : L’Iran à répondu à la délégation qu’il allait s’engager à résoudre ces questions. Cela ne signifie pas qu’il va les résoudre. Si les Iraniens résolvent ces questions, tout le monde sera heureux.

Fariba Mavaddat : Est-il possible que l’Occident ou l’Amérique utilisent le programme nucléaire iranien afin de réduire le pouvoir de l’Iran et son influence dans la région?
- Dennis Ross : Ce n’est pas l’Amérique contre l’Iran. Ce n’est pas les pays Européens contre l’Iran. C’est la communauté internationale face à l’Iran. L’Iran est un pays qui devrait avoir un certain statut dans le monde. Il ne l’a pas à cause du comportement de son gouvernement. Il peut changer cela.

Fariba Mavaddat :Dans quelle mesure, votre opinion contre l’Iran et votre conviction de la nécessité d’une intervention militaire en Iran, est elle influencée par votre sympathie pour Israël?
- Dennis Ross: J‘étais favorable à une solution par voies diplomatiques.

Fariba Mavaddat : Vous avez perdu de votre influence politique en tentant d’imposer des sanctions qui n’ont jamais fonctionné et qui ne fonctionneront jamais…
- Dennis Ross : Vous dites que les sanctions n’ont jamais marché. Historiquement, je ne suis pas si certain que les sanctions n’ont jamais marché.

Fariba Mavaddat : Cela fait 35 ans que l’Iran est soumis aux sanctions américaines. Or entre temps, le pays s’est renforcé, il est devenu plus influent et plus riche?
- Dennis Ross : Les sanctions qui sont imposées aujourd’hui sont radicalement différentes. Le fait, que la monnaie iranienne ait été dévaluée de moitié au cours des six dernières semaines, montre, pour la première fois, que le gouvernement iranien ne peut pas tout avoir. Il doit faire un choix.

Fariba Mavaddat : Imaginons que l’Iran tente d’avoir des armes nucléaires. Où est le problème? Le Pakistan a la bombe, pourquoi pas l’Iran?
- Dennis Ross : Un pays qui s’engage dans le terrorisme, un pays qui ne respecte pas les responsabilités, n’est pas un pays qui devrait avoir les armes nucléaires.

Fariba Mavaddat : Que voulez vous dire par responsabilités?
- Dennis Ross : Je veux dire qu’ils ont l’obligation de respecter un traité qu’il s’obstine à contourner. Encore une fois, nous n’avons pas inventé les six résolutions du Conseil de sécurité, nous ne sommes pas en train d’inventer les onze résolutions du Conseil des gouverneurs de l’AIEA. Comment se peut-il que la communauté internationale ait tort et que l’Iran ait raison?
(source : euronews)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Communiqué - Discours de Catherine Ashton, Haute Représentante, sur l'Iran et son programme nucléaire

Conseil de l'Union Européenne - 03/02/2012 18:15:00

Le programme nucléaire iranien inquiète vivement de l'UE et de la communauté internationale dans son ensemble. Comme vous le savez, les ministres des affaires étrangères de l'UE ont discuté de cette question le 23 janvier dans le cadre de la décision sur de nouvelles sanctions.

Nous sommes déterminés à maintenir la pression sur les autorités iraniennes pour qu'elles se conforment à leurs obligations internationales. C'est un volet essentiel de notre 'double approche' ainsi que du processus UE3+3 dont j'assure la direction.

Plusieurs résolutions ont été adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies mais, malgré cela, l'Iran continue de violer ses obligations en ne coopérant pas pleinement avec l'AIEA et en accélérant l'expansion de son programme nucléaire. Début janvier, l'Iran a lancé des opérations d'enrichissement de l'uranium jusqu'à un taux de près de 20 % dans l'installation souterraine située près de Qom, un site contrôlé par les militaires iraniens.

Depuis plusieurs années, l'absence de coopération de la part de l'Iran pour résoudre les problèmes en suspens suscite de vives inquiétudes, portant notamment sur une dimension militaire du programme nucléaire iranien.

Le rapport de l'AIEA de novembre 2011 comportait des conclusions sur les activités iraniennes liées au développement d'une technologie nucléaire militaire. Sur cette base, le Conseil des gouverneurs de l'AIEA a adopté, à une majorité écrasante, une résolution exprimant des préoccupations croissantes à l'égard du programme nucléaire iranien.

L'UE et moi-même demeurons résolues à soutenir les efforts visant à parvenir à un règlement diplomatique du dossier nucléaire iranien sur la base de la double approche. J'ai écrit à M. Jalili et lui ai présenté des propositions dont l'Iran pourrait tirer parti sur le plan nucléaire, économique et politique. En dépit des rappels que je lui ai adressés, je n'ai reçu jusqu'ici aucune réponse à ces
propositions visant à instaurer un processus de renforcement de la confiance fondé sur la réciprocité et sur une approche progressive.

L'UE s'est toujours déclarée prête à aborder, dans le cadre d'un processus de renforcement de la confiance, d'autres questions qui nous préoccupent et qui peuvent présenter de l'intérêt pour l'Iran, comme par exemple la coopération dans le domaine de la lutte contre le trafic de stupéfiants.

Soyez assurés que je continue de saisir toutes les occasions pour réitérer ce message à nos interlocuteurs iraniens, je l'ai fait encore tout récemment lors d'une série de contacts avec M. Salehi, le ministre iranien des affaires étrangères.

Parallèlement, je mets à profit les contacts avec des pays tiers, en particulier la Turquie, pour faire comprendre à l'Iran que la porte reste ouverte pour engager des négociations via un processus de renforcement de la confiance dès que l'Iran aura manifesté sa disponibilité à y participer.

C'est dans ce contexte que le Conseil a décidé, lors du dernier Conseil des affaites étrangères, d'adopter de nouvelles sanctions contre l'Iran. C'était là une mesure très importante, qui a clairement montré que l'UE est unie et joue un rôle moteur dans ce dossier.

Ces mesures sont destinées à porter un coup sévère à la capacité financière de l'Iran à poursuivre son programme nucléaire en réduisant les recettes provenant des exportations de pétrole brut.

Les sanctions frappant le pétrole revêtent une importance particulière en raison de leurs effets sur les rentrées du gouvernement iranien. Le pétrole représente environ 80 % des exportations iraniennes et 70 % des recettes de l'État. Les importations de pétrole iranien réalisées par l'UE représentent 20 % des exportations iraniennes. Par conséquent, en ciblant cette importante source de
revenus, nous accroissons fortement la pression sur le gouvernement iranien, tout en évitant dans toute la mesure du possible les effets négatifs sur la population iranienne.

L'UE n'est pas seule à fournir ces efforts. Les sanctions des Nations unies restent en vigueur.

Le 31 décembre de l'année dernière, les États-Unis ont décidé renforcer encore leurs sanctions contre l'Iran, s'en prenant en particulier au système financier iranien et aux recettes qu'il tire de différentes sources, y compris les exportations de pétrole.

Nous devons à présent convaincre les pays animés par des préoccupations semblables, notamment ceux qui importent du pétrole iranien, de prendre des mesures similaires et d'envisager une réduction de leurs importations de pétrole iranien. L'effet des sanctions sur l'Iran s'en trouvera porté à son maximum.

L'embargo sur les importations de pétrole iranien est mis en oeuvre d'une manière progressive, ce qui nous permet de nous adapter à la situation. Un réexamen est prévu pour permettre à l'UE de faire le point sur l'effet de la mesure au cours des prochains mois et de régler tout problème qui pourrait se poser. De cette manière, l'UE et tous ses États membres pourront avoir le temps et les moyens de
s'adapter et d'assurer la continuité de leurs approvisionnements en énergie.

Nous restons également vivement préoccupés par la situation des droits de l'homme en Iran, en particulier par la répression exercée actuellement à l'encontre des opposants politiques, mais aussi par l'application croissante et excessive de la peine de mort.

En réaction à la répression et à l'augmentation considérable du nombre d'exécutions, il existe également, depuis avril 2011, un régime de sanctions mis en place à l'encontre de l'Iran en raison de la situation des droits de l'homme. Les sanctions visent les personnes qui sont complices ou auteurs de ces graves violations des droits de l'homme. Les mesures ayant été renforcées en octobre de l'année passée, 61 personnes sont aujourd'hui inscrites sur la liste des personnes visées. La fourniture d'équipements susceptibles d'être utilisés à des fins de répression est également interdite dans le cadre de nos sanctions contre l'Iran.
(source : News Press (Communiqué de presse))


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
IRAN-ISRAËL Des frappes pour le printemps ?

Un édito du Washington Post et les déclarations des dirigeants israéliens relancent les spéculations sur une prochaine intervention israélienne en Iran. Les Américains semblent déjà résignés.

Hamdam Mostafavi

'La plus grande inquiétude du secrétaire d'Etat américain à la Défense, Leon Panetta, réside dans la possibilité croissante d'une attaque israélienne contre l'Iran ces prochains mois', affirme l'éditorialiste David Ignatius dans le Washington Post, dans un article paru le 2 février. 'Panetta pense qu'il est hautement probable qu'Israël attaque l'Iran en avril, mai ou juin, avant que les Iraniens entrent dans ce que les Israéliens décrivent comme une 'zone d'immunité' où ils auront déjà commencé à construire une bombe nucléaire. Très bientôt, les Iraniens auront enfoui assez d'uranium enrichi dans des installations souterraines pour pouvoir réaliser une arme et alors, seuls les Etats-Unis, seront capables de les arrêter militairement. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou ne veut pas laisser le sort d'Israël dépendre d'une action américaine', continue le journaliste.

'Le président Obama et Leon Panetta ont prévenu les Israéliens que les Etats-Unis s'opposaient à une attaque, pensant que cela va à l'encontre des sanctions internationales de plus en plus efficaces et des autres efforts non-militaires pour arrêter l'Iran. Mais la Maison Blanche n'a pas encore décidé comment les Etats-Unis répondraient si les Israéliens attaquent. Le gouvernement américain semble vouloir rester en dehors du conflit, sauf si l'Iran s'attaque directement à des intérêts américains.'

Côté israélien, les dirigeants font à nouveau monter la pression. Le ministre de la Défense Ehoud Barak a déclaré jeudi 2 février que 'tout ceux qui pensent 'plus tard' vont sans doute se rendre compte que 'plus tard', ce sera 'trop tard''. Dans le Yediot Arahonot, l'éditorialiste Alex Fishman considère que l'année 2012 sera 'l'année de la décision', reprenant les propos de Benny Gantz, chef d'Etat-major de l'armée israélienne. Fishman rappelle que selon Barak, 'la fenêtre pour attaquer l'Iran se referme peu à peu'. Selon le journaliste, 'certains affirment que cette fenêtre n'est que de quelques mois, alors que des observateurs plus prudents parlent de 18 mois. Quoi qu'il en soit, le compte à rebours a déjà commencé. Nous sommes en plein milieu d'une rhétorique guerrière, qui ne fait que monter. Pourtant, arrêter le programme nucléaire iranien ne passe pas nécessairement par le bombardement de dizaines de sites iraniens. Face à la pression économique efficace, il faudra ouvrir la possibilité d'une sorte de dialogue secret avec l'Iran. Il est très probable que l'invitation des Iraniens envers les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique [qui ont visité les installations nucléaires iraniennes du 29 au 31 janvier, et reviendront du 20 au 21 février] soit le premier signe de l'existence d'un dialogue secret.'

Le blog iranien Mikhak, animé par un collectif de journalistes anonymes, ne favorise ni la guerre ni les sanctions. Il souligne que les sanctions pèsent en premier lieu sur la population. Celles qui avaient été appliquées contre l'Irak pendant des années n'ont pas affecté le dictateur Saddam Hussein, mais les Irakiens, rappelle-t-il.
(source : Courrier international)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Camp d'Achraf : le HCR insiste sur le droit à la liberté de circulation des habitants

Par afchine alavi

Le haut commissariat pour les réfugiés (HCR) vient de prendre une position humanitaire à propos du destin de 3400 réfugiés iraniens opposants du régime des mollahs dans le camp d'Achraf en Irak.

Dans ce communiqué, le HCR insiste sur le principe d'un déménagement volontaire des habitants d'Achraf vers le camp Liberty situé près de Bagdad.Or c'est sous la pression du gouvernement irakien, allié de Téhéran, que ces opposants sont contraints de se déplacer sous peine d'un nouveau massacre. Lors des attaques des forces irakiennes contre les habitants désarmés du camp en juillet 2009 et en avril 2011, 47 personnes ont été tuées et des centaines blessées. Le régime des mollahs à Téhéran, souhaite absolument détruire le camp d'Achraf qui est devenu un symbole de résistance pour les Iraniens.

Le camp Liberty est une ancienne base américaine aujourd'hui privée d'eau potable et de moyens élémentaires, mais surtout enfermée par un mur de près de quatre mètre de haut, sans l'autorisation pour les habitants de sortir du camp. En bref, il s'agit d'une véritbale prison.

Le HCR insiste pourtant sur la nécessité de respecter « la liberté de circulation le plus souhaitable sur le site de relocalisation» à savoir le camp Liberty.

Ce communiqué dont je vous conseille la lecture (une traduction en français est également produite à la fin de ce texte) est d'une extrême importance puisque la mission de l'ONU en Irak (MANUI), prenant en considération seulement quelques donnés techniques vient de confirmer précipitamment la préparation du camp Liberty pour accueillir les 3400 habitants d'Achraf!

Malheureusement le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU, oublie dans son évaluation, les critères essentiels de droits de l’homme et se limite à calculer le nombre de robinets et de toilettes et de douches par nombre d’habitants dans ce nouveau camp. La MANUI omet de signaler notamment que les habitants ne seront pas libres de circuler dans ce nouveau camp.

Les habitants d'Achraf et le Conseil national de la Résistance iranienne, dont font parties les Moudjahidine du peuple, ont pris position énergiquement contre ce comportement dangereux qui expose la vie des Achrafiens à de graves difficultés. Le CNRI a exprimé 'la vive protestation, la Résistance iranienne' et attiré 'l'attention du Secrétaire général de l’ONU, le Haut Commissaire pour les réfugiés, la Haute Commissaire pour les droits de l'homme, la Secrétaire d'Etat américaine et la Haute Représentante de l'UE sur le scénario dangereux qui se joue avec l’annonce faite sur la conformité du camp Liberty pour accueillir les personnes.' Alors que les conditions de vie n'ont rien à envier d'une prison.

Voici le texte du communiqué du HCR :

Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés

Les résidents du Camp nouvel Irak (anciennement Camp d'Achraf)
et la determination de leur statut de demandes d'asile

• Le HCR demeure depuis un certain temps et reste prêt à entreprendre la vérification et l’arbitrage du statut de réfugié pour les résidents du camp nouvel Irak (anciennement Camp d’ Achraf) qui sont des personnes de préoccupation. Il a mobilisé des équipes sur le terrain, et a mis en place les mesures nécessaires et des capacités de soutien logicielles et matérielles. Les entretiens individuels auront besoin de se réaliser dans un endroit sûr, neutre et confidentiel.
• La stipulation du gouvernement de l'Irak reste que ces processus se déroulent en dehors du camp Nouvelle Irak, dans le nouvel emplacement prévu pour permettre aux résidents de se déplacer volontairement là et de rester sur une base temporaire dans des conditions sûres et décentes. Le HCR a conseillé sur les aspects techniques de l'amélioration de l'infrastructure du camp.
• Le HCR attache une importance capitale à l’obtention des solutions pacifiques, y compris que tout déménagement en dehors du camp nouvel Irak soit sur une base volontaire, en tenant compte de la liberté de circulation le plus souhaitable sur le site de relocalisation.
• Le HCR se penche actuellement sur la façon d'accélérer le traitement de vérification et de confirmation du statut de réfugié, afin de permettre de se procéder de façon équitable sur une base individuelle, mais aussi de manière totalement accéléré, dans l'intérêt de gagner du temps dans des délais serrés.

Contexte

• Les habitants du camp qui ont soumis des demandes de statut de réfugié sont officiellement demandeurs d'asile en vertu du droit international dont les demandes nécessitent arbitrage. En l'absence d'un système national d'arbitrage en Irak, le HCR examine ces demandes sur une base individuelle dans une procédure équitable et efficace. Chaque cas individuel sera évalué sur ses mérites et en conformité avec le droit international.

• Le droit international exige que les demandeurs d'asile doivent pouvoir bénéficier d'une protection de base de leur sécurité et de leur bien-être. Ceci inclut la protection contre toute expulsion ou le retour aux frontières des territoires où leur vie ou leur liberté serait menacée (le principe de non-refoulement).


• Le HCR, en collaboration avec le Gouvernement iraquien, la MANUI et les autres acteurs concernés, reste engagée à trouver des solutions à ce problème de longue date, y compris la réinstallation et / ou la délocalisation vers des pays tiers.

UNHCR
Le 1 février 2012

Lien de l'original en anglais

http://www.unhcr.org/4f2a54a16.html
(source : Iran Manifestation)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Intimidations contre des proches en Iran de journalistes de la BBC

LONDRES - Les autorités iraniennes ont à plusieurs reprises arrêté et détenu des proches et parents de journalistes travaillant pour la BBC à l'extérieur du pays pour faire pression sur ces derniers, ont dénoncé ce vendredi la BBC et l'association Human Rights Watch (HRW).

HRW cite le cas d'un proche d'un journaliste de la BBC arrêté et détenu à la prison de Téhéran pendant deux semaines en janvier, dans le cadre d'une campagne d'intimidation contre les journalistes avant les élections législatives de mars.

Selon le blog du directeur de la BBC Mark Thomson, ces derniers mois, plusieurs proches de journalistes de la télévision BBC Persian (basée à Londres) ont été détenus pendant de courtes périodes par les autorités iraniennes et incités à appeler leur parent à Londres pour lui demander soit d'arrêter de travailler pour la BBC soit de coopérer avec les services secrets iraniens.

Dans d'autres cas, les passeports ont été retirés aux proches restés en Iran de journalistes travaillant pour la BBC à Londres.

La détention d'un membre de la famille d'un reporter de la BBC semble faire partie d'une campagne plus large de harcèlement des journalistes iraniens, par le biais de pressions sur eux et leurs familles, a souligné Sarah Leah Whitson de HRW, dans un communiqué.

Mark Thompson a confirmé ce phénomène, dénonçant les niveaux d'intimidation croissants observés ces derniers mois. La BBC avait déjà protesté en octobre dernier contre la campagne d'intimidation frappant ses journalistes en Iran et leurs proches.

La télévision BBC Persian est particulièrement dans la ligne de mire des autorités iraniennes depuis sa création en janvier 2009 et sa couverture de l'élection présidentielle la même année.

Les intimidations contre les familles de journalistes de la BBC restées en Iran interviennent dans un climat tendu entre Londres et Téhéran.

Des manifestants ont saccagé en novembre l'ambassade du Royaume-Uni à Téhéran ainsi que la résidence de diplomates britanniques, après l'annonce par Londres d'un renforcement de son embargo financier contre l'Iran.

Selon un décompte de HRW en décembre, 42 journalistes et bloggers sont emprisonnés en Iran. Plus de 60 journalistes ont été contraints à l'exil en 2011 et au moins 40 publications ont été fermées par les autorités depuis 2009.
(source : AFP)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Syrie contre Iran: Moscou exclut tout marché avec les USA

MOSCOU -

Les allégations selon lesquelles Moscou pourrait autoriser une attaque américaine contre l'Iran en échange de la non-ingérence de l'Occident dans les affaires de la Syrie sont mensongères, a déclaré ce vendredi, dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères.

'Rien n'est plus éloigné de la vérité que l'affirmation selon laquelle notre pays pourrait conclure un marché en coulisse et donner son feu vert à une opération militaire américaine contre l'Iran en échange de la non-ingérence de l'Occident dans les affaires intérieures de la Syrie. Nous laissons ces inventions à la conscience de leurs auteurs', lit-on dans le communiqué, qui ne précise pas la source de telles rumeurs.
(source : RIA Novosti)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Un parti de guerre se forme autour de l'Iran

L’Israël est maintenant prêt à attaquer l'Iran, s'il s’avère que les sanctions adoptées contre ce pays ne fonctionneront pas, a déclaré le ministre israélien de la Défense Ehud Barak. Le ministre a noté qu'à l'heure actuelle, il existe un consensus entre de nombreux pays, selon lequel, une attaque sera portée sur l’Iran si les sanctions ne vont pas arrêter l’Iran.

Le chef du service de renseignement militaire israélien Aviv Kohavi a déclaré que l'Iran possède à l’heure actuelle suffisamment d'uranium hautement enrichi pour produire quatre bombes nucléaires.
(source : Voix de la Russie)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
AZERBAÏDJAN Revendications territoriales envers l'Iran

Le 1er février, un groupe de députés du Parlement azerbaïdjanais (Melli Majlis) a proposé de changer le nom du pays, formulant pour la première fois des prétentions territoriales envers l'Iran voisin, où vit une grande diaspora d'Azéris (estimée à 25 millions). Goudrat Gassangouliev, député du Parti uni du front populaire de l'Azerbaïdjan (opposition) a déclaré qu'il était temps de rebaptiser le pays Azerbaïdjan du Nord, et dénoncé ainsi deux traités – Golestan (en 1813) et Turkmentchaï (en 1828) – qui à l'issue de deux guerres russo-perses 'ont scindé l'Azerbaïdjan en deux', explique le site russe consacré au Caucase Kavkazski Ouzel.

Les deux tiers du territoire [historique] de l'Azerbaïdjan sont aujourd'hui situés en 'Azerbaïdjan du Sud', à savoir l'Iran. Depuis 2008, au moins quatre rassemblements de militants politiques et de la société civile azérie ont eu lieu à Bakou devant l'ambassade iranienne, pour exiger le respect des droits des Azéris d'Iran et bâtir 'un Azerbaïdjan uni avec Tabriz pour capitale'.

Pour l'historien azéri Eldar Ismaïlov, 'les deux traités ont été signés entre l'Iran et la Russie, et par conséquent l'Azerbaïdjan ne peut pas s'y
immiscer', cite le site d'information en ligne russe Vzgliad. Dans le cas contraire, 'la réaction de l'Iran sera vigoureuse'.'Les autorités azéries comprennent très bien le danger de formuler [officiellement] des prétentions territoriales, car, même sous la pression internationale, l'Iran n'est pas un pays avec lequel on peut plaisanter', observe le géopolitologue russe en Fiodor Loukianov. Pour Vzgliad, Bakou 'a lancé un ballon d'essai pour tester la réaction de l'Iran, dans un contexte de préguerre dans la région'.
(source : Courrier International)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Téhéran harcèle des journalistes de la BBC

L'ONG Human Rights Watch dénonce des tentatives répétées d'intimidation des journalistes britanniques par les autorités iraniennes.

En Iran sévit une campagne d'intimidation contre les journalistes avant les élections législatives de mars. C'est ce qu'affirme, ce vendredi, l'ONG Human Rights Watch (HRW). Elle rapporte qu'un proche d'un journaliste de la BBC a été arrêté et détenu par les autorités iraniennes pendant deux semaines en janvier.
Les forces de sécurité iraniennes ont investi à la mi-janvier le domicile d'un employé iranien de la BBC à Téhéran et arrêté un membre de sa famille après avoir fouillé les lieux et confisqué des biens. Un homme des forces de sécurité a ensuite contacté le journaliste en exigeant des informations sur la BBC en échange de la libération du proche. Ce dernier a finalement été libéré il y a quelques jours sous caution.

Insultes, attaques personnelles

'La détention d'un membre de la famille d'un reporter de la BBC semble faire partie d'une campagne plus large de harcèlement des journalistes iraniens, par le biais de pressions sur eux et leurs familles', a souligné Sarah Leah Whitson de HRW, dans un communiqué. 'Mes collègues et moi-même sommes victimes d'insultes quasi-quotidiennes et d'attaques personnelles sur plusieurs sites et blogs pro-gouvernementaux, mais cette fois la ligne rouge est franchie et nous ne pouvons garder le silence', a indiqué un employé de la BBC en Iran à l'association de défense des droits de l'homme.
La BBC a protesté en octobre dernier contre la campagne d'intimidation frappant ses journalistes en Iran et leurs proches. La télévision BBC Persian est particulièrement dans la ligne de mire des autorités iraniennes depuis sa création en janvier 2009 et sa couverture de l'élection présidentielle la même année.
Ces intimidations contre les employés de la BBC en Iran interviennent dans un climat tendu entre Londres et Téhéran. Des manifestants ont saccagé en novembre dernier l'ambassade du Royaume-Uni à Téhéran ainsi que la résidence des diplomates britanniques, après l'annonce par Londres d'un renforcement de son embargo financier contre l'Iran.
Selon un décompte de HRW en décembre, 42 journalistes et bloggueurs sont emprisonnés en Iran. Plus de 60 journalistes ont été contraints à l'exil en 2011 et au moins 40 publications ont été fermées par les autorités depuis 2009.
Avec AFP
(source : L'Express)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Visite de l'AIEA peu fructueuse en Iran, la prochaine sous haute surveillance

VIENNE - La visite de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) en Iran a été peu fructueuse, jugent des diplomates, pour qui Téhéran est plus que jamais sous pression pour s'engager dans une réelle coopération avec l'agence sur son programme nucléaire controversé.

Certes le chef des inspecteurs de l'AIEA, Herman Nackaerts, a qualifié sa récente visite de trois jours en Iran de bonne, mais diplomates et experts interrogés par l'AFP à Vienne, siège de l'agence, mettent en garde contre une interprétation excessive de ses propos.

Cela n'était pas un commentaire substantiel, mais plutôt une remarque impromptue faite à l'aéroport au retour de la mission, estime un diplomate occidental sous couvert d'anonymat.

Rien n'indique que l'Iran ait proposé de coopérer de façon substantielle afin de répondre aux questions de l'AIEA, abonde un autre diplomate. Le pays a semblé se focaliser davantage sur les modalités que sur le fonds.

Les membres de l'équipe de l'AIEA n'ont pu rencontrer l'ensemble des responsables iraniens qu'ils souhaitaient voir, affirme le premier diplomate. Ils n'auraient par ailleurs pas été autorisés à se rendre sur des sites où l'Iran aurait mené des activités pouvant servir au développement de l'arme nucléaire.

Dans l'annexe de son rapport très critique paru en novembre, l'AIEA avait évoqué, sur la foi de documents fournis par des Etats membres de l'agence, la présence d'un conteneur pouvant servir à tester des explosions sur le site militaire de Parchin, situé à une trentaine de kilomètre de Téhéran.

L'équipe de l'AIEA n'a visité aucun site nucléaire, mais l'Iran était prêt à leur faciliter de telles visites, avait déclaré le chef de la diplomatie iranienne, Ali Akbar Salehi. Parchin n'est toutefois pas répertorié comme un site nucléaire.

La visite de Herman Nackaerts était un premier pas dans la bonne direction à la lumière des tensions ayant suivi la publication du rapport de l'AIEA en novembre, reconnaissent experts et diplomates.

Mais les attentes concernant la nouvelle mission prévue les 21 et 22 février seront nettement plus élevées. Elle servira de test pour mesurer la volonté de l'Iran de dialoguer avec la communauté internationale, à un moment où les puissances occidentales renforcent leurs sanctions contre le pays.

Il est possible que l'Iran fournisse des informations supplémentaires à l'AIEA lors de la prochaine rencontre, espère Peter Crail, expert de la non-prolifération à l'Association du contrôle des armements à Washington.

Mais il est improbable que des progrès significatifs aient lieu jusqu'à ce que l'Iran passe aux aveux concernant ses travaux sur une ogive nucléaire, dont il est fait référence dans le rapport, ajoute-t-il.

Au cas où aucun progrès n'est fait, ce ne sera pas bon pour l'Iran, estime le premier diplomate, alors que l'AIEA devra rédiger son nouveau rapport sur la République islamique en vue de la réunion du conseil des gouverneurs le 5 mars à Vienne.

L'agence ne se fait pas d'illusion et sait très bien que les Etats membres et la communauté internationale vont donner une grande importance à cette visite, dans le contexte actuel de vives tensions entre Téhéran et l'Occident, ajoute-t-il.

Pour Mark Hibbs, analyste au Carnegie Endowment for International Peace à Londres, l'AIEA a besoin d'une percée majeure avec l'Iran afin d'empêcher une escalade du conflit au conseil des gouverneurs de mars.

L'agence enquête depuis huit ans, sans être en mesure de déterminer avec certitude si le programme nucléaire iranien est de nature purement pacifique, comme l'affirme la République islamique, ou bien également militaire.

Selon Marc Hibbs, elle aura besoin d'obtenir un engagement ferme de l'Iran a coopérer. (...) Un peut-être ne sera plus suffisant.
(source : AFP)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Iran : Ahmad Yahyazadeh, adoucir les moeurs

Installé à Paris depuis 2004, Ahmad Yahyazadeh se pose en opposant au régime iranien. Portrait d'un jeune musicien, ambassadeur de la culture perse.

Le salon d'Ahmad Yahyazadeh est à l'image de son propriétaire : éclectique. Les murs sont couverts par les tableaux colorés d'un ami, à qui il a promis de les vendre. Des tambours indiens, africains, australiens sont disposés un peu partout. Il y a aussi un porte-vêtement où il accroche ses costumes de scène et une bibliothèque remplie de livres et de souvenirs de voyages.

C'est en 2004 que ce musicien de 32 ans s'installe en France pour mettre un terme à sa relation conflictuelle avec la République islamique d'Iran. Il avait été arrêté, en 2003, pour avoir refusé de jouer à la télévision à l'occasion des élections municipales... Le jeune artiste dit se nourrir de l'énergie positive des auditoires qui l'accueillent. En Iran, explique-t-il avec tristesse, ce n'était pas le cas. Selon lui, le pays n'est plus un terreau fertile pour les créateurs.

'J'existe pour mon peuple avant tout, pour dire la vérité et parler de ses problèmes'

À Paris, Ahmad Yahyazadeh a vécu pendant plusieurs mois dans le quartier populaire de la porte de la Chapelle. Avec deux collègues indiens, il était hébergé par un ami français. « Je viens du nord de l'Iran, une région surnommée 'le caviar iranien'. Là-bas, on a tous des grandes maisons et des jardins. Et je débarque à la Chapelle, dans ce petit appartement. C'était une expérience unique. On jouait de la musique toute la nuit », se souvient-il avec enthousiasme. Il parle avec les mains, dans un français aux accents chantants et aux intonations graves. De temps en temps, un mot en perse se glisse dans la conversation. Son visage, encadré par ses cheveux longs, est très expressif.

Formé aux conservatoires de Téhéran et de Sari (nord de l'Iran), Yahyazadeh se passionne pour le daf, un tambour qui sert traditionnellement d'accompagnement musical aux orchestres. Il en a fait l'élément principal de ses spectacles, lui qui refuse de jouer en public d'instruments non iraniens. « Les instruments sont sacrés, ils racontent l'histoire d'un peuple. Comment pourrais-je jouer d'un instrument indien sans être indien ? Nous, artistes, sommes les ambassadeurs de notre peuple. »
C'est pour cela qu'en 2006 il a fondé la Maison du daf, une association qui a pour but de promouvoir la culture perse. Il donne des cours de musique, mais se dit très mauvais professeur, préférant se produire avec ses trente musiciens un peu partout en Europe. Le groupe, qui s'était séparé en 2009, s'est retrouvé en décembre 2011. « On va monter un projet en rapport avec le Printemps arabe », explique-t-il avec joie.

Son premier concert en France, il s'en souvient encore, c'était à Chamonix. Aveuglé par la lumière, Yahyazadeh ne voyait pas son public. Durant sa performance, il s'est rendu compte que son auditoire ne réagissait pas comme d'habitude. Ce n'est qu'à la fin de la représentation qu'il comprendra : il n'y avait que des sourds-muets dans la salle. « J'ai demandé au responsable pourquoi il m'avait invité. Il m'a dit : « Ils ne vous entendent pas, mais ils essaient de vous comprendre, il y a une proximité entre vous.» »
Attaché aux traditions et aux instruments iraniens, Yahyazadeh cherche paradoxalement à renouveler son art. Avec deux amis musiciens, il tente d'unir musique perse et musique classique en alliant violon et violoncelle avec daf et santour. « On a composé et arrangé nos musiques ensemble », indique-t-il. Mais l'artiste innove surtout dans l'utilisation du daf, en explorant les variétés rythmi­ques qu'il peut tirer de l'instrument. Sa démarche, il la décortique dans un livre paru en septembre 2011 sous le titre de Nouvelle Méthode d'apprentissage du Daf : rythmes et pulsations. « Les grands maîtres iraniens ne sont pas toujours d'accord avec moi », dit-il en riant.

Exilé politique, Yahyazadeh a aussi une vision résolument engagée de son art. « J'existe pour mon peuple avant tout, pour dire la vérité et parler de ses problèmes », soutient-il. Une conception héritée de sa famille : son oncle, Abolhasan Khoshro, est un célèbre compositeur de musique traditionnelle du Mazandéran et une figure de la gauche iranienne. Sa mère, Tahrerh Khoshro, est l'auteure de deux recueils de poésie critique à l'égard du régime islamique. Tous deux ont perdu leur poste de professeur à l'université quelques mois après l'arrivée des mollahs au pouvoir. « Le régime iranien a fait beaucoup de mal aux artistes. Les grands cinéastes, les grands musiciens ont été mis en prison », confie Yahyazadeh d'un air attristé, avant d'ajouter, catégorique : « Mais il va payer pour tout. »

Aujourd'hui, c'est avec beaucoup d'inquiétude qu'il suit ce qui se passe dans les pays arabes, un mouvement qui, selon lui, doit beaucoup à la révolte des Iraniens en 2009. « Aux Tunisiens et aux Égyptiens, je dis faites attention, vous êtes sur le point de rejouer le scénario de 1979. Le peuple iranien a compris que le mélange entre le religieux et le politique ne marchait pas. Une religion, c'est sacré. La politique, c'est nul. »
(source : Jeune Afrique)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
L'Iran réaffirme sa résistance aux sanctions et lance son 3e satellite

TEHERAN - L'Iran a réaffirmé ce vendredi qu'il ne céderait pas aux sanctions et menaces occidentales contre son programme nucléaire controversé, annonçant à l'appui de sa détermination un nouveau lancement de satellite propre à inquiéter les Occidentaux.

'Que les Américains et les autres sachent (...) que face aux menaces de guerre et aux menaces pétrolières, nous avons aussi nos propres menaces qui seront mises en oeuvre le jour venu si cela est nécessaire', a déclaré le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, à l'occasion du 33eme anniversaire de la révolution islamique de 1979.
'Toute guerre sera dix fois plus préjudiciable aux Etats-Unis que leurs menaces', qui ne font que 'montrer leur impuissance' en menaçant l'Iran, a ajouté le numéro un iranien lors de la prière du vendredi à l'Université de Téhéran.
Les Etats-Unis et Israël ont laissé planer à plusieurs reprises, ces dernières années, l'éventualité d'une action militaire pour empêcher l'Iran d'acquérir l'arme atomique si les sanctions internationales prises contre Téhéran depuis 2007 ne suffisent pas à le faire.
Malgré ses dénégations, Téhéran est soupçonné par la communauté internationale de cacher un programme militaire derrière son programme nucléaire civil, qui a été condamné par six résolutions du conseil de sécurité de l'ONU dont quatre assorties de sanctions.
Ces sanctions ont été renforcées depuis 2010 par plusieurs mesures unilatérales des Occidentaux, qui ont notamment annoncé en janvier un embargo contre l'achat de pétrole iranien.
Téhéran a toujours affirmé qu'il répondrait à toute agression militaire en frappant Israël et les bases américaines au Moyen-Orient.
Des responsables militaires iraniens ont également évoqué la possibilité de fermer le détroit d'Ormuz, par où transite le tiers du trafic maritime pétrolier mondial, en cas de blocus empêchant l'Iran d'exporter son pétrole.
L'ayatollah Khamenei a toutefois estimé que les sanctions ne faisaient que renforcer l'Iran, qui a annoncé vendredi, à l'appui de sa détermination à braver les Occidentaux, un nouveau lancement de satellite.
Ce satellite d'observation de 50 kilos, baptisé Navid, est le troisième et le plus gros mis en orbite par l'Iran depuis en 2009.
Lancé en orbite basse (250 à 370 km) par une fusée Safir en présence du président Mahmoud Ahmadinejad, il devrait prendre des photos de la terre pendant les deux mois de sa durée de vie prévue par l'Organisation spatiale iranienne.
Tout comme son programme nucléaire, le programme spatial iranien, qualifié de 'priorité stratégique' par Téhéran, inquiète la communauté internationale qui redoute qu'il n'aide l'Iran à développer des missiles capables d'emporter des charges nucléaires à moyenne ou longue distance.
Téhéran récuse ces soupçons, alimentés par le fait que les lanceurs développés par l'Iran sont, selon les experts occidentaux, dérivés de ses missiles balistiques.
Les précédents lancements iraniens ont été qualifiés de 'provocations' par les Occidentaux, qui ont souligné que le programme balistique iranien avait été lui aussi condamné par l'ONU.
L'ambitieux programme spatial iranien prévoit néanmoins le lancement d'au moins sept autres satellites dans les prochaines années.
M. Ahmadinejad a affirmé à plusieurs reprises que Téhéran avait également l'objectif d'envoyer un homme dans l'espace d'ici 2020, et l'Iran développe une capsule spatiale capable d'emporter un être vivant lors d'un vol suborbital.
Outre ses lanceurs orbitaux Safir --dérivés du missile balistique iranien Shahab-3, lui-même dérivé du missile nord-coréen No-Dong, selon les experts occidentaux-- l'Iran a développé une famille de lanceurs suborbitaux baptisés Kavoshgar et travaille à la mise au point d'une fusée beaucoup plus grosse baptisée Simorgh.
Ce futur lanceur, dont le projet a été dévoilé en 2010, pèse 85 tonnes --contre 26 pour le Safir-- et devrait être capable de placer en orbite un satellite de 100 kilos à 500 km d'altitude, selon les responsables iraniens.
(source : AFP)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Darius, le roi des Perses en docu-fiction

'Au nom d'Athènes', le film que prépare le réalisateur Fabrice Hourlier, sera diffusé en décembre sur Arte.

Grâce aux nouvelles technologies et aux effets spéciaux qui permettent de fidèles reconstitutions , les docu-fictions historiques ont le vent en poupe. Après 'Trafalgar' et 'Le Destin de Rome', tous les deux diffusés sur Arte, le réalisateur Fabrice Hourlier s'attaque à un nouvel épisode de l'histoire du monde. Son nouveau projet qui a pour titre 'Au nom d'Athènes' nous entraîne en Perse en 500 avant Jésus-Christ. Les perses du roi Darius sont battus par les Grecs à Marathon pendant la première guerre médique.

Avant même sa réalisation, le docu-fiction, qui mêlera des séquences interprétées par des acteurs et des images de synthèse est pré-vendu dans plusieurs pays. Il devrait être diffusé en décembre 2012 sur Arte.

Fabrice Hourlier est un habitué de la télévision. Il a travaillé pour 'E=M6' sur M6, 'D'art d'art' sur France 2 et vient d'achever 'Métronome', l'adaptation du livre de Lorànt Deutsch, pour France 5.
(source : Le Figaro)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
L'Iran bénéficie en réalité des sanctions occidentales (guide suprême iranien)

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a déclaré ce vendredi que l'Iran tirait en réalité bénéfice des sanctions imposées par les pays occidentaux.

Ali Khamenei a tenu ces propos à Téhéran alors qu'il dirigeait les prières du vendredi, retransmises en direct par la télévision d'Etat.

En réponse aux récentes sanctions décrétées par les pays occidentaux contre l'Iran, dont l'embargo des Etats-Unis et de l'UE sur les exportations de pétrole iranien, M. Khamenei a affirmé que ces sanctions avaient en réalité aidé l'Iran à développer son potentiel économique domestique, en obligeant le pays à opter pour une croissance intérieure forte. 

Il a donné pour exemple les accomplissements réalisés dans le domaine militaire, ainsi que les progrès qui ont été faits dans les activités d'enrichissement de l'uranium en Iran, soulignant que ces accomplissements avaient vu le jour alors même que la République islamique était soumise à diverses sanctions de la part des pays occidentaux.
(source : XINHUA)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Bakou revendique des territoires iraniens

Nezavissimaïa gazeta

Téhéran est préoccupé par la proposition faite au parlement azerbaïdjanais d'ajouter au nom du pays la spécification 'du Nord' et la mention dans ce contexte d’une province iranienne homonyme. L’Iran n’a pas encore officiellement réagi – la diplomatie de ce pays est connue pour sa réaction très lente. La proposition de renommer l’Azerbaïdjan en Azerbaïdjan du Nord a été avancée par un groupe de députés pendant la session plénière du parlement, écrit vendredi le quotidien Nezavissimaïa gazeta.
Cette proposition a été soutenue par le Front populaire d’Azerbaïdjan (opposition).
Son chef Goudrat Gassangouliev a également ajouté que les deux tiers de l’Azerbaïdjan historique appartenaient à l’Azerbaïdjan du Sud (l’Iran), et un tiers – à la République d’Azerbaïdjan. 'Toutes les raisons sont réunies pour renommer la république en Azerbaïdjan du Nord', a-t-il souligné.
Les déclarations similaires des députés de diverses fractions du parlement, qui parfois ne trouvent pas de terrain d’entente sur des questions plus simples, laissent penser que Bakou prépare des revendications territoriales camouflées contre l’Iran. Ou alors des prétentions sur des territoires iraniens en cas de guerre menée par les Etats-Unis et les forces occidentales contre Téhéran avec une possible redistribution territoriale.
Un politologue anonyme de Bakou a déclaré que si le gouvernement azerbaïdjanais se préparait effectivement à revendiquer certains territoires, il devrait apporter un soutien considérable à l’Occident en cas de guerre contre l’Iran, et la mise en échec d’un attentat étrange qui aurait été préparé à Bakou contre l’ambassade d’Israël ne suffira pas.
Vladimir Jarikhine, directeur adjoint de l’Institut des pays de la CEI, a appelé à ne pas dramatiser la situation. 'Aussi bien dans le parlement russe qu’au sein du parlement azerbaïdjanais, et partout ailleurs, il y a des députés qui avancent des propositions scandaleuses. Mais ce n’est pas une raison pour tout prendre pour argent comptant. Je pense qu’il faut attendre et ne pas tirer de conclusions hâtives sur les prétentions territoriales de l’Azerbaïdjan en Iran. Il faudra se poser des questions lorsque le parlement prendra la décision, s'il le fait, de renommer le pays', a déclaré Vladimir Jarikhine.
L’appréciation de la situation du politologue azerbaïdjanais Rassim Moussabekov est similaire. 'Il ne faut pas aller trop loin en disant que le changement de nom du pays témoigne d’une revendication territoriale. Certes, une proposition sur ce changement a été faite au parlement. Mais ce n’est pas un projet de loi, et on ignore si cette question sera étudiée. Les déclarations des députés sont plutôt un élément de la pression propagandiste à laquelle l’Azerbaïdjan est soumis par l’Iran. C’était une sorte de réponse aux menaces de Téhéran de réexaminer ou de quitter le traité de Gulistan si Bakou ne changeait pas sa politique', a déclaré Rassim Moussabekov.
(source : RIA Novosti)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
VIENNE - La visite de l'Agence internationale

VIENNE - La visite de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) en Iran a été peu fructueuse, jugent des diplomates, pour qui Téhéran est plus que jamais sous pression de s'engager dans une réelle coopération avec l'agence sur son programme nucléaire controversé.

Certes le chef des inspecteurs de l'AIEA Herman Nackaerts a qualifié sa récente visite de trois jours en Iran de bonne, mais diplomates et experts interrogés par l'AFP à Vienne, siège de l'agence onusienne, mettent en garde contre une sur-interprétation de ses propos.

Cela n'était pas un commentaire substantiel, mais plutôt une remarque impromptue faite à l'aéroport au retour de la mission, estime un diplomate occidental sous couvert d'anonymat.

Rien n'indique que l'Iran ait proposé de coopérer de façon substantielle afin de répondre aux questions de l'AIEA, abonde un autre diplomate. Le pays a semblé se focaliser davantage sur les modalités que sur le fonds, a-t-il ajouté.

Les membres de l'équipe de l'AIEA n'ont pas pu rencontrer l'ensemble des responsables iraniens qu'ils souhaitaient voir, affirme le premier diplomate. Ils n'auraient par ailleurs pas été autorisés à se rendre sur des sites où l'Iran aurait mené des activités pouvant servir au développement de l'arme nucléaire.

Dans l'annexe de son rapport très critique paru en novembre, l'AIEA avait évoqué, sur la foi de documents fournis par des Etats membres de l'agence, la présence d'un container pouvant servir à tester des explosions sur le site militaire de Parchin, situé à une trentaine de kilomètre de Téhéran.

L'équipe de l'AIEA n'a visité aucun site nucléaire, mais l'Iran était prêt à leur faciliter de telles visites, avait déclaré le chef de la diplomatie iranienne Ali Akbar Salehi. Parchin n'est toutefois pas répertorié comme un site nucléaire.

La visite d'Herman Nackaerts était un premier pas dans la bonne direction à la lumière des tensions ayant suivi la publication du rapport de l'AIEA en novembre, reconnaissent experts et diplomates.

Mais les attentes concernant la nouvelle mission prévue les 21 et 22 février seront nettement plus élevées. Elle servira de test pour mesurer la volonté de l'Iran de dialoguer avec la communauté internationale, à un moment où les puissances occidentales renforcent leurs sanctions contre le pays.

Il est possible que l'Iran fournisse des informations supplémentaires à l'AIEA lors de la prochaine rencontre, espère Peter Crail, expert de la non-prolifération à l'Association du contrôle des armements à Washington.

Mais il est improbable que des progrès significatifs aient lieu jusqu'à ce que l'Iran passe aux aveux concernant ses travaux sur une ovige nucléaire, dont il est fait référence dans le rapport, ajoute-t-il.

Au cas où aucun progrès n'est fait, ce ne sera pas bon pour l'Iran, estime le premier diplomate, alors que l'AIEA devra rédiger son nouveau rapport sur la République islamique en vue de la réunion du conseil des gouverneurs le 5 mars à Vienne.

L'agence ne se fait pas d'illusion et sait très bien que les Etats membres et la communauté internationale vont donner une grande importance à cette visite, dans le contexte actuel de vives tensions entre Téhéran et l'Occident, ajoute-t-il.

Pour Mark Hibbs, analyste au Carnegie Endowment for International Peace à Londres, l'AIEA a besoin d'une percée majeure avec l'Iran afin d'empêcher une escalade du conflit au conseil des gouverneurs de mars.

L'agence enquête depuis huit ans, sans être en mesure de déterminer avec certitude si le programme nucléaire iranien est de nature purement pacifique, comme l'affirme la République islamique, ou bien également militaire.

Selon Marc Hibbs, elle aura besoin d'obtenir un engagement ferme de l'Iran a coopérer. (...) Un peut-être ne sera plus suffisant.
(source : AFP)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Lancement d’un satellite iranien: Ahmadinejad salue le succès

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a hautement apprécié le nouveau succès du pays dans le domaine de recherches spatiales. Le leader a personnellement assisté vendredi au lancement du satellite Navid. «Ce tir fait naître l'espoir en l’avenir et représente un message d’amitié destiné à toute l’humanité», a-t-il indiqué

L'Iran a déjà placé avec succès sur orbite basse deux petits satellites expérimentaux, Omid en 2009 et Rassad en juin 2011, avec sa fusée Safir.
Le lancement actuel coïncide avec l’anniversaire de la révolution islamique de 1979. L’agence spatiale iranienne compte également envoyer un singe dans l’espace.
(source : Voix de la Russie)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Faux départ pour les réfugiés d’Achraf en Irak

Boris Mabillard

Le Temps - 3 février 2012 - Les Moudjahidin du peuple refusent d’être déportés de leur camp d’Achraf vers celui de Liberty, au nord de Bagdad, qui, selon eux, tient plus d’une prison que d’un lieu d’asile

Déception pour les résidents du camp d’Achraf en Irak: l’heureuse solution a fait long feu. Le camp Liberty où 400 des 3400 Moudjahidin du peuple d’Achraf ont accepté d’être relogés au nord de Bagdad ne correspond pas, selon eux, à ce qui leur a été promis en décembre: surface plus petite, un mur d’enceinte de 3,60 mètres de haut, interdiction de sortir, visites restreintes sinon prohibées, conditions précaires. «Les Achrafiens sont des réfugiés qui ont accepté d’être relogés, mais on les traite comme des prisonniers qu’on veut déporter. C’est inacceptable!» explique Behzad Naziri du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI).

Après avoir menacé d’évacuer par la force au 31 janvier le camp d’Achraf, les autorités irakiennes ont accepté fin décembre la proposition de l’ONU. Un soulagement pour les Moudjahidin qui redoutaient que leur expulsion forcée d’Achraf ne soit l’occasion de violences programmées ou, pire, d’un massacre.

Accord non respecté

Selon les termes de l’accord agréé par toutes les parties, un premier contingent de Moudjahidin devait se rendre au camp Liberty, une sorte de test avant que le reste des habitants d’Achraf les rejoignent. Ainsi en janvier, les Irakiens ont été invités à réhabiliter l’ancienne base américaine Liberty pour qu’elle puisse accueillir ses nouveaux occupants dans de bonnes conditions, conformément à ce qui avait été prévu dans l’accord.

Selon une déclaration, mardi, du chef de la Mission d’assistance des Nations unies en Irak, Martin Kobler, Liberty est prêt désormais pour accueillir ses premiers résidents. Ce que contestent les Moudjahidin pour qui l’accord n’a pas été respecté. Selon eux, le camp n’a pas d’eau potable, il est insalubre et des dizaines de fois plus petit que ce qui avait été convenu. De plus, l’accès aux soins médicaux et aux visites ne leur est pas garanti, et ils ne pourraient pas emporter avec eux l’ensemble de leurs biens personnels et mobiliers. Enfin, ils ne pourront pas bénéficier de la permanence onusienne sur le site qu’on leur avait promise afin que leur sécurité soit garantie. Avec son mur d’enceinte infranchissable, Liberty ressemble à une prison.

Le Comité d’Achraf tentera ce vendredi d’interpeller Martin Kobler de passage à Genève pour s’entretenir avec les responsables de plusieurs agences onusiennes. Une manifestation est organisée cet après-midi à 13 heures place des Nations. Pour l’avocat genevois Nils de Dardel, Bagdad influencé par Téhéran veut saboter la recherche d’une solution humanitaire: «[Le premier ministre] Nouri al-Maliki menaçait de mort immédiate les Achrafiens avec Liberty, où les conditions devraient être épouvantables, celles d’un ghetto. On leur propose une mort lente, mais certaine.»
(source : Conseil National de la Résistance Iranienne)


03/02

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L'Iran 'répondra à toutes les menaces'

L'Iran répondra à toutes les menaces militaires ou pétrolières qui le visent en mettant en oeuvre 'ses propres menaces', a déclaré le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, dans un discours aujourd'hui lors de la prière à l'université de Téhéran.

'Les menaces tourneront au désavantage (de ceux qui les profèrent). Face aux menaces de guerre et aux menaces pétrolières, nous avons aussi nos propres menaces qui seront mises en oeuvre le jour venu si cela est nécessaire', a déclaré Ali Khamenei.
(source : Le Figaro)


03/02

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L'Iran double son budget militaire

Le président d'Iran Mahmoud Ahmadinejad a remis à l'examen du parlement le budget pour l'an 1391 d'après le calendrier iranien (qui commence le 20 mars 2012).

Le budget prévoit de plus que doubler les dépenses militaires (une augmentation de 127%). La chaîne de télévision iranienne Press TV annonce que le financement du programme nucléaire sera aussi augmenté.
(source : Voix de la Russie)


03/02

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Tel-Aviv menace d'attaquer l'Iran

The Jerusalem Post

'Si les sanctions échouent, l'Iran devra faire face à des attaques aériennes', titre le quotidien, reprenant les propos tenus par le ministre de la Défense israélien Ehoud Barak le 2 février, lors d'une conférence sur la sécurité. Un peu plus tôt, le vice-Premier ministre Moshe Yaalon avait déclaré que l'Iran devait être stoppé 'un jour ou l'autre'. Ces mises en garde brutales de responsables israéliens viennent conforter The Washington Post, qui affirme dans un éditorial qu'Israël pourrait attaquer l'Iran au printemps.
(source : Courrier International)


03/02

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Nucléaire iranien: Téhéran paré à toute sanction internationale

Le guide suprême de la Révolution iranienne, l'ayatollah Ali Khamenei, a assuré ce vendredi que l'Iran ne céderait pas aux pressions internationales sur son programme nucléaire et que toute opération militaire étrangère lancée contre ce programme nuirait aux Etats-Unis.

A propos des sanctions européennes visant les exportations pétrolières de l'Iran, il a déclaré à la télévision iranienne que Téhéran riposterait «le moment venu». L'Union européenne a décidé fin janvier de ne plus importer de brut iranien à compter du 1er juillet.

«Menacer l'Iran et l'attaquer ne fera que nuire à l'Amérique»

«Menacer l'Iran et l'attaquer ne fera que nuire à l'Amérique (...). Les sanctions n'infléchiront en rien notre détermination à poursuivre notre programme nucléaire. En riposte aux menaces d'embargo pétrolier et de guerre, nous avons nos propres menaces, qui viendront le moment venu», a déclaré Khamenei dans un discours diffusé en direct à la télévision nationale.

D'autre part, a indiqué Khamenei, tout pays ou toute organisation «luttant» contre Israël aura le soutien de la République islamique. «Je n'ai pas peur de dire que nous soutiendrons et aiderons toute nation ou toute organisation qui souhaite combattre le régime sioniste (Israël)», a-t-il affirmé.

Avec Reuters
(source : 20minutes)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
La chancelière réclame une pression sur la Syrie et l’Iran : Angela Merkel vante en Chine les mérites de l'euro

La chancelière allemande Angela Merkel a vanté hier à Pékin les atouts de la monnaie unique et la capacité des Européens à surmonter la crise de la dette, tout en demandant à la Chine de faire pression sur l'Iran et de condamner la Syrie à l'ONU.
(...)
En politique étrangère, Mme Merkel a concentré ses efforts sur l'Iran et la Syrie, deux sujets sur lesquels Pékin est en désaccord avec les capitales occidentales.
La Chine doit 'user de l'influence qu'elle possède pour dire à l'Iran que la transparence est de mise, que le programme nucléaire doit être ouvert' aux inspections internationales.
Le programme nucléaire controversé iranien est une pierre d'achoppement entre la Chine et l'Occident, Pékin ne souhaitant pas de sanctions contre Téhéran, son allié.
Les Etats-Unis et l'Union européenne (UE) veulent accroître leurs sanctions contre l'Iran, en s'attaquant à l'industrie pétrolière du pays par le biais d'un embargo graduel sans précédent et à sa banque centrale.
Mais Pékin, qui a signé récemment de nombreux accords dans les hydrocarbures dans ce pays, reste opposé à des sanctions contre Téhéran, de même que Moscou.
(...)
(source : AFP)


03/02

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10h32 Iran : le ministre américain de la Défense juge crédible une attaque d'Israël ce printemps

Le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, juge que la possibilité d'un raid israélien contre les installations nucléaires iraniennes dès le mois d'avril gagne en crédibilité, rapportent des médias américainshier.

Le Washington Post a été le premier à se faire l'écho del'inquiétude croissante du patron du Pentagone. La chaîne d'information continue CNN a elle aussi fait part de ce constat,

citant un haut responsable de l'administration Obama. 'Panetta pense qu'il existe une forte probabilité qu'Israël frappera l'Iran en avril, mai ou juin - avant que l'Iran n'entre

dans ce que les Israéliens qualifient de 'zone d'immunité' pour commencer à assembler une bombe nucléaire', écrit le Washington Post.
(source : TF1)


03/02

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Le village troglodyte Iranien Kandovan

Kandovan se trouve dans la province d'Azerbaïdjan oriental, à proximité de Tabriz, dans le nord-ouest de l'Iran. C'est un village troglodyte semblable à la Cappadoce en Turquie. Sa réputation est due à ses maisons spéciales qui sont découpées à l'intérieur des roches. Son eau minérale est censée également être un traitement pour la maladie des reins.
(source : le Quotidien du Peuple)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Le perpétuel équilibre au bord d’une guerre contre l’Iran

Si quelqu’un pensait que l’arrivée des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) en Iran permettrait aussitôt de rétablir les négociations internationales sur le nucléaire pacifique iranien, ces espoirs étaient vains. Il n’y aura pas de 'aussitôt.' Les inspecteurs de l’AIEA ont travaillé en Iran pendant trois jours et sont repartis mercredi. Le communiqué au sujet de leur visite fait par l’agence de presse iranienne ne pouvait pas être plus bref.

Une crise sans fin

Le siège de l’AIEA à Vienne a déclaré que les négociations s’étaient bien déroulées, et prochainement une nouvelle délégation se rendra à Téhéran. Par la suite on annoncera des négociations éventuelles entre l’Iran et les Six médiateurs internationaux (la Russie, la Chine, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne). On parle même déjà de l’endroit où ses négociations se tiendraient – Istanbul.

Elles pourraient effectivement avoir lieu en Turquie. Mais tout cela a déjà eu lieu – les négociations sans résultat notable, les sanctions contre l’Iran adoptées par le Conseil de sécurité des Nations Unies, les fuites d’informations menaçantes dans les médias disant que si les Etats-Unis n’attaquaient pas les centres nucléaires iraniens, Israël le ferait…

Existe-t-il des crises internationales qui durent presque infiniment ? Aussi étrange que cela puisse paraître, oui. La crise actuelle autour de l’Iran est identique par son 'contenu nucléaire' à celle de la Corée du Nord, et à bien d’autres en fouillant bien dans l’histoire.

Il est pratiquement impossible de prédire l’issue de la crise iranienne selon la formule 'la paix ou la guerre' (bien que tout le monde le fasse). En revanche, on peut se pencher sur certaines particularités de la situation actuelle, qui ne concernent pas tant l’Iran en tant que tel, que le tableau mondial dans l’ensemble. Et c’est précisément leur intérêt.

Téhéran et la présidentielle américaine

Commençons par le plus évident : la transformation de l’Iran en puissance nucléaire, la plus forte au Moyen-Orient, qui plus est résultant directement de l’invasion américaine de l’Irak qui s’est achevée l’année dernière, n’est certainement pas la nouvelle dont a besoin Barack Obama durant l’année électorale.

On lui dirait sinon qu’il aurait dû 'faire quelque chose.' Mais il serait stupide d’affronter l’Iran en solo, car Obama est lauréat du prix Nobel de la paix. C’est également une mauvaise idée dans les conditions de restriction du budget militaire et des effectifs. En revenant sur la récente opération de l’Otan contre la Libye, les Etats-Unis ont fait en sorte que quelqu’un d’autre fasse la guerre en leur lieu et place. Voyons qui cela pourrait être dans le cas de l’Iran.

Mardi dernier, plusieurs représentants de la communauté du renseignement américaine ont présenté un rapport annuel devant le Congrès. Ce rapport incluait entre autres les remarques écrites du directeur du renseignement américain James Clapper. Le directeur de la CIA David Petraeus et d’autres ont également participé à la présentation du rapport.

Un équilibre remarquable se distingue dans la situation autour de l’Iran. Un an serait 'probablement' nécessaire pour la fabrication d’une ogive nucléaire. Encore 1-2 ans s’écoulerait avant l’apparition d’un vecteur. C’est la 'ligne rouge' pour les Etats-Unis et Israël. Toutefois, on laisse clairement entendre qu’aucun événement important (par exemple, une guerre) ne se prépare actuellement.

Et cela n’apporterait rien de nouveau, y compris ce 'probablement', si l’affaire de l’attentat contre l’ambassadeur saoudien n’était pas intervenue durant les dépositions devant le Congrès. Cette histoire a eu lieu en octobre dernier et a provoqué beaucoup de sourires sceptiques : on prétend que l’attentat a été planifié par les services de renseignement iraniens sur le territoire américain, mais ils ont commis tellement de 'boulettes' qu’il est difficile de le croire.

Puis un grand silence a suivi, comme si de rien n’était, et aujourd’hui cette histoire de l’attentat contre Adel Al-Jubeir refait surface. Elle ressemble fortement à une invitation publique lancée aux Saoudiens à participer au règlement de la question iranienne.

Cette histoire est intéressante car en réalité ce sont l’Arabie saoudite, le Qatar et d’autres monarchies du Golfe qui ont joué un rôle considérable dans la guerre en Libye, et dans le renversement des régimes en Egypte et en Tunisie au profit des intégristes. En Libye ils ont utilisé l’Otan pour régler leurs problèmes dans la région, et l’Otan les a utilisés à son tour.
(source : RIA Novosti)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Iran/sanctions: Washington veut ménager ses partenaires

WASHINGTON -

Les autorités américaines feront tout leur possible pour que leurs nouvelles sanctions contre l'Iran ne nuisent pas aux partenaires de Washington ou au marché pétrolier mondial, a déclaré hier lors d'un point-presse le porte-parole de la présidence américaine Jay Carney.
'Nous voulons être sûrs que la mise en œuvre de ces sanctions sera effectué de manière à ne pas causer des dommages irréversibles à nos partenaires ou aux marchés pétroliers', a déclaré le responsable, commentant la récente adoption par les Etats-Unis de nouvelles sanctions contre Téhéran.
La commission bancaire du Senat US a approuvé le 2 février un nouvel ensemble de mesures économique contre l'Iran, prévoyant notamment la possibilité de sanctionner les utilisateurs de services bancaires électroniques internationaux pour les contraindre à refuser de coopérer avec les banques iraniennes, inclues dans la liste noire du ministère américain des Finances.
'Comme vous le savez, nous croyons qu'il existe un moyen d'appliquer (ces sanctions) correctement pour atteindre leur but, à savoir de continuer à isoler l'Iran et d'exercer de plus en plus de pression sur ce pays', a également déclaré M.Carney.
Le directeur de la CIA David Petraeus avait récemment indiqué que le pétrole en provenance d'Arabie saoudite pourrait compenser l'absence d'exportations provoquée par les sanctions américaines et européennes à l'encontre de Téhéran.
(source : RIA Novosti)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
L'Iran lance avec succès un satellite d'observation

TEHERAN - L'Iran a lancé ce vendredi avec succès un petit satellite d'observation expérimental dans l'espace, le troisième depuis 2009, ont rapporté les médias iraniens.

Le satellite Navid a été lancé avec succès (...) et doit être placé sur une orbite de 250 à 370 kilomètres, a annoncé Hamid Fazeli, le président de l'Organisation spatiale iranienne, cité par l'agence officielle Irna.

Le satellite pèse 50 kilos et a été envoyé par le lanceur Safir, a-t-il ajouté.

Ce lancement, intervenu alors que l'Iran célèbre depuis jeudi l'anniversaire de la révolution islamique de février 1979, a été lancé en présence du président Mahmoud Ahmadinejad, selon les médias.

Navid, dont la mission est de prendre des photographies de la terre, a été construit par l'université Elm-o-Sanat (Science et Industrie). Il a une durée de vie prévue d'un an et demi et fait le tour de la terre toutes les 90 minutes, a précisé M. Fazeli.

L'Iran a déjà placé avec succès sur orbite basse deux petits satellites expérimentaux, Omid en 2009 et Rassad en juin 2011, avec sa fusée Safir.

Les lancements de satellites par l'Iran inquiètent la communauté internationale, qui redoute que son programme spatial ne lui permette de développer des missiles balistiques capable notamment d'emporter des charges nucléaires.

L'Iran dément farouchement toute intention de se doter de l'arme nucléaire et affirme que son programme spatial est entièrement pacifique, mais ses programmes nucléaire et balistique ont été condamnés par plusieurs résolutions de l'ONU dont certaines assorties de sanctions.
(source : AFP)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
L'Iran lance avec succès un satellite d'observation

TEHERAN - L'Iran a lancé ce vendredi avec succès un petit satellite d'observation expérimental dans l'espace, le troisième depuis 2009, ont rapporté les médias iraniens.

Le satellite Navid a été lancé avec succès (...) et doit être placé sur une orbite de 250 à 370 kilomètres, a annoncé Hamid Fazeli, le président de l'Organisation spatiale iranienne, cité par l'agence officielle Irna.

Le satellite pèse 50 kilos et a été envoyé par le lanceur Safir, a-t-il ajouté.

Ce lancement, intervenu alors que l'Iran célèbre depuis jeudi l'anniversaire de la révolution islamique de février 1979, a été lancé en présence du président Mahmoud Ahmadinejad, selon les médias.

Navid, dont la mission est de prendre des photographies de la terre, a été construit par l'université Elm-o-Sanat (Science et Industrie). Il a une durée de vie prévue d'un an et demi et fait le tour de la terre toutes les 90 minutes, a précisé M. Fazeli.

L'Iran a déjà placé avec succès sur orbite basse deux petits satellites expérimentaux, Omid en 2009 et Rassad en juin 2011, avec sa fusée Safir.

Les lancements de satellites par l'Iran inquiètent la communauté internationale, qui redoute que son programme spatial ne lui permette de développer des missiles balistiques capable notamment d'emporter des charges nucléaires.

L'Iran dément farouchement toute intention de se doter de l'arme nucléaire et affirme que son programme spatial est entièrement pacifique, mais ses programmes nucléaire et balistique ont été condamnés par plusieurs résolutions de l'ONU dont certaines assorties de sanctions.
(source : AFP)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
L'Iran lance avec succès un satellite

L'Iran a lancé ce matin 'avec succès' un satellite dans l'espace, a rapporté la chaîne de télévision en langue arabe Al-Alam.

'Le satellite Navid a été lancé avec succès (...) il sera placé à un orbite de 250 à 370 kilomètres', a précisé Hamid Fazeli, le président de l'Organisation spatiale iranienne, cité par l'agence officielle Irna.
(source : AFP)


03/02

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Israël pourrait attaquer l'Iran au printemps (Leon Panetta)

Le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, a déclaré qu'Israël pourrait attaquer l'Iran au printemps, a rapporté jeudi le journal Washington Post.

Selon le journal, M. Panetta estime qu'il est fort probable qu'Israël attaque l'Iran en avril, mai ou juin avant que l'Iran n'entre dans ce que les Israéliens décrivent comme une 'zone d'immunité' et ne commence à fabriquer une bombe nucléaire.

Selon David Ignatius, chroniqueur du journal, le président américain Barack Obama et M. Panetta 'ont laissés entendre que les Etats-Unis s'opposeraient à une telle attaque, estimant qu'elle affecterait le programme de sanctions économiques couronné de succès à un niveau international ainsi que les efforts non-militaires pour empêcher l'Iran de franchir le seuil' de l'obtention de l'arme nucléaire.

Toutefois, la Maison Blanche n'a pas encore décidé de la réaction des Etats-Unis en cas d'attaque de la part des Israéliens.

Les responsables américains voient deux façons possibles de dissuader les Israéliens de lancer une telle attaque : Téhéran pourrait in fine ouvrir des négociations sérieuses pour garantir que son programme nucléaire vérifiable reste à des fins civils, ou les Etats-Unis pourraient amplifier leurs actions secrètes pour dégrader le programme à un niveau tel que les Israéliens pourraient décider que l'action militaire n'est pas nécessaire, ajoute le journal.

Les responsables américains estiment que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, n'a pas encore pris de décision finale au sujet d'une attaque éventuelle en Iran, indique également le journal.
(source : Quotidien du Peuple)


03/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Israël attaquera l'Iran en cas de l'échec des sanctions (Ehud Barak)

Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a déclaré hier que si les sanctions contre l'Iran se montrent peu efficaces, Israël envisagerait de mener une action militaire pour contrecarrer le programme nucléaire iranien.

'Si les sanctions échouent pour arrêter le programme nucléaire de l'Iran, il y aura la nécessité d'envisager une action', a indiqué M. Barak qui s'exprimait lors de la fin de la Conférence d'Herzliya.

Israël veut agir avant que ce ne soit trop tard, a-t-il déclaré.

Selon M. Barak, une action est nécessaire avant que Téhéran ne possède une capacité nucléaire, et pour empêcher l'Iran de devenir une menace mondiale.

Le même jour, le vice-Premier ministre israélien Moshe Ya'alon a mis en garde contre les conséquences d'un 'Iran nucléaire', disant que ce serait un 'cauchemar pour le monde libre'.

Ya'alon, qui est aussi le ministre des Affaires stratégiques et l'ancien chef d'état-major de l'armée israélienne, estime que l'Occident pourrait mener une attaque militaire contre les installations nucléaires iraniennes.

Plus tôt dans la journée, le directeur du service de renseignement militaire israélien, Aviv Kochavi, a déclaré à la Conférence d'Herzliya que l'Iran se prépare à produire des bombes atomiques.
(source : XINHUA)


02/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
L'image du jour > Khomeiny, le retour

L'Iran a célébré hier le 33e anniversaire du retour d'exil de l'ayatollah Khomeiny, hébergé en France à Neauphle-le-Château durant les années 1970.

Cela a donné lieu à une cérémonie pour le moins kitsch sur l'aéroport de Téhéran, où l'on a promené un ayatollah en carton, comme le montre une impayable série de photos de l'agence semi-officielle Mehr.

La balade de l'ayatollah en carton a fait... un carton sur Internet, où nombre d'Iraniens ont multiplié les commentaires sarcastiques.






















(source : Ouest-France)


02/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Achraf : Maryam Radjavi accepte la proposition de l'ONU pour le dialogue

Mme Radjavi accepte et accueille favorablement la proposition des Nations Unies pour le dialogue avec le Gouvernement irakien en vue de garantir des assurances minimales pour le transfert des résidents d'Achraf vers le camp Liberty dans le cadre de la déclaration du HCR.

Mme Radjavi a rappelé qu'elle était disposée à se rendre à Bagdad pour discuter avec le gouvernement de l'Irak, en présence du Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU, et a réitéré la disposition des résidents d'Achraf pour le transfert de 400 personnes vers le camp Liberty avec leurs véhicules et biens mobiliers. Elle a appelé à la formation d'un comité mixte juridique des avocats de toutes les parties concernées pour la signature d'un document exhaustif sur les modalités du transfert qui impliquerait des garanties minimales.

M. Martin Kobler, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies (RSSG), accompagné de l'ambassadeur Daniel Fried, le conseiller spécial du secrétaire d'État américain sur Achraf, et de M. Hugues Mingarelli, au nom du haut représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et de sécurité, a tenu, cet après-midi, une conférence de presse conjointe sur le camp d'Achraf à Bruxelles. M. Kobler a suggéré le démarrage d’un dialogue constructif qui se tiendra entre les représentants du Gouvernement irakien et les résidents d'Achraf en Irak pour parvenir à un accord sur les modalités et les conditions de transfert vers le camp Liberty et le déplacement du premier groupe des résidents.

Auparavant, dans sa déclaration du 1 février, tout en relevant que le gouvernement de l'Irak a empêché le démarrage du processus à Achraf, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a souligné, concernant la détermination du statut de réfugié de résidents d'Achraf: «le HCR attache une importance capitale à l’obtention des solutions pacifiques, y compris que tout déménagement en dehors du camp nouvel Irak soit sur une base volontaire, en tenant compte de la liberté de circulation le plus souhaitable sur le site de relocalisation.
Le HCR se penche actuellement sur la façon d'accélérer le traitement de vérification et de confirmation du statut de réfugié, afin de permettre de procéder de façon équitable sur une base individuelle, mais aussi de manière totalement accéléré, dans l'intérêt de gagner du temps dans des délais serrés.».

Le protocole d'entente signé le 25 décembre 2011 par M. Kobler et le gouvernement de l'Irak dit explicitement: le gouvernement de l’Irak doit assurer «les lieux de transit pour répondre au normes humanitaires et des droits humains». Pourtant, personne pour l’instant certifie ces normes à l'égard du camp Liberty.

Mme Maryam Radjavi, la présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, tout en insistant sur le contenu et les points des déclarations du CNRI, datées des 1et 2 février, concernant les conditions dans le camp Liberty et le manque de ces normes humanitaires et de droits humains, a vivement accueilli, la suggestion du RSSG sur le début d'un dialogue constructif des parties, dans le contexte de la déclaration du HCR.

Elle a rappelé qu'elle était disposée à se rendre à Bagdad pour entamer un dialogue avec le gouvernement irakien, en présence du Représentant spécial, et, une fois encore en guise de bonne volonté, a réitéré la disponibilité de 400 résidents d'Achraf de partir au camp Liberty avec leurs véhicules et biens mobiliers. Elle a appelé à une conférence internationale ou tout au moins à la formation d'un comité juridique conjoint, composé des avocats de toutes les parties concernées, pour la signature d'un 'document exhaustive sur les modalités du transfert» qui comporterait le minimum des assurances humanitaires et de garanties en ce qui concerne les droits humains.

Lors de la conférence de presse à Bruxelles, l'ambassadeur Daniel Fried a rappelé, une fois de plus, sur la base de la déclaration du 25 décembre de la secrétaire d’Etat, Mme Hillary Clinton, la responsabilité et l'engagement des Etats-Unis pour une solution pacifique et pour prévenir la violence et un autre massacre à Achraf.

Exprimant sa gratitude pour l'attention de la secrétaire d’Etat Clinton sur cette question, Mme Radjavi, a appelé l'ambassadeur Daniel Fried, l’ambassadeur Jeffrey ainsi que l’ambassadeur Kobler à garantir et mettre en œuvre les assurances minimales pour le déplacement des résidents d'Achraf vers le camp Liberty, particulièrement en ce qui concerne le stationnement des forces armées irakiennes en dehors de la zone restreinte de demi-kilomètre carré du camp, comme il a été indiqué à plusieurs reprises, surtout pour la sécurité et le bien être de près d’un milliers de femmes.

Elle a ajouté: les représentants des résidents ont soulevé à plusieurs reprises dans leurs correspondances avec le RSSG ces minimums d’assurances, mais malheureusement, aucune attention n’a été portée à ces questions, comme aux autres normes 'humanitaires et des droits humains' auxquels le Gouvernement irakien s’était engagé dans le protocole d'accord.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 2 février 2012
(source : Conseil National de la Résistance Iranienne)


02/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Les USA craignent une attaque....

Le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta estime qu'il y a une 'forte probabilité' qu'Israël procède à une intervention militaire au printemps contre les installations nucléaires d'Iran, a affirmé aujourd'hui le Washington Post dans un éditorial. Interrogé par les journalistes à l'occasion d'un déplacement à Bruxelles pour une réunion ministérielle des pays de l'Otan, le chef du Pentagone n'a pas souhaité faire de commentaires sur l'article de l'éditorialiste David Ignatius.

'David Ignatius peut écrire ce qu'il veut, mais ce que je pense n'appartient qu'à moi seul et à personne d'autre', a-t-il déclaré. 'Israël a indiqué qu'il envisageait' des frappes, 'nous avons fait part de notre inquiétude', a-t-il ajouté. D'après le Washington Post, le chef du Pentagone estime que des frappes israéliennes pourraient avoir lieu en avril, mai ou juin, avant que l'Iran n'entre dans une 'zone d'immunité' et ne commence à fabriquer une bombe nucléaire.

Leon Panetta avait estimé dimanche sur la chaîne CBS que Téhéran mettrait 'environ un an' à produire suffisamment d'uranium enrichi pour une bombe atomique et un ou deux ans supplémentaires pour l'installer sur un vecteur tel qu'un missile.
Les Etats-Unis, qui soutiennent que les sanctions dirigées contre l'Iran portent leurs fruits, continuent de privilégier l'action diplomatique afin de convaincre Téhéran d'abandonner son programme nucléaire controversé.

Israël, qui considère les ambitions nucléaires comme une 'menace existentielle', souffle le chaud et le froid sur l'éventualité de frappes contre les installations nucléaires iraniennes. En octobre, les médias israéliens avaient assuré que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ministre de la Défense Ehud Barak étaient favorables à des frappes contre l'Iran, mais que l'armée et les services de renseignement, dont le Mossad, s'y opposaient. Toutefois, au cours d'une visite à Washington la semaine passée, le chef du Mossad, Tamir Pardo, a, selon la télévision israélienne, évoqué la possibilité qu'Israël attaque unilatéralement l'Iran.
(source : AFP)


02/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Nucléaire iranien: nouvelles sanction US

La commission bancaire du Sénat américain a adopté aujourd'hui une série de nouvelles sanctions visant à resserrer l'étau contre l'Iran soupçonné de chercher à se doter de l'arme atomique. Cette série de sanctions doit encore faire l'objet d'un vote au Sénat et à la Chambre des représentants avant d'être promulguée.

Ce nouveau texte vise les entreprises pétrolières d'Iran et les Gardiens de la Révolution, garde prétorienne du régime iranien. Il renforcerait pour la première fois les sanctions visant, dans le secteur énergétique, toutes les coentreprises dans le monde dont l'Iran est partenaire. 'Nous offrons un choix clair aux dirigeants iraniens', a déclaré le sénateur démocrate Tim Johnson, président de la commission.

'L'Iran peut mettre fin aux interdictions infligées à son propre peuple, mettre les choses au clair sur son programme nucléaire, arrêter l'enrichissement et cesser de soutenir des activités terroristes dans le monde. Ou alors il doit s'attendre à faire face à une pression diplomatique et économique multilatérale de plus en plus forte', a dit l'élu.

Fin janvier, dans son discours sur l'état de l'Union, le président Barack Obama a réaffirmé que Washington restait 'déterminé à empêcher l'Iran d'acquérir l'arme nucléaire' mais 'qu'une résolution pacifique de cette question (était) encore possible'.
(source : AFP)


02/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Iran : l'heure fatidique Editorial de la semaine du 04/02/2012

Par Marc Femsohn

Dans le dossier iranien, les dés sont pratiquement jetés, ce n'est plus qu'une question de prise de décision par les dirigeants israéliens, dès qu'ils auront répondu à trois questions essentielles qui se posent à eux: Israël a-t-il les moyens d'attaquer l'Iran ? Disposons-nous de la légitimité internationale ? Toutes les autres options ont-elles été épuisées ?

Selon les responsables de Tsahal, Israël a effectivement les moyens d'entreprendre une action militaire contre l'Iran. Ehoud Barak estime que le temps presse, car les Iraniens s'apprêtent à débuter les travaux d'enfouissement de leurs installations nucléaires, ce qui rendra la tâche de les bombarder très difficile, voire quasiment impossible, même si Jérusalem a obtenu de Washington la livraison de bombes anti-bunkers ayant un fort pouvoir de pénétration.

Le problème, c'est que notre armée de l'Air dispose d'appareils tactique qui peuvent porter certaines bombes, mais pas les plus lourdes, nécessaires aux frappes stratégiques pour atteindre les sites enfouis, comme les MOB (Massive Ordnance Bomb) de 13 tonnes qui peuvent pénétrer 60 mètres de béton armé ou 40 mètres de roches moyennement dures. Or le site à proximité de la ville sainte de Qom, qui comprend les centrifugeuses d'enrichissement de l'uranium, serait à 60 mètres, voire à 100 mètres sous terre…

Le déclenchement d'une opération israélienne fera, bien entendu, l'objet de réactions et de représailles du monde musulman dont le Hezbollah, le Hamas et nos voisins islamistes égyptiens. Il faut s'attendre à ce que le territoire israélien soit la cible de roquettes du Hezbollah, mais celui-ci traverse actuellement une crise de confiance sans précédent, ayant perdu pratiquement simultanément ses deux seuls alliés, l'Iran qui n'est plus à même de livrer des armes aux terroristes chiites libanais en raison des sanctions internationales, et la Syrie, car le régime de Bachar el Assad n'est plus en mesure de compter de manière fiable sur sa propre armée et a d'autres chats à fouetter que les problèmes existentiels du Hezbollah. Donc, le mouvement terroriste chiite libanais va se retrouver avec un ennemi syrien acharné, le jour prochain où Assad aura disparu et le moment est très mal choisi pour tenter quoi que ce soit contre Israël, même de manifester sa colère et mal lui en prendrait, selon de hauts responsables militaires israéliens.

Le Hamas, quant à lui, lancera vraisemblablement ses salves contre le sud d'Israël, mais cette éventualité a été prise en compte par Benny Gantz, le chef d'état-major de Tsahal, qui s'est engagé à en venir à bout.
La seule véritable inconnue reste l'Egypte, mais tant que les militaires détiennent encore le pouvoir, il ne devrait pas y avoir trop de casse.

Je n'ai pas oublié une éventuelle réaction de l'Iran. Bien sûr, dans un premier temps, dans l'affolement, Ahmadinejad et les ayatollahs lanceront des attaques, mais les Américains et les Occidentaux en général devraient pouvoir gérer cette situation, non pour les beaux yeux des Israéliens, mais pour se défendre eux-mêmes.
Donc, selon Ehoud Barak, il faudrait peut-être penser à y aller maintenant, avant qu'il ne soit trop tard, sachant qu'une opération ne fera, dans le meilleur des cas, que retarder de trois à cinq ans la réalisation du programme nucléaire des Iraniens. En se disant que d'ici là, les pressions et les sanctions pourront peut-être avoir eu raison du régime des ayatollahs.

Que se passera-t-il sur la scène internationale ? Israël ne prétend pas avoir l'accord de tous les Occidentaux, mais dispose de la légitimité internationale. Même s'il ne faut pas leur faire confiance aveuglément, on sent actuellement la pleine détermination des Américains et des Européens à faire plier l'Iran.
En cas de frappe israélienne, ils interviendront contre Téhéran bon gré mal gré, parce qu'ils n'ont pas le choix, non pas pour défendre Israël, mais afin de se protéger en profitant de la confusion pour mettre un terme à une situation dont ils savent qu'elle devient insupportable à courte échéance pour les démocraties occidentales.

Toutes les options autres que militaires sont-elles épuisées ? Il semble bien que nous sommes arrivés en fin de cycle.. Après les dernières sanctions européennes, quelles pourraient être les nouvelles pressions diplomatiques qui feraient tout d'un coup renoncer l'Iran ? Son économie est exsangue, sa monnaie ne vaut plus rien, il y a pénurie de pain et de chauffage à Téhéran, les ayatollahs n'ont pas les mêmes valeurs que nous, les visites des inspecteurs de l'AIEA n'y changeront rien. Les Russes et les Chinois soutiendront diplomatiquement l'Iran, mais n'iront pas jusqu'à prendre des risques insensés pour cette république islamique.

Le chef du Mossad, Tamir Pardo, s'est rendu cette semaine à Langley au siège de la CIA où il a rencontré son homologue David Petraeus. Il a également eu des entretiens avec la présidente démocrate de la Commission du Renseignement du Sénat, Dianne Feinstein. Est-il venu peaufiner les derniers préparatifs ? L'accord 'des lignes rouges' est-il en train d'être appliqué ?

Pour rappel, Israël et les Etats-Unis se sont entendus sur des 'lignes rouges' au-delà desquelles une action militaire sera inévitable. Netanyahou s'est engagé à ne rien faire sans prévenir Obama, de leur côté les Américains ont assuré qu'ils agiront si ces fameuses lignes sont franchies par Téhéran.
Et le temps presse là-aussi, car Israël doit profiter de l'actuelle faiblesse d'Obama en raison de la campagne électorale aux Etats-Unis. Dès que l'Iran aura la bombe, il sera trop tard pour nous et pour tout le monde occidental.

La guerre de Kippour fut un traumatisme pour Israël, car ce fut la seule fois où nous avons laissé l'ennemi prendre l'initiative.
Il est incontestable que nous avons toujours gagné quand nous avons choisi le moment qui nous convenait.
L'heure fatidique approche, elle est inéluctable. De toutes manières, tout le monde le sait, la confrontation aura lieu.
(source : Guysen Israel News)


02/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Camp d'Achraf: le transfert des résidents du camp peut commencer

Bruxelles - Le transfert des résidents du camp d'Achraf vers le Camp Liberty, un autre site près de Bagdad, peut commencer dès maintenant, a affirmé ce jeudi à Bruxelles, le chef de la représentation de l'ONU en Irak (Unami), Martin Kobler.

Le Camp Liberty est prêt à accueillir la première vague de résidents du camp d'Ashraf, a dit M. Kobler au cours d'une conférence de presse à Bruxelles.

Il faut encourager les résidents du camp d'Achraf à sauter le pas, a-t-il ajouté en soulignant que les autorités irakiennes avaient le devoir d'assurer leur sécurité.

Le camp d'Ashraf, au nord de Bagdad, abrite quelque 3.400 réfugiés iraniens hostiles au régime de Téhéran. Le gouvernement irakien souhaite depuis longtemps fermer ce camp, contrôlé par l'Organisation des Moudjahidine du peuple iranien (OMPI), principale composante du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI).

Bagdad lie la fermeture du camp au respect de sa souveraineté et souligne ne plus pouvoir tolérer cette enclave d'opposants iraniens sur son territoire.

Le déménagement des résidents d'Achraf est facultatif, a cependant souligné M. Kobler et devra se faire sur la base du volontariat.

L'OMPI conteste les conditions d'hébergement à Camp Liberty. Le camp est sans eau potable, les résidents n'ont pas le droit d'entrer et de sortir librement, d'avoir accès à des avocats, ou aux services médicaux, affirment les Moudjahidine.

Le camp Liberty est encerclé de murs de béton de 3,6 mètres de haut et de militaires irakiens (...) les forces de sécurité irakiennes auront aussi une forte présence à l'intérieur même du camp, a affirmé le CNRI dans un communiqué.

Selon l'accord de transfert, signé le 25 décembre entre l'ONU et le gouvernement irakien, le déménagement doit permettre à l'ONU de déterminer le statut des résidents d'Achraf et leur permettre d'obtenir le statut de réfugié, étape indispensable avant leur installation hors d'Irak.

Bagdad avait initialement annoncé que le camp serait fermé le 31 décembre 2011 et les résidents d'Achraf avaient déclaré craindre pour leur sécurité une fois ce délai écoulé.

Les autorités irakiennes ont fixé à avril la fermeture du camp d'Achraf.

Les Moudjahidine du peuple se sont installés en Irak pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988) et avaient reçu le soutien du régime de Saddam Hussein pour mener des actions armées contre l'Iran.

Après la chute du dictateur irakien en 2003, ils ont été désarmés par les forces américaines, qui ont assuré la sécurité du camp avant de la transférer en 2009 aux forces irakiennes, dont les responsables entretiennent de très bonnes relations avec Téhéran.
(source : AFP)


02/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Israël: il n'y a pas d'ouvrages invulnérables en Iran

«Tout ouvrage gardé par l'homme peut être pénétré. Tout ouvrage en Iran peut être attaqué, mon expérience de chef d'état-major général me permet de le dire», a déclaré aujourd'hui Mosche Yaalon, vice-premier ministre d'Israël.

La semaine dernière les Etats-Unis ont avoué qu'ils ne disposaient pas de moyens à même de détruire les sites nucléaires iraniens situés à une grande profondeur sous la terre. Néanmoins Yaalon s'est déclaré sûr que l'Occident avaient les moyens d'attaquer.

Le vice-premier ministre israélien a également noté qu'il y avait toute une série de procédés pour mettre un terme au programme nucléaire iranien, notamment les sanctions économiques lesquelles devaient placer le régime iranien face à un dilemme: la bombe ou la survie. «Nous devons persuader la Chine, la Russie et la Turquie qui aident les Iraniens à détourner les sanctions», a dit Mosche Yaalon.
(source : Voix de la Russie)


02/02

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Achraf: Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés

UNHCR
Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés

Les résidents du Camp nouvel Irak (anciennement Camp d'Achraf) et la détermination de leur statut de demandes d'asile *

• Le HCR demeure depuis un certain temps et reste prêt à entreprendre la vérification et l’arbitrage du statut de réfugié pour les résidents du camp nouvel Irak (anciennement Camp d’ Achraf) qui sont des personnes de préoccupation. Il a mobilisé des équipes sur le terrain, et a mis en place les mesures nécessaires et des capacités de soutien logicielles et matérielles. Les entretiens individuels auront besoin de se réaliser dans un endroit sûr, neutre et confidentiel.

• La stipulation du gouvernement de l'Irak reste que ces processus se déroulent en dehors du camp Nouvelle Irak, dans le nouvel emplacement prévu pour permettre aux résidents de se déplacer volontairement là et de rester sur une base temporaire dans des conditions sûres et décentes. Le HCR a conseillé sur les aspects techniques de l'amélioration de l'infrastructure du camp.
• Le HCR attache une importance capitale à l’obtention des solutions pacifiques, y compris que tout déménagement en dehors du camp nouvel Irak soit sur une base volontaire, en tenant compte de la liberté de circulation le plus souhaitable sur le site de relocalisation.
• Le HCR se penche actuellement sur la façon d'accélérer le traitement de vérification et de confirmation du statut de réfugié, afin de permettre de se procéder de façon équitable sur une base individuelle, mais aussi de manière totalement accéléré, dans l'intérêt de gagner du temps dans des délais serrés.
Contexte
· Les habitants du camp qui ont soumis des demandes de statut de réfugié sont officiellement demandeurs d'asile en vertu du droit international dont les demandes nécessitent arbitrage. En l'absence d'un système national d'arbitrage en Irak, le HCR examine ces demandes sur une base individuelle dans une procédure équitable et efficace. Chaque cas individuel sera évalué sur ses mérites et en conformité avec le droit international.

· Le droit international exige que les demandeurs d'asile doivent pouvoir bénéficier d'une protection de base de leur sécurité et de leur bien-être. Ceci inclut la protection contre toute expulsion ou le retour aux frontières des territoires où leur vie ou leur liberté serait menacée (le principe de non-refoulement).


· Le HCR, en collaboration avec le Gouvernement iraquien, la MANUI et les autres acteurs concernés, reste engagée à trouver des solutions à ce problème de longue date, y compris la réinstallation et / ou la délocalisation vers des pays tiers.

UNHCR
Le 1 février 2012
(source : UNHCR)


02/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Iran: appui aux sanctions et mise en garde contre une nouvelle escalade

SESSION PLÉNIÈRE Relations extérieures − 02-02-2012 - 16:05

Les députés ont soutenu les nouvelles mesures sévères prises par l'UE à l'encontre de l'Iran, qui visent à amener le pays à la table des négociations, tout en veillant à limiter autant que possible l'impact sur la population civile, selon une résolution adoptée jeudi. Le PE demande l'arrêt du programme nucléaire clandestin de l'Iran et condamne la menace de fermeture du détroit d'Ormuz

Le Parlement fait observer que les nouvelles sanctions, notamment l'embargo progressif sur les importations de pétrole brut iranien dans l'Union, pourraient contribuer à convaincre le gouvernement iranien de respecter les résolutions de l'ONU, ce qui éviterait une nouvelle escalade. Il estime toutefois que les sanctions doivent cibler les seules élites responsables et épargner la population, en particulier les personnes les plus vulnérables. Les députés se disent également préoccupés par l'impact de l'embargo pétrolier sur les États membres et invitent le Conseil à arrêter des mesures pour compenser ce phénomène.

Les députés invitent instamment les autorités iraniennes à ne pas bloquer le détroit d'Ormuz car ils estiment qu'un tel acte pourrait déboucher sur un conflit régional et provoquer des représailles de la part de la communauté internationale.

L'importance de la solution diplomatique

Le Parlement soutient le Conseil dans sa détermination à œuvrer à un règlement diplomatique du dossier nucléaire iranien et souscrit à l'objectif de l'Union européenne de parvenir à un règlement global durable. Il réaffirme que les problèmes en suspens avec l'Iran concernant son programme nucléaire doivent être réglés pacifiquement et qu'il n'existe pas de solution militaire au conflit.

Les députés reconnaissent que le dialogue et la coopération avec la Turquie peuvent jouer un rôle important pour parvenir à un règlement.

Ils regrettent le refus persistant de la Chine et de la Russie de soutenir les sanctions contre l'Iran au sein du Conseil de sécurité des Nations unies et invitent la Russie à cesser d'aider l'Iran dans son développement nucléaire tant que ce pays ne respectera pas intégralement les obligations qui lui incombent en vertu des résolutions pertinentes des Nations unies.

Contexte

Les ministres des affaires étrangères de l'UE ont convenu de prendre des mesures restrictives supplémentaires à l'encontre de l'Iran le 23 janvier, notamment un embargo progressif sur les importations de pétrole brut iranien dans l'Union à partir du 1er juillet. L'Union absorbe aujourd'hui quelque 20 % des exportations de pétrole iranien.

La Grèce est le pays le plus dépendant de l'Iran, qui assure près du tiers de ses besoins en pétrole. Quant à l'Italie et l'Espagne, elles dépendent de l'Iran pour un peu plus de 10 % de leurs besoins pétroliers.

Procédure : résolution
REF. : 20120201IPR36947
(source : Parlement Européen (Communiqué de presse))


02/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Nucléaire iranien: Pékin appelle à poursuivre les négociations

PEKIN -

Pékin appelle à la poursuite des négociations sur le problème nucléaire iranien et rejette les tentatives de politiser ses relations commerciales avec Téhéran, a indiqué ce jeudi le premier ministre chinois Wen Jiabao.

'La Chine appelle au lancement le plus rapide possible d'un dialogue entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu (Russie, Etats-Unis, Grande-Bretagne, France et Chine) plus l'Allemagne, d'une part, et l'Iran, de l'autre, tout en prônant le renforcement de la coopération entre Téhéran et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)', a déclaré M.Wen à l'issue des négociations avec la chancelière allemande Angela Merkel, en visite à Pékin.

Il a souligné que la Chine était invariablement attachée au régime de non-prolifération nucléaire, mais n'acceptait pas les sanctions contre l'Iran.

'Des sanctions ne peuvent résoudre le problème nucléaire iranien, et un recours à la force ne pourrait que générer de nouveaux bouleversements au Proche-Orient et dans le monde', a prévenu le chef du gouvernement chinois.

Evoquant la coopération entre la Chine et l'Iran, il a appelé à ne pas politiser cette question.

'Partant des impératifs de son propre développement économique, Pékin entretient avec Téhéran une coopération économique normale, notamment dans le secteur énergétique. Nous n'admettons pas de politisation des rapports commerciaux normaux', a relevé M.Wen, ajoutant que la Chine ne violait, dans le cadre de cette coopération, aucune des résolutions appropriées du Conseil de sécurité de l'Onu ni normes du droit international.

L'Occident soupçonne l'Iran de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran dément.

Face à la poursuite des activités nucléaires iraniennes, l'Union européenne, deuxième client pétrolier de l'Iran derrière la Chine, a gelé la semaine dernière ses importations de pétrole iranien, se joignant aux Etats-Unis pour frapper au cœur de l'économie de la République islamique.
(source : RIA Novosti)


02/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Le PM chinois réitère l'opposition du pays aux sanctions contre l'Iran

La Chine estime que la dialogue et la coopération sont la seule solution efficace pour résoudre la question du nucléaire iranien, ajoutant que les sanctions ne permettront pas d'apporter de réponse sérieuse à ce problème, a réaffirmé ce jeudi le Premier ministre chinois Wen Jiabao.

M. Wen s'est exprimé ainsi lors d'une conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande Angela Merkel à Beijing.

'La Chine sauvegarde fermement le régime international de non-prolifération et s'oppose à l'Iran et tout pays du Moyen-Orient cherchant à développer des armes nucléaires', a indiqué M. Wen.

La question du nucléaire iranien est complexe et sensible et concerne la paix, la sécurité et la stabilité de la région et du monde, a annoncé M. Wen, notant que l'utilisation de la force provoquerait des troubles et des émeutes au Moyen-Orient et dans le monde, ce qui serait préjudiciable pour toutes les parties.

La Chine a toujours travaillé à promouvoir le dialogue et les négociations entre l'Iran, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Grande-Bretagne, Chine, France, Russie et Etats-Unis) et l'Allemagne. Elle a également appelé l'Iran à renforcer la coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique, a-t-il rappelé.

M. Wen a indiqué que l'objectif général de la Chine et de l'Allemagne sur la question du nucléaire en Iran était identique, notant que les deux pays devaient renforcer la communication et la coordination afin de jouer conjointement un rôle constructif dans la résolution de ce problème.

Selon le Premier ministre chinois, la Chine maintient des relations commerciales normales avec l'Iran, notamment dans le commerce de pétrole brut, et n'agira pas à l'encontre des lois internationales et des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.
(source : Radio Chine Internationale)


02/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Nucléaire: l'Iran pourrait avoir 4 bombes d'ici un an (renseignement israélien)

TEL-AVIV -

Si le Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, décide d'entamer l'enrichissement d'uranium afin de réaliser une arme nucléaire, l'Iran aura besoin d'un an pour fabriquer quatre bombes atomiques, a estimé ce jeudi le général Aviv Kochavi, chef du Renseignement militaire israélien.

'Il faudra un an pour que ce soit chose faite, lorsque l'ordre ad hoc sera donné par les autorités iraniennes', a déclaré le général lors d'une conférence internationale annuelle sur la sécurité à Herzliya, près de Tel-Aviv.

Et d'ajouter que le renseignement israélien avait des preuves que les Iraniens cherchaient à entrer en possession d'armes nucléaires.

'L'Iran affirme qu'il développe son programme nucléaire à des fins pacifiques, mais il n'en est rien', a martelé M.Kochavi.

Selon lui, Téhéran dispose d'ores et déjà de plus de 4 tonnes d'uranium enrichi à 20%.

Plusieurs pays occidentaux, Etats-Unis en tête, soupçonnent l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire sous couvert d'un programme civil mené, selon Téhéran, à des fins pacifiques. Le Conseil de sécurité de l'Onu a déjà adopté plusieurs résolutions sanctionnant l'Iran pour son refus d'établir un moratoire sur l'enrichissement d'uranium.
(source : RIA Novosti)


02/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
LEAD 2-Merkel presse Pékin d'user de son influence sur l'Iran

(Actualisé avec réaction de Wen Jiabao §§6,7 et 9 et précision §11)

PEKIN - Angela Merkel, en déplacement à Pékin, a exhorté ce jeudi les autorités chinoises à user de leur influence pour convaincre l'Iran de renoncer à son programme nucléaire.

La chancelière allemande, venue chercher le soutien de Pékin pour combattre la crise de la dette dans la zone euro, s'est 'longuement entretenue' avec le président Hu Jintao et le Premier ministre, Wen Jiabao, sur les sanctions iraniennes.

'En ce qui concerne les sanctions européennes contre l'Iran, la question est de savoir de quelle manière la Chine peut utiliser au mieux son influence pour faire comprendre à l'Iran que le monde ne doit pas compter une autre puissance dotée de l'arme nucléaire', a-t-elle déclaré à la presse à l'issue d'un discours à l'Académie chinoise des sciences sociales.

L'Occident soupçonne l'Iran de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran dément.

Face à la poursuite des activités nucléaires iraniennes, l'Union européenne, deuxième client pétrolier de l'Iran derrière la Chine, a gelé ses importations de pétrole iranien, se joignant aux Etats-Unis pour frapper au coeur de l'économie de la République islamique.

Premier importateur de pétrole iranien, la Chine s'oppose à l'adoption de sanctions contre Téhéran et Wen Jiabao a laissé entendre jeudi que les appels d'Angela Merkel resteraient lettre morte.

Le Premier ministre chinois a déclaré devant des journalistes que Pékin refusait de politiser ses 'relations commerciales normales' avec la République islamique.

Au premier jour de sa visite de trois jours en Chine, Angela Merkel a également évoqué la crise de la dette qui secoue la zone euro depuis deux ans, soulignant qu'il ne s'agissait pas seulement d'un problème européen, mais d'un problème mondial que la Chine pouvait contribuer à régler.

Sans avancer de montant, Wen Jiabao a répondu que la Chine envisageait une contribution plus importante aux fonds de secours de la zone euro afin d'aider les Européens à faire face à la crise de la dette.

Cette annonce, quoique non chiffrée, a été saluée par les investisseurs qui ont fait grimper l'euro face au dollar.

Accompagnée par plusieurs chefs d'entreprise, la chancelière allemande a appelé len outre a Chine à améliorer la protection de la propriété intellectuelle et à faciliter l'accès des entreprises allemandes au marché chinois.

Elle devrait renouveler cette demande vendredi lors d'un déplacement à Canton pour un forum économique. (Lucy Hornby et Andreas Rinke, Marine Pennetier et Bertrand Boucey pour le service français, édité par Gilles Trequesser)
(source : Reuters)


02/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Achraf: Des réalités choquantes et honteuses, sur la prétendue préparation du camp Liberty, pour 5500 personnes selon les normes humanitaires internationales

Dans le communiqué de presse de la MANUI du 31 janvier à Bagdad annonçant la préparation du camp Liberty pour accueillir 5500 personnes conformément aux normes humanitaires internationales il était prétendu que : «L'ONU certifie que le nouveau camp pour les exilés iraniens répond aux normes internationales' (Centre d'information de l'ONU).
Ces affirmations sont absolument incorrectes et cela ne sert qu'à contourner les obligations du gouvernement irakien aux normes humanitaire et des droits de l'homme et de justifier les intentions néfastes de la dictature religieuse en Iran pour anéantir sa principale force d'opposition.

1-Le protocole d'accord signé entre le 25 décembre 2011 par M. Martin Kobler, Représentant spécial de Secrétaire général des Nations Unies pour l'Iraq et le Gouvernement irakien a clairement précisé: «le gouvernement irakien s’assure que «les lieux de transit vont répondre aux normes humanitaire ainsi que celles des droits de l'homme », or personne n'a à ce jour certifié ces normes à propos du camp Liberty.
Dans la communiqué de 31 janvier de l’UNAMI, qui prétend que le camp est approuvé conformément au Protocol d'accord, les normes 'des droits de l'homme' sont totalement oublié et le rapport technique n'est qu'un évaluation qui précise simplement s’il y a suffisamment de robinets, des toilettes et des douches dans le camp ou pas? Dans ce rapport il est d’ailleurs précisé que même ces moyens ne fonctionnent pas dans 6 ou 7 section du camp Liberty et il y a même des doutes sur le fonctionnement de tous ces moyen dans la section dite prête.

2- Alors que les résidents d'Achraf et leurs représentants ont constamment demandé à M. Kobler de garantir les assurances minimales dans la cadre des normes humanitaires et des droits de l'homme, ironiquement, un «expert de l'abri» a été employée pour évaluer techniquement le camp Liberty sur des questions comme le nombre des robinets, douches et toilettes afin d'approuver le camp seulement pour ces moyens.
Le 26 janvier, le HCR a écrit aux avocats des résidents d'Achraf :« Le HCR, pour sa part, a envoyé un expert des abris afin de donner des conseils au gouvernement irakien ... '.

3-Ensuite le 30 Janvier, nous prenons soudainement connaissance d’une 'évaluation technique » pour un « lieu de transit temporaire», signé par Mme Claire Bourgeois, la représentante du HCR. Le lendemain, M. Kobler annonce que Camp Liberty est prêt pour accueillir 5500 personnes selon les normes humanitaires internationales et ajoute: 'Je suis reconnaissant au HCR et l'équipe des droits de l'homme pour leur expertise'
Il semble que la mission de 'l'expert des abris' recruté par le HCR n'était pas de fournir des consultations au gouvernement irakien, mais de préparer un rapport pour M. Kobler et c'est pourquoi avant d'être publié, son rapport a été remis à Monsieur Kobler pour corrections. Tandis que c'est un rapport purement technique et professionnel.

4-Mais il y a des points à remarquer dans cette 'évaluation technique':
- Il n'y a pas d'eau potable au camp Liberty; l'eau, en bouteille doit être achetée par les résidents. L’eau pour le lavage et le sanitaire devrait être fournie par les résidents eux-mêmes.
- Le Camp Liberty possède aussi un dispensaire qui peut accueillir des personnels et des matériels. (Ce qui signifie seulement des bungalows, dépourvu de personnel et de matériel qui pourrait être transformé en un dispensaire!)
- Les Infrastructures pour les personnes handicapées, y compris les pentes, les escaliers et les installations sanitaires n'existent pas et doivent être construits par les habitants!
- La salle à manger est disponible avec des sièges pour plus de 700 personnes (et non 5500 personnes)
- Il est prévu que l'équipement pour le dispensaire seront apportés par les résidents (en un mot cela signifie tout simplement que l’on va répéter l’expérience d’Achraf où les résidents ont placé leurs propre équipements médicaux à la disposition des forces irakiennes qui ont transformé le soit disant hôpital 'Nouvel Irak' à un centre de torture dans lequel 12 personnes sont décédées en raison des restrictions médicales).
- Selon l'évaluation finale, le 28 Janvier, le camp Liberty était prêt à héberger immédiatement seulement 800 personnes.
- Le camp a été divisé en sept sections, dont six ne sont pas encore prête. L’évaluation est plutôt basée sur l’existence des infrastructures (réservoirs d'eau, évacuation des vendages, générateurs d'électricités, etc.) et non sur leur fonctionnement.
- l'évaluation technique n'a pas abordé le bon fonctionnement de l'équipement de cuisine, le nombre et la capacité des évacuations des vidanges et les réservoirs d'eau et les générateurs d'électricités.
A propos de fonctionnement des climatiseurs et des chauffages il est indiqué:
Cependant, dans la seule unité qui procède des climatiseurs et des chauffages on ne peut pas forcement conclure qu'ils sont en état de fonctionnement.
- 117 mille mètres carrés d'espace ouvert mentionné dans le communiqué de presse de la MANUI 'offrant de nombreuses possibilités pour l'exercice et de loisirs' n'est rien d’autre qu'un terrain désert les résidents doivent eux-mêmes transformer un jour en piste du sport ou parc de loisirs. En réalité il n’existe aucun lieu de loisir ou d’éducation dans le camp.
Il est bon de noter que que selon le comte rendu de l’évaluation technique, le travail d’évaluation s’est effectué avec l’aide et l’accompagnement d’officier irakiens qui ont participé au massacres du juillet 2009 et d’avril 2011 et qui ont joué durant ces trois dernières années les rôles majeurs dans le blocus contre les habitants d’Achraf.

5 – L'évaluation technique de la zone approuvée concerne un camp de réfugiés normal, dont les habitants ont la liberté de mouvement pour aller à l'extérieur du camp et l'utilisation des services publics civils tels que les parcs, les stades de sport, les lieux de culte, les cinémas et les bibliothèques publiques. Cette évaluation ne peut être valable pour les résidents d'Achraf, qui - selon les déclarations de M. Kobler - n'auront pas la liberté d'aller en dehors du camp et toutes leurs activités vitales seront limitées au territoire limité de ce camp.

6 - Il est maintenant clair, pourquoi la demande des résidents d'Achraf pour la visite de ce camp Liberty, par quelques uns, a été refusée.

7 - Les hauts murs en béton élevés autour du camp, équipées de caméras cachées et d’autres visibles, et les deux postes de police, ajouté par des postes d'observation de police à l'intérieur du camp, ne laissent rien à envier d’une prison.

8 - Personne n'est autorisé à quitter le camp Liberty et l'accès des résidents à l'emplacement même du HCR et des observateurs de l'ONU, près du camp n'est pas possible. Si quelqu'un veut aller à l'emplacement du HCR ou les observateurs de l'ONU en dehors du camp, il est obligé de circuler dans des véhicules militaires irakiens, surveillé par des hommes en armes.

9 – La signature des contrats avec des entreprises et des entrepreneurs pour les nécessités quotidiennes du camp, y compris l'eau potable inexistant dans le camp, n'est autorisée que si les entreprises et les entrepreneurs ne figurent pas sur la liste noire du gouvernement irakien. Le transport des ordures en dehors du camp doivent être effectués par ces entrepreneurs. Les résidents sont responsables du rejet d'eaux usées et des véhicules spéciaux doivent être fournis par eux et à leurs frais, mais les pilotes doivent être de la police irakienne.

10. Le gouvernement irakien va enregistrer les adresses des habitants selon les noms des rues en gravier et de la numérotation des bungalows et chambres, comme dans les sections et les cellules d’une prison. Toutes visites de l'ONU ou des ambassades doivent être signalées à l’avance au gouvernement irakien.

11. Le déplacement du premier groupe d'habitant d’Achraf vers Liberty, dont l'ambassade du régime iranien et la Force terroriste Qods connaissent en détails toutes les modalités, se fera par des bus irakiens. Les agents du régime ont planifié de lapider les résidents lors du passage des bus au carrefour Qossayrin. Ceci est le scénario similaire réalisé à Achraf même en octobre, novembre et décembre de l'année 2010 et en janvier 2011.

12. Un autre problème non résolu dans ce transfert des résidents d'Achraf à Liberty concerne la sécurité et le sort des 200 résidents handicapés et des blessés, dont l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) possède les noms. Le représentant de l'OMS a rencontré un certain nombre de ces patients sur leurs lits et les fauteuils roulants le 19 janvier. Alors que les séances d'information présenté au Conseil de sécurité de l'ONU ont souligné que pour transférer les résidents d'Achraf, le gouvernement irakien a besoin de plus de temps pour devoir améliorer les normes humanitaires de Liberty de manière acceptable, et que l'OMS et le HCR doivent donner leurs approbations, ces organismes n'ont pourtant pas encore annoncé une telle approbation.

Les faits honteux mentionnés ci-dessus soulèvent deux questions fondamentales auxquelles la MANUI et le Représentant spécial Martin Kobler doivent fournir des réponses claires pour:

Premièrement - Quel est le statut légal des résidents d'Achraf et de ceux qui vont à Liberty, de quelles lois et règlements dépendent-ils? Sont-ils des demandeurs d'asile ou des prisonniers? et comme l'ambassadeur des mollahs a rapporté - citant M. Kobler - sont-ils considérés comme des «terroristes» et, selon M. Maliki sont-ils dépourvu de toute désignation légale?

Deuxièmement - les résidents d'Achraf ont-ils réellement le droit de choisir et de se déplacer volontairement ? Ou comme leur a bien signifié M. Kobler, lors de sa rencontre avec les représentants d'Achraf, le 28 janvier ; s’ils ne se déplacent pas vers le camp Liberty dans les conditions évoquées, ils devraient s’attendre à de nouvelles attaques…

Avec sa vive protestation, la Résistance iranienne attire l'attention du Secrétaire général de l’ONU, le Haut Commissaire pour les réfugiés, la Haute Commissaire pour les droits de l'homme, la Secrétaire d'Etat américaine et la Haute Représentante de l'UE sur le scénario dangereuse qui se joue avec l’annonce faite sur la conformité du camp Liberty pour accueillir 5500 personnes. La Résistance iranienne exhorte en particulier le Haut Commissaire António Guterres à intervenir d'urgence et du moins, réaffirmer le statut de réfugié des patients, des handicapés et des blessés d’Achraf dans le plus bref délai.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 2 février 2012
(source : Conseil national de la Résistance iranienne)


02/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Gaz naturel : La construction du gazoduc Iran-Pakistan se poursuit

Le Pakistan ne renoncera pas au projet de gazoduc avec l'Iran, en dépit de l'embargo de la communauté internationale sur l'Iran. Le porte-parole pakistanais du ministère des affaires étrangères a assuré que les sanctions concernaient principalement le nucléaire et en aucun cas le pipeline.

Le secrétaire d'Etat du pétrole et des énergies du Pakistan a affirmé, selon la presse locale, le 31 janvier, que les besoins du pays étaient trop importants pour renoncer au gaz du gisement iranien South Pars. Cette installation pourrait fournir quotidiennement au pays, 21,5 millions de mètres cubes de gaz.

Les Etats-Unis sollicitent régulièrement le Pakistan pour qu'il abandonne le projet, en lui promettant des aides pour se fournir en gaz au Tajikistan. Mais Islamabad semble bien déterminé, le gouvernement a annoncé que son tronçon de gazoduc serait achevé d'ici 2014 et relié aux 900 km déjà construits en Iran. L'objectif de Téhéran étant d'atteindre ensuite l'Inde puis la Chine.
(source : Zonebourse.com)


02/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
L'Iran traque ses 'bombes' sur Facebook

La police iranienne a arrêté les quatre administrateurs d'un groupe iranien qui avait organisé un concours de miss sur Facebook.

Par ARMIN AREFI

Qui a dit qu'il n'y avait pas de miss en Iran ? Si les concours de beauté sont interdits dans le pays depuis l'avènement de la République islamique en 1979, la jeunesse iranienne semble avoir trouvé la parade. En plus d'informer le monde entier sur la réalité du pays, après l'expulsion de la grande majorité des journalistes étrangers depuis 2009, le réseau social Facebook sert désormais de plate-forme pour une élection... pour le moins inattendue en République islamique.

Le groupe Facebook 'Daaf and Paaf' ('Les bombes') a invité les jeunes Iraniens - filles et garçons - à lui envoyer leur portrait, dans le but d'organiser le premier concours de beauté 'online', révèle le blog 'Persian Letters', de la journaliste iranienne Golnaz Esfandiari. Seront élues les bombes perses les plus 'hot'. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que l'invitation a vite créé le 'buzz' sur la Toile iranienne, en dépit du blocage par les autorités islamiques du réseau social le plus connu au monde. En quelques jours, des centaines de photos personnelles en provenance de quelque 27 000 utilisateurs ont été envoyées au groupe. Précaution d'usage, seuls les prénoms des candidats ont été publiés.

'À force de nous voiler, les ayatollahs nous ont frustrées'

Fond de teint appliqué à outrance, rouge à lèvres débordant allègrement, ou encore cheveux peroxydés, les Iraniennes rivalisent d'ingéniosité une fois le voile tombé. 'Ces visages dignes des films hollywoodiens sont monnaie courante, sous le foulard, dans les rues de Téhéran', rappelle Mahsa, étudiante iranienne. 'À force de nous voiler, les ayatollahs nous ont d'autant plus frustrées. Le visage est la seule chose qu'il nous reste, on se doit donc de mettre le paquet.' Or même en ligne, le concours a provoqué la fureur des autorités islamiques.

Le 30 janvier dernier, la 'cyberpolice iranienne' a annoncé avoir détruit le groupe Facebook. 'Au nom de Dieu, nous vous informons que la page Daaf and Paaf est désormais sous le contrôle de la cyberpolice', écrit la police iranienne sur son site. 'Les quatre administrateurs du groupe ont été identifiés et arrêtés pour avoir incité les internautes à accéder à un contenu vulgaire'. Pourtant, il n'est pas inutile de rappeler que si beaucoup d'Iraniennes aiment à se maquiller de la sorte sur la Toile, l'Iran est un des pays de la région dont les internautes consultent le plus de sites pornographiques.

Condamnation à mort

Dès la publication de la nouvelle, les internautes iraniens ont pris d'assaut le seul espace de liberté qu'il leur reste - les commentaires de l'article posté par la police - pour faire part de leur consternation : 'Vous avez déjà volé aux jeunes le droit d'être heureux dans la rue, si bien qu'ils sont désormais condamnés à rester chez eux, jour et nuit, en essayant de prendre du bon temps sur le Net. Et maintenant, vous vous attaquez aussi à cela.' L'internaute ne croit pas si bien dire. Le gouvernement iranien a déployé dans les rues du pays ces dernières années ses 'brigades des moeurs', chargées de faire respecter à sa jeunesse la morale islamique en matière de vêtements. Foulards tombants, manteaux courts, ou chevilles au vent, rien n'échappe à ces agents de police en tchador noir. Mais tous ces efforts sont peine perdue. En dépit des arrestations, les jeunes sortent souvent gagnants de ce jeu institutionnalisé du chat et de la souris. Et Les 'mauvaises' habitudes reprennent de plus belle.

Mais les autorités de Téhéran savent s'adapter. En attendant l'Internet 'halal' qu'elles ont promis d'instaurer, la police iranienne a lancé sa première unité de cyberpolice. Sa mission : confondre les 'criminels de l'Internet' et protéger l'intérêt national. En d'autres termes, traquer tout 'comportement immoral' de la part des internautes iraniens. L'annonce fait désormais craindre aux participants du concours de beauté que leurs photos ne soient utilisées pour retrouver leur identité. D'autant que les autorités iraniennes ont déjà fait leurs preuves. L'année dernière, deux internautes ont été emprisonnés en raison de leurs post sur Facebook. Surtout, le 29 janvier dernier, le citoyen irano-canadien Saeed Malekpour a vu sa peine de mort confirmée par la justice iranienne. Selon ses proches, il a développé un programme permettant de poster des photos sur lnternet. Pour Téhéran, il a créé un site internet pornographique.
(source : Le Point)


02/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
L'Iran renomme ses navires pour éviter les sanctions

par David Koskas

L'Iran a renommé plusieurs de ses navires, afin d'échapper aux sanctions sur le transfert d'armes et sur l'approvisionnement en matériel lié au nucléaire.

C'est ce que révèle une récente étude, qui précise que même l'immatriculation des navires a été modifiée.

L'institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Stockholm International Peace Research Institute, SIPRI), qui travaille à la résolution des conflits internationaux de façon pacifique, a publié lundi une liste d'incidents relatifs au transfert illicites d'armes et de drogue.

La flotte maritime marchande nationale de l'Iran, la Islamic Republic of Iran Shipping Lines (IRISL Group), a rebaptisé 90 de ses 123 navires depuis 2008, d'après l'étude.

Autre manœuvre de la compagnie: changer l'immatriculation de ses bateaux, ce qui l'a fait sortir en avril dernier de la liste des cent flottes les plus importantes du monde, alors qu'elle y occupait la 23ème place.
'Les navires iraniens sont mélangés comme un paquet de cartes d'un casino de Las Vegas', a indiqué Hugh Griffiths, un des auteurs de l'étude et spécialiste du trafic d'armes.

Israël est évidemment concerné par cette information.
Ces dernières années, l'état hébreu a intercepté plusieurs bateaux iraniens transportant des armes pour différents groupes terroristes de la région, et depuis quelques temps, le chef d'Etat-Major de son armée, Benny Gantz, tente de convaincre les pays européens de participer davantage à la lutte contre le trafic maritime de Téhéran.

En 2009, Tsahal a capturé le Francop, un bateau qui s'apprêtait à livrer des tonnes d'armes au Hezbollah, et en mars dernier, ce fut le tour du Victoria, qui, lui, amenait 50 tonnes d'armes et de matériel avancé, comme des radars antimissiles, au Hamas dans la bande de Gaza.
(source : Israel infos)


02/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Iran/nucléaire: la Chine doit intervenir

La chancelière allemande Angela Merkel a souhaité aujourd'hui que la Chine demande à l'Iran de mener un programme nucléaire 'ouvert' et 'transparent', lors d'un discours prononcé peu après son arrivée à Pékin. Le programme nucléaire controversé iranien est une pierre d'achoppement entre la Chine et l'Occident, Pékin ne souhaitant pas de sanctions contre Téhéran, son allié.

Les Etats-Unis et l'Union européenne (UE) veulent accroître leurs sanctions contre l'Iran, en s'attaquant à l'industrie pétrolière du pays - par le biais d'un embargo graduel sans précédent - et à sa banque centrale. Le chef des inspecteurs de l'AIEA a affirmé hier qu'il restait 'encore beaucoup de travail à accomplir' avec l'Iran au sujet de son programme nucléaire controversé, au retour d'une visite de trois jours qualifiée toutefois de positive.

La Chine est devenue le premier partenaire commercial de l'Iran qui est son troisième fournisseur de pétrole. Pékin, qui a signé récemment de nombreux accords dans les hydrocarbures dans ce pays, s'est souvent dit opposé à des sanctions contre Téhéran, de même que Moscou. Malgré de fortes pressions occidentales, le premier ministre chinois, Wen Jiabao, a assuré que son pays continuerait à acheter du pétrole iranien, à la mi-janvier à Doha, lors d'une tournée dans les Etats du Golfe.
(source : Le Figaro)


02/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
L'Iran souhaite reprendre bientôt les négociations sur le nucléaire avec les puissances mondiales (officiel)

Le ministre iranien des Affaires étrangères Ali-Akbar Salehi a émis le voeu hier qu'une nouvelle session de négociations nucléaires entre Téhéran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU plus l'Allemagne puisse avoir lieu dans un avenir proche.

'Le travail préparatoire a été fait pour aller de l'avant avec les négociations sur le nucléaire et les consultations sont en cours pour passer aux étapes suivantes. J'espère que les négociations avec le G5 +1 se tiendront dans un avenir proche', a déclaré M. Salehi, cité par l'agence de presse officielle IRNA.

Mercredi, M. Salehi a également déclaré à l'agence de presse semi-officielle Fars que son pays était prêt à reprendre les négociations avec le G5 +1. Il a en outre annoncé que Téhéran allait bientôt envoyer une lettre aux six puissances mondiales pour exprimer sa volonté de reprendre les pourparlers.

'M. (Saïd) Jalili, négociateur iranien en chef du nucléaire, avait auparavant annoncé sa volonté de tenir des pourparlers avec le G5 +1 et qu'il allait annoncer cette nouvelle une fois encore', a affirmé M. Salehi, cité par la presse.

'Nous espérons que la rencontre aura lieu dans un avenir peu lointain', a-t-il dit.

Les négociations sur le nucléaire entre l'Iran et le G5 + 1 à Istanbul en Janvier 2011 n'ont pas aboutià un accord, Téhéran refusant toute idée de suspension de l'enrichissement en uranium en échange d'avantages commerciaux et technologiques, comme cela a été exigé par plusieurs résolutions que le Conseil de sécurité a adoptées depuis 2006.

Dimanche, une délégation de haut niveau de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), dirigée par son inspecteur en chef Herman Nackerts, est arrivée à Téhéran pour mener trois jours de négocations sur le dossier nucléaire iranien controversé, source de tensions entre l'Iran et les pays occidentaux sur une série d'incidents.

A propos de la visite de la délégation de l'AIEA en Iran, M. Saleh a précisé que son équipe d'experts n'avait pas inspecté de sites nucléaires iraniens, bien que les autorités iraniennes aient pris des arrangements à cet effet.

La presse officielle iranienne a qualifié de 'positifs et constructifs' les pourparlers de trois jours sur le dossier nucléaire iranien entre l'Iran et la délégation de l'AIEA.

Celle-ci a déclaré mercredi qu'une autre rencontre entre l'AIEA et l'Iran sur le programme nucléaire iranien pourrait avoir lieu à Téhéran les 21 et 22 février.
(source : XINHUA)


02/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
En Israël, Baird appelle à plus de sanctions contre l'Iran

Herzliya

Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a conclu hier sa visite d'Israël et des territoires palestiniens avec l'espoir que les leaders de l'État hébreu continueront d'appuyer les sanctions plus dures de la communauté internationale envers l'Iran et ses ambitions nucléaires.

Lors d'une conférence de presse organisée en marge de la XIIe Conférence israélienne annuelle d'Herzliya sur la sécurité, M. Baird a soutenu que les sanctions commençaient à avoir un impact significatif.

Il est important, pour la communauté internationale, de redoubler d'efforts pour lutter contre les plans nucléaires, a-t-il ajouté, parlant d'utiliser toutes les mesures diplomatiques possibles en la matière.

Lors de ses discussions avec des dirigeants israéliens, le ministre a également dit avoir entendu parler de craintes concernant l'état «lamentable» des droits de la personne en Iran, qui alimente aussi les tensions dans le sud du Liban, la bande de Gaza et à Bahreïn.

Les mêmes questions surgissent régulièrement lors de ses discussions avec les ministres arabes des Affaires étrangères, a-t-il ajouté.

Questionné à propos de la possibilité d'une frappe militaire contre l'Iran, M. Baird a répété les propos du président américain Barack Obama, selon qui «tout est possible», bien qu'il ait réitéré la nécessité de poursuivre les échanges diplomatiques.

Le ministre a également soutenu l'exigence d'Israël voulant que les Palestiniens reviennent sans conditions à la table de négociations.

Il s'est toutefois montré confiant que l'impasse des colonies israéliennes illégales en vertu du droit international serait bientôt chose du passé. Les deux parties ont par le passé affirmé que les frontières de 1967 représentaient un point de départ pour des échanges de territoire mutuels, a dit M. Baird.

Celui-ci a aussi salué l'approche de la Ligue arabe qui a demandé l'intervention du Conseil de sécurité de l'ONU dans le dossier syrien et l'imposition de sanctions. Au dire de M. Baird, il s'agit là d'une «évolution appréciée de la situation».
(source : Presse Canadienne)


02/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
L'AIEA multiplie les aller-retour en Iran, pour le plus grand agacement des Occidentaux

Ils en reviennent à peine, ils annoncent qu’ils y retourneront bientôt. Les diplomates de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), de retour de Téhéran, prévoient déjà de repartir dans trois semaines, afin de poser de nouvelles questions sur le volet militaire du programme nucléaire iranien. Des allers et venues fraîchement accueillis par les Occidentaux, pour qui l'Iran est toujours plus proche de la bombe. Ces derniers soupçonnent une fois encore le régime iranien de manipuler l’AIEA pour gagner du temps.

Avec notre correspondant à Vienne, Blaise Gauquelin

« On retombe dans la gaudriole, cela n’a pas de sens » : voici comment un diplomate d’un grand pays occidental commente le nouveau voyage des inspecteurs de l’AIEA en Iran, prévu les 21 et 22 février 2012.

Il estime que le régime avait trois jours pour répondre aux questions soulevées par le dernier rapport très dur de l’agence, et que s’il ne l’a pas fait cette semaine, c’est qu’il ne le fera jamais.

Jointe par RFI, une porte-parole de l’AIEA se refuse à communiquer l’identité des interlocuteurs iraniens avec qui les négociations se déroulent. De nombreux experts pensent que le volet militaire du programme nucléaire iranien est dirigé par les Gardiens de la révolution, qui dépendent du Guide Ali Khamenei, le chef de l’État. Ils pensent, par conséquent, que les interlocuteurs gouvernementaux envoyés par le régime pour négocier avec l’AIEA ne sont en fait au courant de rien.

Le prochain rapport de l’AIEA concernant l’avancée du programme nucléaire iranien devait justement être livré aux délégations le 21 février prochain. Il est désormais fort probable que la date de sa livraison sera repoussée.

Pendant ce temps, l’Iran continue d’enrichir de l’uranium malgré les sanctions et les condamnations de la communauté internationale.
(source : RFI)


01/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Achraf: Changement de régime en Iran - les conditions sont désormais réunies

Par Lord Carlile

HUFF POST – 30 janvier 2012 - La vie de mollah en Iran doit être assez déconcertante. Tous ceux au pouvoir à Téhéran aujourd'hui sont sans aucun doute profondément inquiets au sujet de leur bien-être financier et de l'avenir de leur pouvoir. Les sanctions sont arrivées par vagues et sapent les fondations de l'économie nationale. Les États-Unis et l'Union Européenne sont résolus à invalider la banque centrale iranienne, l'industrie pétrolière, et même la capacité du régime de faire du négoce d'or ou de diamants.

Comme si les problèmes économiques ne suffisaient pas, le principal allié régional des mollahs, la Syrie, tombe dans la guerre civile. Depuis Téhéran, cela ne doit paraître que comme une question de temps avant que Damas ne tombe – tout comme Tripoli est tombé – laissant les mollahs sans allié aux environs autre que l'Irak déchiré par la guerre.
Ceux au pouvoir surveillent probablement en permanence leurs arrières, les uns comme les autres. À l'instar d'autres pays de l'Afrique du Nord et du Moyen Orient, les Iraniens sont un peuple jeune et énergique, qui ont montré par le passé une volonté de s'élever contre le totalitarisme.
Les conditions sont, en résumé, réunies pour un changement de régime. Tout ce qu'il faut, c'est une opposition organisée pour s'élever et prendre les rênes du pouvoir. Pour les mollahs, ce dernier point est crucial : l'opposition iranienne, les Moudjahidine du Peuple d'Iran (OMPI/MEK), doit être détruite à tous prix s'ils veulent survivre.
Dans ce contexte, il est facile de voir pourquoi les 3400 hommes et femmes vivant dans le camp d'Achraf, en Irak, sont en haut de la liste des cibles de Téhéran. Ces personnes sont des sympathisants de l'OMPI et représentent une source d'irritation pour le régime iranien depuis des décennies.
Le premier ministre irakien Nouri al-Maliki, le larbin de l'Iran à Bagdad, avait menacé de démanteler le camp avant la fin de 2011 et de disperser les résidents. Étant donné que les troupes irakiennes avaient déjà attaqué le camp à plus d'une occasion, tuant des dizaines de résidents, il y avait de réelles craintes que la fin du camp soit également la fin des résidents eux-mêmes. Le délai n'a été étendu que lorsque la dirigeante de l'OMPI, Maryam Rajavi, a accepté que les résidents soient relogés dans le camp Liberty, une ancienne base militaire américaine dans la capitale irakienne.
L'accord de Mme Rajavi n'a été donné qu'avec réticence et seulement après avoir reçu des assurances de la part de la Secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, et qu'il a été stipulé que les Nations Unies surveilleraient les conditions dans le camp Liberty, où de nombreux résidents risquent de passer un long séjour. Malheureusement, cette confiance a été trahie en quelques semaines. Non seulement le gouvernement irakien revient sur ses promesses de respecter les vies et la décence de la communauté d'Achraf, mais l'ONU garde également le silence sur la transformation du camp Liberty en un camp de concentration, un lieu plus approprié pour le bétail que pour des êtres humains.
« Pensez-vous que l'action de l'ONU concernant le camp d'Achraf et le camp Liberty est anormale ? », a demandé Rudy Giuliani, ancien Maire de New York, dans son discours lors d'une conférence internationale plus tôt ce mois-ci. « Ils ferment les yeux sur le fait que ces personnes vont vivre dans un km². Ils ferment les yeux sur le fait qu'il n'y a pas d'eau potable dans le camp Liberty. » Il n'y a pas une « seule route goudronnée dans le camp » ni un « seul espace vert », a dit M. Giuliani à la conférence, qui était organisée par le Comité Français pour la Démocratie et les Droits de l'Homme en Iran. Ce n'est pas un camp, a-t-il dit, mais une prison.
« Le gouvernement irakien a refusé de permettre à aucun des résidents de visiter parce qu'il ne veut pas qu'ils voient à quel point leurs conditions d'emprisonnement vont être effroyables », a-t-il ajouté. « L'ONU n'a protesté contre rien de tout cela. C'est tout simplement honteux pour l'ONU de permettre que cela suit son cours. C'est honteux pour l'ONU de se soumettre aux exigences d'un régime tel que celui de Maliki et en fin de compte de fermer les yeux sur le fait qu'en réalité, ce qu'ils font, c'est se soumettre aux exigences des mollahs iraniens. » Al-Maliki n'est, a entendu l'audience de la conférence, « qu'une marionnette accrochée à un fil faisant ce que lui disent les mollahs iraniens ».
Pour raviver encore les plaies, l'ambassadeur de l'ONU en Irak, Martin Kobler, a manqué de réfuter les affirmations iraniennes les plus outrancières. Selon l'ambassadeur iranien à Bagdad, des centaines de résidents du camp d'Achraf veulent être transférés à Téhéran, où, en tant que sympathisants de l'OMPI, ils risqueraient la prison, la torture et éventuellement l'exécution. Les Nations Unies considèrent que l'OMPI est une organisation terroriste, selon la dernière salve diplomatique iranienne. Pourquoi M. Kobler ne dément-il pas ces mensonges ? De quel côté est l'ONU ?
Les résidents d'Achraf doivent penser que leur histoire est celle de la trahison. C'était les États-Unis, après tout, qui, après avoir libéré l'Irak, ont promis de les protéger s'ils acceptaient de se désarmer. Les États-Unis ne sont plus en Irak, mais les résidents sont loin d'être en sécurité. Une seconde trahison est maintenant en préparation. Pour un organisme tel que les Nations Unies, le silence face à l'oppression n'est rien moins que scandaleux.

Lord Carlile of Berriew, Commandant de l'Empire Britannique, Membre de la Société Royale des Arts, Conseiller de la Reine
(source : Conseil National de la Résistance Iranienne)


01/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Une représentation irréaliste et inversée des conditions de détention au Camp Liberty préparant le terrain aux agressions et à la répression des résidents d'Achraf

Dans la soirée du 31 janvier, le bureau d'information de la MANUI à Bagdad a publié une déclaration sur la préparation du camp Liberty pour le transfert des résidents d'Achraf, et a annoncé:
«Le Haut commissariat pour les réfugiés et le Bureau des droits de l’homme de la MANUI ont maintenant confirmé que l'infrastructure et les installations du Camp Liberty sont en conformité avec les normes humanitaires internationales exprimées dans le protocole d'accord.'

Ainsi, une fois de plus, les résidents d'Achraf sont confrontés à un fait accompli semblable à la signature du protocole d'accord entre M. Kobler, représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU, avec le gouvernement irakien.
Il semble que la déclaration a été écrite à l'insu du Haut commissaire pour les réfugiés, de la Haute commissaire aux Droits de l'Homme de l'ONU et de l'Organisation mondiale de la Santé qui sont les parties concernées dans la question d'Achraf. En même temps, la déclaration tend à ignorer la pleine responsabilité de M. Martin Kobler, Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU en Irak, et à faire endosser cette responsabilité au HCR et au Bureau des droits humains de la MANUI à Bagdad.
Le but est clair, comme l’ont écrit les représentants des Achrafiens dans leurs lettres des 25 et 29 janvier à M. Kobler, il signifie : 'Soit vous acceptez +volontairement+ ces conditions et obéissez, soit vous et votre leadership endossez les futurs tirs de roquettes et ensuite le massacre qui suivra la prochaine échéance! '
1. La déclaration de la MANUI et les propos de M. Kobler ignorent les critères fondamentaux des droits de l'homme, se limitant à évoquer des questions comme : la zone de plus d'un demi kilomètre carré (exactement 0,683 km carré ), selon la MANUI, a la capacité de recevoir 5500 personnes et il existe une douche pour huit personnes et un robinet d'eau pour sept personnes. La déclaration de la MANUI précise cependant que selon les normes humanitaires, une douche pour 20 personne, et un robinet d'eau pour 100 personnes sont suffisants!
2. Or, la réalité du camp Liberty, décrit par M. Kobler aux représentants d'Achraf, est bien différente :
• Il n'y a pas d'eau potable.
• Les résidents n'ont pas le droit d'entrer et de sortir librement, d'avoir accès à des avocats, ou aux services médicaux.
• Ils ne peuvent pas prendre leurs véhicules et leurs biens meubles avec eux et ne sont pas autorisés à prendre leurs 'affaires personnelles'. La question des véhicules et des biens meubles et immeubles est totalement ignorée.
• Alors que le camp Liberty est encerclé de murs de béton de 3,6 mètres de haut et de militaires irakiens et que tous les accès sont contrôlés, les forces de sécurité irakiennes auront aussi une forte présence à l'intérieur même du camp.
• Les résidents n'auront aucun accès physique et personnel, 24h/24h aux observateurs de l'ONU, le contact avec eux, comme à Achraf, sera seulement par téléphone.
• Aucune mention n'est faite des installations nécessaires pour les blessés et les handicapés.
• Au lieu d'un camp de réfugiés, ils ont illégalement désigné le camp Liberty comme 'lieu de transfert temporaire- LTT' pour masquer le manque excessif des normes nécessaires pour un camp de réfugiés et les violations des lois et règlements relatifs aux réfugiés et aux demandeurs d'asile.
3. Le 25 janvier, le représentant du gouvernement irakien, en présence de M. Kobler, a signifié aux conseillers juridiques des Achrafiens que lors du processus de transfert au camp Liberty, chacun des résidents devra se présenter au siège de la brigade des forces irakiennes, sera isolé et après une fouille corporelle, sera transféré en bus irakien, alors que leurs effets personnels seront transférés séparément au camp Liberty par les forces irakiennes; immédiatement après l'arrivée à Liberty, il seront soumis à un relevé d'empreintes digitales. Une procédure qui qui n'est en fait pas différente du transfert des prisonniers de guerre et des détenus.
4. Dans sa lettre adressée à M. Kobler le 25 janvier, le représentant des résidents d'Achraf en dehors d'Irak a rappelé: «Avez-vous l'intention de nous placer une fois de plus devant le fait accompli, comme dans le cas de la signature du protocole d'accord, cette fois au sujet de la préparation du camp Liberty?'
«Avant tout annonce politique et de propagande au sujet de la préparation de Liberty, nous vous prions d'attendre pour avoir le temps d'en discuter à Paris lors de notre rencontre dans la première semaine de février, pour voir quelle solution nous pourrons trouver à cette situation extrêmement tragique et complexe. Je ne demande que l'impartialité de votre part.'
« Trouvons ensemble une solution avec les avocats des deux parties, au sein du comité juridique que vous avez vous-même proposé aujourd'hui. Cela peut être un comité mixte juridique avec la participation des avocats du gouvernement irakien, la MANUI et le HCR, et qui se réunirait à Genève, à Bruxelles ou à Paris, sous votre présidence. Cela nous permettrait de signer un document sur les modalités du transfert acceptable pour toutes les parties, comme souhaité par le Secrétaire général Ban Ki-moon, et réitéré par vous même le 6 décembre dernier au Conseil de sécurité. Par la présente, afin de réunir le comité juridique conjoint, qui restera confidentiel, je souhaite lancer une invitation dans ce sens, à travers vous, aux représentants et aux avocats du gouvernement irakien, tout en prenant en charge tous les frais de cette démarche. «
5. Le 26 janvier, le HCR a écrit aux avocats d'Achraf à Londres: «Le HCR a envoyé un expert en aménagement des abris pour conseiller le gouvernement irakien.'
Le 27 Janvier, le RSSG a écrit au Représentant des résidents d'Achraf à l'extérieur de l'Irak: «Je n'ai aucune influence sur le planificateur de site (l'expert en aménagement des abris) du HCR pour confirmer que le camp Liberty est en conformité avec les normes humanitaires internationales. Hier, lors de notre rencontre à Achraf, l'urbaniste a présenté aux représentants des résidents son appréciation.'
Toutefois, dans une réunion le 25 janvier avec les conseillers juridiques d'Achraf, le planificateur de site a clairement affirmé que son travail était de vérifier et évaluer les infrastructures, et non les normes, qui sont une question politique, loin de ses prérogatives. Vous conviendrez que la question des infrastructures, tel que le nombre de douches nécessaires pour un nombre déterminé de personnes, peut être observé dans toute prison, tandis que le principal problème qui touche le camp Liberty relève des normes de comportement.
Pour cette raison, le 27 janvier, le représentant des résidents à l'extérieur de l'Irak a écrit au RSSG:
'Il est évident que dans le cadre de l'ONU, en tant que RSSG, vous êtes l'autorité responsable du plan de réinstallation au Camp Liberty dans tous ses détails, à moins que vous ne déclariez que c'est le HCR qui est responsable de ce plan. Dans ce cas, nous aborderons la question avec le HCR ».
Le 29 janvier, dans sa lettre au RSSG, le représentant des résidents d'Achraf a ajouté:
- «Nous regrettons profondément que le gouvernement irakien refuse d'accorder la permission à une équipe d'experts des Achrafiens ou à leurs avocats de visiter le camp Liberty avant la réinstallation des résidents. Pour votre part, vous avez confirmé que l'obstination du gouvernement irakien à refuser à une telle demande est simple: c'est le souci de voir qu'à la suite d'une telle visite, les résidents refusent d'y aller. Toutefois, une visite préalable à Liberty est un droit minimum et l'obstruction du gouvernement irakien est dépourvue de toute justification logique et juridique. Il semble que le gouvernement irakien cherche à conduire les résidents d'Achraf dans une prison sans permettre à leurs représentants ou à leurs avocats de voir le site préalablement, et seulement sur la base de photographies que vous nous avez envoyées et qui ne reflètent en rien la vérité.'
- «Vous avez déclaré que le Secrétaire général de l'ONU n'a pas le temps de se pencher sur les détails de nos courriers, et par la suite vous nous avez demandé d'y répondre par un seul mot, « oui » ou « non», si les résidents ont bien l'intention d'aller au Camp Liberty?
Notre réponse a été: Comme vous le savez, à la demande de Mme Radjavi, Présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, depuis le 30 décembre, 400 résidents d'Achraf se sont déclarés prêts à se déplacer avec leurs biens meubles et leurs véhicules au Camp Liberty. Cependant, beaucoup d'entre eux ont été déçus après avoir entendu les déclarations du Premier ministre Maliki au sujet des mandats d'arrêt, ainsi que les propos infâmes que Hassan Dana'ifar vous a attribués. Néanmoins, Madame Parsa'i fait de son mieux à Achraf pour convaincre d'autres résidents d'aller au camp Liberty. A Achraf, nous sommes prêts pour le transfert de 400 résidents à Liberty avec leurs véhicules et leurs biens meubles, comme l'a déclaré Mme Radjavi le 28 décembre dernier (…) Nous regrettons cependant que le gouvernement irakien refuse cette demande minimale alors qu'il confisque les habitations de milliers de personnes qui ont travaillé et investi pendant 26 ans à hauteur de centaines de millions de dollars. Dans sa déclaration du 21 décembre 2011, le Premier ministre Maliki a lui-même déclaré qu'Ascraf 'est une ville irakienne et pas un camp comme mentionné par les médias '. Alors, pourquoi le gouvernement irakien ne permet-il pas aux résidents de prendre leurs véhicules et leurs biens meubles avec eux? Vous nous avez dit que vous n'avez pu obtenir l'accord du gouvernement irakien que pour dix véhicules pour les 400 personnes.
- «Contrairement à votre promesse, ce protocole d'accord qui détermine le destin et la vie de tous les résidents d'Achraf, a été signé avec le gouvernement irakien à notre insu et nous n'avons pas pu participer d'aucune manière dans les négociations. Aucune des garanties minimales que Mme Radjavi vous a demandées, ou qui ont été détaillées par écrit par le représentant des résidents à l'extérieur de l'Irak ne se trouvent dans ce protocole d'accord.'
'Nous vous avons informé, que selon tous les indices, les mesures du gouvernement irakien relèvent d'un expulsion forcée, que les normes indiquées par le droit international sont différents et bien au-delà des normes mentionnées par le planificateur de site du HCR, et que ces normes ne peut pas être négligées par les responsables de l'ONU. '
7. Dans la lettre du 29 janvier du représentant des résidents d'Achraf au RSSG, il était également indiqué : «Vous m'avez demandé si les résidents d'Achraf souhaitent la poursuite du travail de l’ONU et de mon travail personnel concernant Achraf ou non ? Certes, nous le voulons et même insistons dessus. Conformément aux avis d’éminents juristes internationaux, dont le professeur Eric David, la responsabilité de l'ONU dans le cas d'Achraf est une responsabilité légale et une obligation juridique afin que les cas tels qu’au Rwanda ne se répètent pas. Notre demande auprès du RSSG, concernant ce qui se passe sur le terrain en Irak, c'est de lui demander seulement d’agir, en conformité avec ce qui a été indiqué dans les rapports du SGNU pour : 'la mise en œuvre de tout accord qui soit acceptable pour le gouvernement de l'Irak et les résidents du camp', et conformement aux assertions du SGNU selon qui «l'accord jette les bases d'une solution pacifique et durable à la situation, en respectant la fois la souveraineté de l'Irak et ses engagements internationaux envers les droits de l’homme et le droit humanitaire international '(6 déc. 2011).
Aussi en tant que RSSG, vous avez souligné au Conseil de sécurité le 6 décembre: 'Toute solution viable doit être acceptable pour le gouvernement de l'Irak et pour les résidents du camp d'Achraf. La solution doit respecter le gouvernement irakien d'une part et d’autre part le droit international humanitaire, des droits humains et le droit des réfugiés'.
8. Le représentant des résidents d'Achraf a rappelé: «Concernant l'ingérence du régime iranien dans le dossier d'Achraf ainsi que les déclarations abjectes contre les résidents d'Achraf que l'ambassadeur du régime iranien à Bagdad (Hassan Dana'ifar est également un commandant connu de la Force terroriste Qods), vous a attribué et largement diffusé dans les médias du régime iranien, nous vous avons fait remarquer qu’il est notoire qu’aucun officiel du HCR, de l'ONU ou d'autres organisations internationales concernées 'n’est autorisé de s'asseoir et à discuter de la situation d’un demandeur d’asile avec le gouvernement du pays qu'il a fui.'
9. «Maintenant, après la signature du protocole d'entente avec le gouvernement irakien, nous vous avons demandé et continuons à le faire, comme vous l’a demandé Mme Radjavi, à Paris, qu'un document détaillé sur les modalités du transfert des résidents d'Achraf vers le camp Liberty qui ne laisse plus de place à de nouvelles tensions, soit signé par nos avocats, le gouvernement irakien, mais aussi le RSSG et les représentants des États-Unis et de l'UE. Bien que vous vous soyez abstenus, nous avons néanmoins une fois encore insisté sur notre demande légitime, logique et juridique qui éviterait les problèmes futurs. Nous vous exhortons à mettre cette suggestion à l'attention de SGNU. Ce document exhaustif faciliterait le transfert des résidents d'Achraf vers le camp Liberty '.
10. Dans le communiqué de presse de la MANUI à Bagdad, publié mardi soir, 31 janvier, il n'y a aucune référence au fait que la présence des résidents d'Achraf en Irak dans les 26 dernières années a été légale et pacifique, et cela a été stipulé clairement par le tribunal qui s’est tenu pour 36 résidents d'Achraf pris en otage en 2009. Le changement de gouvernement en Irak ne peut avoir modifié les droits acquis et le statut juridique des résidents d'Achraf et les obligations du gouvernement irakien à leur égard. Ne pas reconnaître cette réalité, va jusqu'à couvrir l’expulsion obligatoire de leurs demeures, et transforme le transfert vers le camp Liberty, sans les garanties minimum, en un déplacement forcé.
11. Le Conseil national de la Résistance iranienne a obtenu des documents secrets de l’intérieur du régime des mollahs au sujet d’un « plan de travail commun » pour le démantèlement de la force principale de l’opposition iranienne en imposant les conditions de vie au Camp Liberty à cette dernière en utilisant la MANUI en Irak. Selon ce plan, le Camp d’Achraf devra être fermé d’ici avril 2012 et ses habitants transférés par groupes de 350, éventuellement par groupes de 200. Le plan prévoit également que la MANUI devrait être placée en contact constant avec l’ambassade d’Iran à Bagdad, ce point étant précisé et compris. L’objectif est de forcer le plus grand nombre de résidents, à se repentir, à capituler et à retourner en Iran. L’objectif final est de placer les résidents d’Achraf devant une situation de fait accompli et de les soumettre aux conditions de vie illégales et inhumaines au Camp Liberty. S’ils refusent de se soumettre, l’étape prochaine sera de les rendre responsables de l’échec du plan et de l’attaque qui serait lancée contre eux en vue d’un massacre éventuel.
12. Hassan Dana'ifar, l’ambassadeur du régime des mollahs à Bagdad, a déclaré effrontément le 30 janvier que les représentants consulaires du régime seraient installés au Camp Liberty (Agence de presse officielle Mehr).
Dans une lettre datée du 26 janvier 2012 au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies, le Comité international des juristes pour la défense d’Achraf qui compte 8500 juristes à travers l’Europe et les Etats-Unis écrivait : « Toute ingérence de la part d’un régime auquel les résidents d’Achraf s’opposent en raison de leurs opinions politiques, opposition pour laquelle ils ont été accusés de « moharebeh » [lutte contre Dieu] et condamnés à mort est totalement illégal et contre tout principe du droit international ». Ce comité ajoute : « C’est un principe reconnu qu’aucune des autorités des Nations Unies ne peut faire intervenir le gouvernement d’un pays dans les affaires concernant un demandeur d’asile qui a fui la répression dans ce même pays. »
Le Conseil national de la Résistance iranienne a affirmé le 30 janvier : « Comme elle l’a réitéré à plusieurs reprises, la Résistance iranienne considère toute ingérence du régime des mollahs sur le sort et l’avenir des résidents d’Achraf comme une ligne rouge infranchissable qui ne sera jamais acceptée par ces derniers. Les propos de l’ambassadeur des mollahs montrent une fois de plus les tentatives du régime iranien pour torpiller et faire échouer une solution pacifique pour la crise du Camp d’Achraf, contre lesquelles la Résistance iranienne avait déjà lancé des mises en garde. Ainsi il convient que les Nations Unies, et plus particulièrement le Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Irak, condamnent, sans tarder, les déclarations de l’ambassadeur du régime iranien à Bagdad tout en affirmant que les Nations Unies et ses instances concernées comme la MANUI et le HCR rejettent toute ingérence directe ou indirecte du régime iranien dans les affaires du Camp Liberty et la détermination du sort des résidents d’Achraf. »
13. Le communiqué de presse de la MANUI datée du 31 janvier publié à Bagdad porte ce passage :
« Le gouvernement irakien s’est engagé à respecter les règles du droit humanitaire international. Personne ne sera renvoyé de force en Iran. Le relogement des résidents du Camp d’Achraf s’effectue de manière totalement volontaire. Le gouvernement irakien est responsable pour la santé et la sécurité des résidents d’Achraf pendant leur transfert et leur séjour. »
Mais la réalité est autre :
• Le gouvernement irakien a constamment traité les résidents d’Achraf de manière inhumaine et avec mépris. Au cours des trois dernières années celui-ci a tué 47 résidents et blessé 1071 autres ou les a écrasés avec ses véhicules blindés. En imposant un blocus et en interdisant l’accès aux soins médicaux, ce gouvernement a causé la mort de 12 d’entre eux. Alors que les Nations Unies sont restées silencieuses sur ces crimes, la justice espagnole a convoqué ceux qu’elle a accusés de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crimes contre la communauté internationale.
• Les résidents d’Achraf ne croiront en le respect, par le gouvernement irakien, des règles du droit humanitaire international que s’ils voient le rapport d’une commission d’enquête indépendante sur l’assassinat de 47 résidents comme cela a été exigé par la Haut Commissaire aux droits de l’homme, Mme Pillay, et qui en désigne les responsables, comme l’a demandé M. Ad Melkert, le RSSG dans sa déclaration du 15 avril 2011.
• Le secteur nord du Camp d’Achraf a été pillé par les militaires irakiens, et le pillage continue à ce jour. Le Camp Liberty a été mis à sac et pillé après le retrait des troupes américaines. Le relogement sans que les résidents d’Achraf puissent transférer leurs biens est le feu vert donné pour le pillage des biens d’Achraf dans une prochaine étape.
14. M. Kobler a affirmé et répété que le HCR délivrerait un certificat de conformité avec les normes internationales, mais en dépit des pressions diverses, ce dernier refuse de le délivrer se contentant de rapporter que l’infrastructure technique du camp est conforme aux normes internationales pour les camps de réfugiés.
Dans le communiqué de presse de la MANUI, les normes pour le traitement des résidents sont intentionnellement passées sous silence. Est-ce une manière de cacher la vérité ou d’éluder la responsabilité du déplacement forcé des résidents d’Achraf et éventuellement la responsabilité pour le massacre à venir ?

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 1 février 2012
(source : Conseil national de la Résistance iranienne)


01/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
L’Iran lance sa chaîne de télévision en Amérique latine

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, vient d’annoncer le lancement d’une chaîne iranienne en langue espagnole sur toute l’Amérique latine.

Afin de contrer l’influence anglo-saxonne en Amérique latine, le président iranien a décidé de lancer une chaîne 100% hispanophone, qui traitera des informations en provenance d’Iran et qui émettra 16 heures par jour sur tout le continent latino-américain. Le nom de la chaîne est « Hispan TV » et diffusera des infos, des films et des documentaires en provenance d’Iran. Ce geste de Téhéran suit de quelques semaines le déplacement d’Ahmadinejad en Amérique latine.

Le président iranien a, en effet, effectué une tournée sur le continent, l’amenant à Cuba, au Venezuela, au Nicaragua et à l’Equateur. Le lancement de cette chaîne survient alors que Washington et la communauté européenne tente d’isoler l’Iran au niveau diplomatique suite à son programme nucléaire controversé. La semaine dernier, l’Europe a décidé d’un embargo pétrolier contre l’Iran et a gelé les biens iraniens auprès de la banque centrale.

Du côté américain, en Décembre dernier, le gouvernement de Barack Obama décidait de bannir du marché américain toute institution financière faisant du business avec la banque centrale iranienne. Dans son style provocateur, le président iranien a explique le lancement de la chaîne : « Hispan TV va permettre de limiter la tentative de suprématie des états dominants. Cela va permettre aux peuples iraniens et latino-américains de mieux se comprendre. » Avant de conclure en espagnol : « 'Viva la Paz! Viva el Pueblo! Viva América Latina!' Juan Martin Soler
(source : Amerique 24)


01/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Iran: la Russie ne discute plus la question sur des sanctions

La Russie n’envisage plus de discuter au CS de l’ONU la question sur des sanctions à imposer à l’Iran.

C’est ce qu’a déclaré ce mercredi l’ambassadeur de Russie à l’ONU Vitaly Tchourkine lors d’un duplex Moscou-New York. D’après lui, le sujet des sanctions contre Téhéran est épuisé, et maintenant il est indispensable «de s’occuper sérieusement des pourparlers des Six avec l’Iran et de ses contacts avec l’AIEA».

Le diplomate a remarqué qu’au CS de l’ONU il n’existe pas de grande tension à propos du dossier iranien, à la différence de la situation en Syrie. A la fois, l’ambassadeur de Russie à l’ONU a reconnu que la tension qui monte entre l’Iran et la communauté internationale continue de susciter une grande préoccupation.

«C’est l’un des plus vifs sujets de 2012», a dit le diplomate en exprimant l’espoir concernant un dénouement heureux de ce problème.
(source : Voix de la Russie)


01/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
UE/Iran : négocier malgré la méfiance mutuelle - Tarja Cronberg

Parallèlement au débat avec Catherine Ashton et le vote d'une résolution sur l'Iran et son programme nucléaire, Tarja Cronberg (Verts), la députée européenne qui préside la délégation pour les relations avec Téhéran, évoque le principal problème des négociations : « l'UE se méfie des Iraniens et les Iraniens n'ont pas confiance dans les Européens. C'est un point de départ difficile mais les négociations sont nécessaires. Sinon, ce sera la guerre ».

Quel est le problème de l'UE avec l'Iran?
- Tarja Cronberg : L'UE a une longue histoire de négociations avec l'Iran à propos du nucléaire. Les Européens ont souvent cru que le gouvernement de Téhéran n'était pas sérieux, qu'il jouait avec eux et manquait de transparence. Les sanctions sont un message fort : l'UE est désireuse de négocier mais l'Iran doit prendre cette décision au sérieux.

Est-ce que l'Iran est le nouvel Etat voyou ?
- TC : Le discours de George W. Bush sur « l'Axe du mal » a créé une sorte de statu quo politique qui envenime la situation. Les Iraniens jugent que leur droit d'enrichir de l'uranium, reconnu notamment par plusieurs traités internationaux, a été injustement bafoué. En outre, ils s'estiment victimes de sanctions plus sévères que d'autres pays - le Japon, le Brésil...- qui se livrent à la même activité, dans le même cadre légal.

Je crois qu'il faudrait trouver des moyens pour inciter les Iraniens à revenir à la table des négociations et que Catherine Ashton devrait affirmer que l'UE est ouverte aux discussions, sans poser de conditions. Mais l'UE se méfie des Iraniens et les Iraniens se méfient des Européens : c'est un point de départ difficile mais les négociations sont une nécessité. Sinon, ce sera la guerre.

Quel est l'objectif des sanctions et quelle est la position du Parlement européen?
- TC : Ces sanctions sont assez générales et portent sur le pétrole et la banque centrale. Elles devraient avoir un impact sur l'économie iranienne dans son ensemble. Quant à savoir si elles inciteront le gouvernement à changer sa position, nous n'en savons rien; probablement pas. Il y a très peu d'exemples dans le monde où des sanctions ont conduit à un changement de politique.

L'Iran est acculé et le pays aura du mal à sauver la face à l'égard de sa propre population quand les négociations commenceront. D'où le besoin de trouver de nouvelles motivations. Le Parlement va voter une résolution demain. Il soutient les sanctions, tout en insistant sur le fait que l'Iran doit montrer davantage de transparence et d'ouverture concernant son programme nucléaire.

Dans quelle mesure ces sanctions vont-elles affecter la population?
- TC : Il est impossible de toucher à l'économie d'un pays sans avoir un impact sur la population. Je suis sûre que le gouvernement va devoir licencier des enseignants ou réaliser des économies dans les hôpitaux : les sanctions auront donc des conséquences sur les Iraniens, leurs emplois et leurs revenus.

Ces condamnations influenceront également l'économie mondiale et nous-mêmes. Nous devrons payer l'essence plus chère si le pétrole iranien n'afflue plus sur le marché. Le pire, c'est que ces coupes vont affecter des pays européens plus durement que d'autres : la Grèce, par exemple, importe la quasi-totalité de ses hydrocarbures d'Iran à de très bonnes conditions. Athènes va donc être directement concernée par ces sanctions. Ceux dans l'Union qui sont déjà confrontés à des problèmes économiques risquent de souffrir davantage.

Peut-on comparer l'Iran avec l'Irak?
- TC : Il existe certain parallèles : dans les deux cas, les Occidentaux ont suspecté des programmes de prolifération d'armes de destructions massives. L'Irak n'avait pas d'arme nucléaire et n'a jamais pris la décision de la développer. L'Iran non plus n'a pas non plus d'arme nucléaire. Une différence est que Saddam Hussein a suspendu les inspections des observateurs internationaux de l'Agence internationale de l'énergie atomique alors que des enquêtes sont continuellement menées en Iran. Une équipe de chercheurs de l'AIEA a ainsi quitté le pays hier.
(source : Parlement Européen (Communiqué de presse))


01/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
L'AIEA se veut positive sur l'Iran et y retourne dans trois semaines

VIENNE - L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) effectuera une nouvelle mission à Téhéran les 21 et 22 février, après celle réalisée du 29 au 31 janvier, qu'elle a jugée positive tout en soulignant qu'il reste encore beaucoup de progrès à accomplir.

'Une nouvelle mission aura lieu à Téhéran du 21 au 22 février', a annoncé mercredi soir l'agence onusienne basée à Vienne.
Le chef des inspecteurs de l'AIEA a reconnu mercredi qu'il restait 'encore beaucoup de travail à accomplir' avec l'Iran au sujet de son programme nucléaire controversé, au retour d'une visite de trois jours qualifiée toutefois de positive.
'Nous avons eu trois jours de discussions intenses sur toutes nos priorités. Nous sommes déterminés à résoudre toutes les questions en suspens et les Iraniens ont dit qu'ils s'y engageaient aussi', a déclaré Herman Nackaerts à des journalistes à l'aéroport de Vienne. 'La visite a été bonne', a estimé le Belge.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi a lui aussi qualifié les discussions de 'bonnes'.
'La délégation avait quelques questions concernant des études présumées (contenues dans le rapport très critique de novembre de l'AIEA) et grâce à Dieu, nous avons eu de très bonnes sessions', a déclaré Ali Akbar Salehi, selon des propos rapportés par l'agence Fars.
'Ils n'ont visité aucun site nucléaire. Nous étions prêts à leur faciliter de telles visites s'ils l'avaient voulu', a-t-il ajouté.
La délégation était également composée du numéro deux de l'AIEA, l'Argentin Rafael Grossi, de la directrice des affaires juridiques de l'agence, l'Américaine Peri Lynne Johnson, et de deux experts en armement nucléaire, Jacques Baute (France) et Neville Whiting (Afrique du Sud).
La visite avait pour but de régler, selon l'AIEA, 'des questions en suspens' à la suite d'un rapport de l'agence en novembre évoquant une 'possible dimension militaire' du programme nucléaire iranien.
Le Japonais Yukiya Amano y avait présenté un vaste catalogue d'éléments, jugés crédibles, indiquant que l'Iran avait travaillé -- contrairement à ses dires -- à la mise au point de l'arme nucléaire. Une assertion rejetée en bloc par Téhéran.
La publication de ce rapport et la pression internationale sans précédent qui a suivi n'ont pas empêché l'Iran de lancer la production d'uranium enrichi à 20% à Fordo (sud-ouest), dans un site enfoui sous une montagne et difficile à attaquer.
Enrichi à 90%, l'uranium peut être utilisé à la fabrication d'une bombe.
L'entrée en service du site début janvier a provoqué une avalanche de critiques dans les pays occidentaux, mais aussi en Russie où les autorités ont exprimé leur 'inquiétude'.
Moscou, soutenu par Pékin, s'oppose toutefois à de nouvelles sanctions contre Téhéran, alors que les Etats-Unis et l'Union européenne (UE) veulent accroître leurs sanctions contre l'Iran, en s'attaquant à l'industrie pétrolière du pays -- par le biais d'un embargo graduel sans précédent -- et sa banque centrale.
L'AIEA enquête depuis huit ans, sans être en mesure de déterminer avec certitude si le programme nucléaire iranien est de nature purement pacifique, comme l'affirme la République islamique, ou bien également militaire.
(source : AFP)


01/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Le chef du Mossad aux Etats-Unis pour évoquer l'Iran (journal)

TEL-AVIV -

Le chef de l'agence de renseignement israélienne Mossad Tamir Pardo a tenu ces derniers jours des entretiens secrets avec de hauts responsables américains, rapporte mercredi le journal israélien Haaretz.
Selon le journal, les informations faisant état de ces entretiens ont été dévoilées mardi 31 janvier lors d'une réunion des responsables du renseignement américain consacrée aux principales menaces mondiales.
Lors de la réunion, transmise en direct par la télévision américaine, la sénatrice Diane Feinstein et le directeur de la CIA David Petraeus ont affirmé avoir rencontré plus tôt cette semaine Tamir Pardo afin d'évoquer la préoccupation d'Israël concernant le programme nucléaire iranien.
Les autorités israéliennes n'ont pas encore commenté ces informations.
(source : RIA Novosti)


01/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Syrie: 11 pélerins iraniens enlevés

Onze nouveaux pèlerins iraniens ont été enlevés en Syrie, a rapporté aujourd'hui l'agence de presse officielle iranienne Irna, en précisant que ce rapt portait à 29 le nombre d'Iraniens kidnappés dans ce pays depuis décembre. Le consul d'Iran en Syrie, Abdolmajid Kamjou, cité par Irna, a indiqué que '11 pèlerins iraniens avaient été enlevés dans la ville de Hama' (centre).

'Des hommes armés essaient de profiter de nos pèlerins pour faire croire que l'Iran envoie des forces en Syrie, mais il s'agit là d'un prétexte inefficace. Tous les Iraniens enlevés jusqu'ici sont des civils', a-t-il ajouté. Il a précisé que la mission de la République islamique d'Iran en Syrie avait averti les pèlerins de ne pas faire de déplacement par la route. Le 26 janvier, le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, Ramin Mehmanparast, avait indiqué que 'onze pèlerins iraniens qui se rendaient par la route à Damas (avaient) été enlevés par un groupe inconnu', appelant le gouvernement syrien à 'utiliser tous les moyens (...) pour libérer les ressortissants iraniens'.

Fin décembre, sept ingénieurs iraniens avaient déjà été kidnappés dans la région de Homs, dans le centre de la Syrie, un bastion de la contestation qui secoue le pays depuis mars 2011. La Syrie est le principal allié de l'Iran dans le monde arabe. Des opposants ont accusé Téhéran d'aider Damas à réprimer dans le sang le mouvement de contestation. Vendredi dernier, l'Armée syrienne libre (ASL), composée de déserteurs, a annoncé retenir cinq militaires iraniens, arrêtés à Homs, et a appelé Téhéran à retirer 'immédiatement' ses officiers du territoire syrien. Dans ses premiers commentaires publics sur les violences qui secouent la Syrie depuis plus de 10 mois, le Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a mis en garde mardi contre les 'ingérences' de Washington dans les affaires intérieures syriennes, tout en affirmant soutenir les réformes.
(source : AFP)


01/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Iran - Reporters sans frontières soutient Khabarnegaran Iran, site d'information à l'intention des journalistes iraniens

Près de 250 professionnels des médias ont été arrêtés et condamnés à de lourdes peines de prison au cours des deux dernières années en Iran. Les journalistes et les titres qui s'écartent de la ligne éditoriale fixée par le régime sont à la merci d'une condamnation ou d'une suspension pour un article, une prise de position. Nombre de professionnels ne peuvent plus exercer ouvertement leur métier. Les autorités ont érigé la répression à l'égard des journalistes en véritable culture politique d'Etat.

Né en 2009, le site d'information Khabarnegaran Iran (Le Journaliste iranien) est entré en résistance contre l'oppression et la propagande du pouvoir. Il se présente comme un site d'informations destiné aux journalistes eux-mêmes.

Quelles différences y a-t-il entre exercer sa profession à Téhéran et dans le reste de l'Iran ? Comment informer le public alors que le couperet de la censure peut tomber sur toutes les voix dissidentes ? Quelle est la place des femmes journalistes en Iran ? Qui sont les journalistes emprisonnés dans le pays et pour quel motif ? Comment vivent les familles de journalistes détenus ? tels sont les sujets traités par la rédaction. Rédigés en farsi, près d'un quart des articles sont traduits en anglais, afin de toucher le plus grand nombre. L'équipe de traducteur se charge également de traduire certains articles internationaux en farsi.

Alimenté par un réseau de collaborateurs en Iran, le média offre ainsi un point de vue inédit sur la condition des professionnels des médias iraniens et permet à ces journalistes, réduits au “chômage politique”, de travailler à nouveau.

Ces articles font mouche et dérangent ! Le mardi 2 novembre, le site était victime d'attaques d'origine inconnue. Au même moment, les sites d'informations réformateurs Jaras News et Kalameh étaient rendus inaccessibles pendant plus de dix heures.

Le site avait été mis en veille en 2009 en raison des manifestations et l'exode massif de journalistes qui ont suivi la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence de la République islamique d'Iran. Il a réouvert il y a quelques mois.

Reporters sans frontières rappelle que l'Iran figure à la 175e place du classement mondial de la liberté de la presse dressé par l'organisation en janvier 2012. Une cinquantaine de titres indépendants ont été suspendus par la justice et l'organe de censure du ministère de la Culture et de l'Orientation islamique depuis juin 2009. Ceux qui continuent à publier sont soumis à une pression constante : mises en garde des journalistes, convocations des responsables, l'auto-censure règne au sein des rédactions.

L'Iran diabolise Internet, les réseaux sociaux et les nouveaux médias, qu'il accuse de servir les intérêts étrangers. Le régime renforce sans cesse son contrôle du Net. Le pays a notamment créé, en janvier 2011, la première 'cyberpolice', traquant les dissidents en ligne. Les autorités se targuent de leur succès dans le domaine de la censure, affirmant bloquer des millions de sites. Des logiciels de filtrage développés en Iran sont utilisés pour renforcer le blocage et plusieurs entreprises occidentales sont aujourd'hui accusées d'avoir collaboré avec le gouvernement dans ce domaine. L'Iran souhaite aujourd'hui aller plus loin en développant son propre Internet national.
(source : RSF)


01/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Iran: le Conseil de sécurité doit remettre le dossier aux Six (Moscou)

MOSCOU -

Le dossier iranien doit être examiné par les Six médiateurs internationaux (Russie, Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Allemagne) et non par le Conseil de sécurité de l'ONU, a déclaré ce mercredi le représentant permanent de la Russie auprès des Nations Unies Vitali Tchourkine.
'Le Conseil de sécurité n'a plus rien à faire avec le dossier iranien. Il faut s'occuper sérieusement des négociations entre les Six et l'Iran et entre l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et l'Iran', a indiqué M.Tchourkine lors d'un duplex Moscou-New-York organisé par RIA Novosti.
Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, soupçonnent l'Iran de chercher à fabriquer l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran a toujours nié. Plusieurs pays et organisations internationales dont l'ONU ont adopté des résolutions exhortant l'Iran à rendre son programme nucléaire transparent et à prouver son caractère pacifique.
Les Six et l'AIEA œuvrent pour la suspension par l'Iran des travaux d'enrichissement d'uranium depuis 2003. Les négociations ont été suspendues en 2009, après que le Conseil des gouverneurs de l'AIEA a dénoncé la construction de la seconde usine d'enrichissement iranienne à Qom.
Les tensions autour du dossier nucléaire iraniens sont récemment montées d'un cran après que Téhéran a menacé de fermer le détroit d'Ormuz, reliant la mer d'Oman au Golfe, au transit de pétrole en cas de sanctions occidentales contre les exportations pétrolières iraniennes.
La semaine dernière, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont approuvé un embargo sur les importations de brut iranien, qui entrera en vigueur le 1er juillet 2012.
La Marine américaine a promis d'empêcher coûte que coûte la fermeture du détroit. Les Américains ont déjà réuni dans le Golfe un nombre important de navires, dont les porte-avions USS Carl Vinson et USS Abraham Lincoln. Un autre porte-avions, l'USS Enterprise, est attendu dans la région au mois de mars. Fin janvier, le sous-marin nucléaire américain Annapolis accompagné du destroyer USS Momsen ont franchi le canal de Suez et gagné la mer Rouge.
(source : RIA Novosti)


01/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Iran: Ahmadinejad prévoit une croissance économique malgré les sanctions

TEHERAN - L'économie iranienne va croître de 8% sur les douze prochains mois en dépit des sanctions, a affirmé ce mercredi le président Mahmoud Ahmadinejad qui présentait son budget annuel au Parlement, selon des propos rapportés par des médias officiels.

Le but de cette législature est d'atteindre une croissance de 8% (...) et de réduire la fracture entre les classes sociales, a déclaré le président cité par l'agence Irna. Il n'a pas précisé quels secteurs de l'économie pourraient générer la croissance.

Ces dernières années, l'Iran, deuxième plus gros producteur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), a enregistré une croissance économique continue, grâce à l'augmentation historique des prix du pétrole.

M. Ahmadinejad a présenté un budget de 416 milliards de dollars (316,6 milliards d'euros), pour l'année fiscale débutant mi-mars. Cela correspond à une baisse de 14% par rapport au budget 2011-2012, qui s'élevait à 484 milliards de dollars (367,7 mds EUR).

Le président n'a pas donné d'estimation pour la taille de l'économie iranienne - mais le Fonds monétaire international estime à 480 milliards de dollars le Produit intérieur brut (PIB) pour 2011 (janvier à décembre), en calculant à partir du taux de change officiel du rial.

M. Ahmadinejad n'a pas précisé quel taux de change avait été retenu pour calculer le budget, ni quel prix pour le baril de pétrole.

Téhéran est sous le coup de sanctions économiques, imposées par les Occidentaux pour l'obliger à renoncer à son programme nucléaire controversé, et fortement durcies depuis le début de l'année.

Les sanctions bancaires ont accéléré une inflation déjà galopante, et provoqué un effondrement de la monnaie, alors que les pays de l'Union européenne se sont mis d'accord le 23 janvier pour imposer un embargo pétrolier graduel sans précédent contre l'Iran.

Le président des Etats-Unis Barack Obama a affirmé que les sanctions avaient semé la pagaille dans l'économie iranienne.

M. Ahmadinejad a vivement réagi en affirmant que l'Iran disposait de suffisamment de réserves en devises et d'autres clients pour son pétrole.

Le président de la chambre de commerce de Téhéran, Yahya Ale-Eshagh, a affirmé mardi que la Banque centrale détenait l'équivalent de 120 milliards de dollars en devises, et 907 tonnes d'or.

La Banque centrale ne publie plus d'information concernant ses réserves en devises et en or. Selon les dernières statistiques, publiées en avril, la banque détenait 74 milliards de dollars en monnaies étrangères, dont 64 milliards en dollars.
(source : AFP)


01/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
UE/Iran : utilisation envisageable des réserves de pétrole en cas de besoin urgent

La Commission européenne n'exclut pas un recours aux réserves de pétrole nationales pour compenser tout arrêt brutal des importations de brut iranien, mais les diplomates européens minimisent le risque que Téhéran devance un embargo pétrolier en arrêtant d'exporter vers l'Europe.

L'Union européenne (UE) a décidé d'imposer un embargo sur le pétrole iranien le 23 janvier, une décision qui prendra pleinement effet le 1er juillet. Les autorités européennes sont convaincues que d'ici là, elles auront largement remplacé les importations de pétrole iranien par des importations de pétrole d'Arabie Saoudite ou d'ailleurs.

Les parlementaires iraniens ont toutefois menacé de devancer l'UE en suspendant immédiatement les exportations de pétrole vers la région. Un vote prévu dimanche dernier au Parlement iranien a finalement été reporté.

Si l'Iran devait agir en premier, les pays européens tels que la Grèce, l'Italie et l'Espagne pourraient avoir des difficltés à trouver des fournisseurs alternatifs assez rapidement. Ces trois pays sont les trois principaux importateurs européens de brut iranien.

La Commission européenne a toutefois indiqué que ses Etats membres disposaient en moyenne de réserves de pétrole pour 120 jours en moyenne - ce qui est nettement supérieur au minimum de 90 jours d'importations journalières moyennes nettes - dans lesquelles ils pourraient puiser en cas d'urgence. Si l'UE représente plus de 20% des exportations de pétrole iranien, ses 600.000 barils par jour d'importations de brut du pays n'ont représenté qu'environ 4% à 5% de ses importations totales de brut l'année dernière, selon les données de la Commission européenne.

Lorsqu'on lui a demandé si ces réserves de pétrole pourraient être utilisées, Marlene Holzner, porte-parole du commissaire européen à l'Energie Gunther Öttinger, a déclaré qu'il pourrait en être question en cas de besoin immédiat.

Si les règles européennes exigent qu'un Etat membre alerte la Commission européenne s'il a du mal à s'approvisionner en pétrole ou si ses réserves passent sous le seuil minimum, il revient à chaque pays de décider s'il veut puiser ou non dans ses réserves. L'UE peut également autoriser l'utilisation des réserves de plusieurs Etats membres s'il est considéré que l'approvisionnement a été perturbé.

Les pays européens faisant partie de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) doivent conserver des réserves représentant 90 jours d'importations journalières moyennes nettes dans le cadre de programme de réponse d'urgence de l'Agence internationale de l'Energie (AIE).

Les diplomates ont indiqué qu'il n'y avait pas encore eu de discussions sérieuses quant à une utilisation des réserves d'urgence au cas où l'Iran mettrait ses menaces à exécution.

Une source proche du dossier à Bruxelles a toutefois indiqué qu'avant le 23 janvier, l'UE avait anticipé d'éventuelles réactions de l'Iran à l'embargo pétrolier et était convaincue de pouvoir remédier à toute conséquence sur l'approvisionnement de ses Etats membres.

'Je pense que les mesures nécessaires sont en place' pour faire face à une telle situation, a déclaré cette source, sans donner de détails. Lorsqu'il s'agit d'adopter un embargo sur le pétrole, nous ne prenons pas nos décisions à la légère'.

D'autres ont également minimisé la capacité de l'Iran à entraîner de fortes perturbations de l'approvisionnement en pétrole. Un diplomate a indiqué que Téhéran aurait besoin de temps pour trouver d'autres acheteurs et qu'il y avait donc lieu de douter de l'exécution des menaces du pays.

Même si cela devait se produire, les stocks pétroliers européens et l'aide de fournisseurs alternatifs permettront à l'UE de gérer la situation, a ajouté l'une de ces sources.

'Nous pensons que les conséquences seraient gérables', a-t-elle estimé.

-Laurence Norman, Dow Jones Newswires

(Version française Maylis Jouaret)
(source : Zonebourse.com )


01/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
L'UE appelle l'Iran à ne pas exécuter les blogueurs

La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton s'est dite mardi 'extrêmement inquiète' à propos de l'intensification du harcèlement et de la persécution de blogueurs en Iran, et a appelé Téhéran à ne pas exécuter certains d'entre eux, condamnés à mort.

'Je suis extrêmement inquiète de l'intensification des harcèlements et de la persécution de journalistes et de blogueurs internet en Iran', a-t-elle déclaré dans un communiqué.

'Le droit à la liberté de parole est un droit fondamental internationalement reconnu que l'Iran s'est librement engagé à respecter', souligne-t-elle.

Relevant qu'au moins quatre blogueurs et informaticiens, dont l'informaticien iranien Saïd Malekpour, ont été condamnés à mort pour insulte à l'islam et le fait de 'répandre la corruption sur terre', Mme Ashton demande à Téhéran de 'revoir ces sentences' et d'introduire un 'moratoire sur la peine de mort'.

La Cour suprême a confirmé la condamnation à mort de Saïd Malekpour, accusé d'avoir géré un site pornographique, a indiqué dimanche l'agence Fars.

Amnesty International a demandé le 20 janvier aux autorités iraniennes de ne pas exécuter M. Malekpour, qui vit au Canada mais avait été arrêté en 2008 lors d'un voyage en Iran. Cet informaticien de 36 ans aurait été victime, à son insu, de l'utilisation frauduleuse d'un de ses programmes pour diffuser des images pornographiques, selon l'organisation.

Amnesty a précisé que la Cour suprême avait confirmé la condamnation à mort de M. Malekpour pour 'insulte à l'islam' et que cette peine pouvait être appliquée à tout moment.
(source : AFP)


01/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Une représentation irréaliste et inversées des conditions de détention au Camp Liberty préparant le terrain aux agressions et à la répression des résidents d'Achraf

Mardi soir, 31 janvier, le bureau d'information de la MANUI à Bagdad a publié une déclaration sur la préparation du camp Liberty pour le transfert des résidents d'Achraf, et a annoncé:
«Le Haut Commissariat pour les Réfugiés et le Bureau des droits de l’homme de la MANUI ont maintenant confirmé que l'infrastructure et les installations du Camp Liberty sont en conformité avec les normes humanitaires internationales exprimées dans le mémorandum d'accord.'

Ainsi, une fois de plus, les résidents d'Achraf sont confrontés à un fait accompli semblable à la signature du Mémorandum d'accord entre M. Kobler, représentant spécial du Secrétaire général (RSSG), avec le gouvernement irakien.

Il semble que la déclaration a été écrite à l'insu du Haut Commissaire pour les réfugiés, de la Haute- Commissaire aux Droits de l'Homme et de l'Organisation mondiale de la Santé qui sont les parties concernées dans la question d'Achraf, et en même temps, elle tend à ignorer la pleine responsabilité de M. Martin Kobler, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unis en Iraq et de mettre cette responsabilité sur le dos du HCR et du Bureau des droits humains de la MANUI à Bagdad.

Le but de ce procédé est claire, comme l’a décrit les représentants des résidents d'Achraf dans leurs lettres du 25 et du 29 janvier à M. Kobler, il signifie : 'Soit vous acceptez 'volontairement' ces conditions et obéissez, soit vous et votre leadership endossez les tirs futurs de missiles et ensuite le massacre qui suivra la prochaine échéance! '

1. Dans la déclaration de la MANUI et les propos de M. Kobler les critères les plus fondamentaux des droits de l'homme sont ignorés, se limitant à évoquer des questions tels que: la zone de plus d'un demi kilomètre carré (exactement 0,683 km carré), selon la MANUI, a la capacité de recevoir 5500 personnes et qu'il existe une salle de bain pour huit personnes et un robinet d'eau pour sept personnes. La déclaration de la MANUI précise cependant que selon les normes humanitaires, pour 20 personnes, une salle de bain, et pour 100 personnes, un robinet d'eau est suffisant!

2. Or, la réalité du camp Liberty, décrit par M. Kobler aux représentants d'Achraf, est bien autre chose:
• Il n'ya pas d'eau potable.
• Les résidents n'ont pas le droit au libre passage, d'accéder à des avocats, ou d'accéder aux services médicaux.
• Ils ne peuvent pas prendre leurs véhicules et leurs biens mobiliers avec eux et ne sont pas autorisés à prendre leurs 'biens personnels.' La question des véhicules et les biens mobiliers et non-mobiliers sont complètement ignorés.
• Alors que le camp Liberty est emmuré avec des murs en béton de 3,6 mètres de hauteur et entouré par les militaires irakiennes et que tous les accès sont contrôlés, les forces de sécurité irakiennes auront une forte présence à l'intérieur même du camp.
• Les résidents n'auront aucun accès physique et personnel, 24h/24h aux observateurs de l'ONU, le contact avec eux, comme à Achraf, sera seulement par téléphone.
• Aucune mention n'est faite au sujet des installations nécessaires pour les blessés et les handicapés.
• Au lieu d'un camp de réfugiés, ils ont illégalement désigné le camp Liberté comme un «lieu de transfert temporaire- LTT' pour masquer le déficit excessif des normes nécessaires pour un camp de réfugiés et les violations aux lois et règlements relatifs aux réfugiés et aux demandeurs d'asile.

3. Le 25 Janvier, le représentant du gouvernement irakien, en présence de M. Kobler, a signifié aux conseillers juridiques des résidents que le processus de transfert au camp Liberty, chacun des résidents doit se présenter au siège de la brigade des forces irakiennes, sera séparé et après une inspection corporelle, ils seront transférés avec des bus irakiens, alors que leurs effets personnels seront transférées séparément au camp Liberty par les forces irakiennes; immédiatement après l'arrivée à Liberty, il seront soumis à une prise d'empreintes digitales. Une procédure qui n'est finalement pas différents du transfère des prisonniers de guerre et de détenus.

4. Dans sa lettre adressé à M. Kobler en date du 25 Janvier, le représentant des résidents d'Achraf en dehors d'Irak a rappelé: «Avez-vous l'intention de nous placer une fois de plus devant le fait accompli, à comme dans le cas de la signature du protocole d'accord, cette fois au sujet de la préparation du camp Liberty? «

«Avant tout annonces politiques et de propagande au sujet de la préparation de Liberty, nous vous prions d'attendre pour avoir le temps d'en discuter à Paris lors de notre rencontre dans la première semaine de février, pour voir quelle solution nous pourrons trouver pour cette situation extrêmement tragique et complexe. Je ne demande que l'impartialité de votre part.'

« Permettez de trouver ensemble une solution avec les avocats des deux parties, au sein du comité juridique que vous avez proposé vous-même aujourd'hui. Cela peut être un comité mixte juridique avec la participation des avocats du gouvernement irakien, la MANUI et le HCR, et qui se réunirait à Genève, à Bruxelles ou à Paris, sous votre présidence. Cela nous permettra de signer un document sur les modalités du transfert acceptable pour toutes les parties, comme souhaité par le Secrétaire général Ban Ki-moon, et réitéré par vous même le 6 décembre dernier au Conseil de sécurité. Par la présente, afin de réunir le comité juridique conjoint, qui restera confidentiel, je souhaite lancer une invitation dans ce sens, à travers vous, aux représentants et aux avocats du gouvernement irakien, tout en prenant en charge tous les frais de cette démarche. «

5. Le 26 janvier, le HCR a écrit aux avocats d'Achraf à Londres: «Le HCR a envoyé un expert en aménagement des abris pour conseiller le gouvernement de l'Irak.'

Le 27 Janvier, le RSSG a écrit au Représentant des résidents d'Achraf à l'extérieur de l'Irak: «Je n'ai aucune influence sur le planificateur de site (l'expert en aménagement des abris) du HCR pour confirmer que le camp Liberty est en conformité avec les normes humanitaires internationales. Hier, lors de notre rencontre à Achraf, l'urbaniste a présenté aux représentants des résidents son appréciation. '

Toutefois, en réunion du 25 janvier avec les conseillers juridiques d'Ashraf, le planificateur de site leur a clairement affirmé que son travail était de vérifier et évaluer les infrastructures, et non les normes, qui sont une question politique, loin de ses prérogatives. Vous conviendrez que la question des infrastructures, tel que le nombre de douches nécessaires pour un nombre déterminé de personnes, peut être observé dans toute prison, tandis que le principal problème qui touche le camp Liberty relève des normes de comportement.
Pour cette raison, le 27 janvier, le représentant des résidents à l'extérieur d'Irak a écrit au RSSG:
'Il est évident que dans le cadre de l'Organisation des Nations Unies, en tant que RSSG, vous êtes l'autorité responsable du plan de réinstallation au Camp Liberty dans tous ses détails, à moins que vous déclariez que c'est le HCR qui est responsable de ce plan. Dans ce cas, nous aborderons la question avec le HCR ».

Le 29 Janvier, dans sa lettre au RSSG, le représentant des résidents d'Achraf a ajouté:
- «Nous regrettons profondément que le Gouvernement irakien refuse d'accorder la permission à une équipe d'experts des Achrafiens ou leurs avocats de visiter le camp Liberty avant la réinstallation des résidents. Pour votre part, vous avez confirmé que l'obstination du gouvernement irakien à refuser à une telle demande est simple: c'est le souci de voir qu'à la suite d'une telle visite, les résidents refusent d'y aller. Toutefois, une visite préalable à Liberty est un droit minimum et l'obstruction du gouvernement irakien est dépourvue de toute justification logique et juridique. Il semble que le gouvernement irakien cherche à conduire les résidents d'Achraf dans une prison sans permettre à leurs représentants ou à leurs avocats de voir le site préalablement, et seulement sur la base de photographies que vous nous avez envoyées et qui ne reflètent en rien la vérité.'
- «Vous avez déclaré que le Secrétaire général n'a pas le temps de se pencher sur les détails de nos courriers, et par la suite vous nous avez demandé d'y répondre pas un seul mot, « oui » ou « non», si les résidents ont bien l'intention d'aller au Camp Liberty?
Notre réponse a été: Comme vous le savez, à la demande de Mme Radjavi, Présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, depuis le 30 décembre, 400 résidents d'Achraf se sont déclarés prêts à se déplacer avec leurs biens mobiliers et leurs véhicules au Camp Liberty. Cependant, beaucoup d'entre eux ont été déçus après avoir entendu des déclarations du Premier ministre Maliki au sujet des mandats d'arrêt, ainsi que les propos infâme que Hassan Danaifar vous a attribués. Néanmoins, Madame Parsaei fait de son mieux à Achraf pour convaincre d'autres résidents d'aller au camp Liberty. Nous à Achraf, sommes prêt pour le transfère de 400 résidents à Liberty avec leurs véhicules et leurs biens mobiliers, comme l'a déclaré Mme Radjavi le 28 décembre dernier (…) Nous regrettons cependant que le gouvernement irakien refuse cette demande minimale alors qu'il confisque les habitations de milliers de personnes qui ont travaillé et investi pendant 26 ans à hauteur de centaines de millions de dollars. Dans sa déclaration du 21 décembre 2011, le Premier ministre Maliki a lui-même déclaré qu'Ashraf 'est une ville irakienne et pas un camp comme mentionné par les médias '. Alors, pourquoi le gouvernement irakien ne permet-il pas aux résidents de prendre leurs véhicules et leurs biens mobiliers avec eux? Vous nous avez dit que vous n'avez pu obtenir l'accord du gouvernement irakien que pour dix véhicules pour les 400 personnes.

- «Contrairement à votre promesse, ce protocole d'accord qui détermine le destin et la vie de tous les résidents d'Achraf, a été signée avec le gouvernement irakien à notre insu et nous n'avons pas pu participer d'aucune manière dans les négociations. Aucune des garanties minimales que Mme Radjavi vous a demandées, ou ont été détaillées par écrit par le représentant des résidents à l'extérieur de l'Irak ne se trouvent dans ce protocole d'accord.'

'Nous vous avons informé, que selon toutes les indices, les mesures du gouvernement irakien relèvent d'un expulsion forcée, que les normes indiqués par le droit international sont différents et bien au-delà des normes mentionnées par le planificateur de site du HCR, et que ces normes ne peut pas être négligée par les responsables de l'ONU. '

7. Dans la lettre du 29 janvier du représentant des résidents d'Achraf aux RSSG, il était également indiqué : «Vous m'avez demandé si les résidents d'Achraf souhaitent la poursuite du travail de l’ONU et de mon travail personnel concernant Achraf ou non ? Certes, nous le voulons et même insistons. Conformément aux avis d’éminents juristes internationaux, dont le professeur Eric David, la responsabilité de l'ONU dans le cas d'Achraf est une responsabilité légale et une obligation juridique afin que les cas tels qu’au Rwanda ne se répètent pas. Notre demande auprès du RSSG, concernant ce qui se passe sur le terrain en Irak, c'est de lui demander seulement d’agir, en conformité avec ce qui a été indiqué dans les rapports du SGNU pour : 'la mise en œuvre de tout accord qui soit acceptable pour le gouvernement de l'Irak et les résidents du camp', et conforme aux assertions du SGNU selon qui «l'accord jette les bases d'une solution pacifique et durable à la situation, en respectant la fois la souveraineté de l'Irak et ses engagements internationaux envers les droits de l’homme et le droits humanitaire international '(6 déc. 2011).
Aussi en tant que RSSG, vous avez souligné au Conseil de sécurité le 6 décembre: 'Toute solution viable doit être acceptable pour le gouvernement de l'Irak et pour les résidents du camp d'Achraf. La solution doit respecter le gouvernement irakien d'une part et d’autre part le droit international humanitaire, des droits humains et le droit des réfugiés'.
8. Le représentant des résidents d'Achraf a rappelé: «Concernant l'ingérence du régime iranien dans le dossier d'Achraf ainsi que les déclarations abjectes contre les résidents d'Achraf que l'ambassadeur du régime iranien à Bagdad (Hassan Danaifar est également un des commandant connus de la Force terroriste Qods), vous a attribué et largement diffusé dans les médias du régime iranien, nous vous avons fait remarquer qu’il est notoire qu’aucun officiels du HCR, de l'ONU ou d'autres organisations internationales concernées 'n’est autorisé de s'asseoir et de discuter de la situation d’un demandeur d’asile avec le gouvernement du pays auquel il a échappé.'
9. «Maintenant, après la signature du protocole d'entente avec le gouvernement irakien, nous vous avons demandé et continuons à le faire, comme vous l’a demandé Mme Radjavi, à Paris, qu'un document détaillé sur les modalités du transfert des résidents d'Achraf vers le camp Liberty qui ne laisse plus de place à de nouvelles tensions, soit signé par nos avocats, le gouvernement irakien, mais aussi le RSSG et les représentants des États-Unis et de l'UE. Bien que vous vous soyez abstenus, nous avons néanmoins une fois encore insisté sur notre demande légitime, logique et juridique qui éviterait les problèmes futurs. Nous vous exhortons à mettre cette suggestion à l'attention de SGNU. Ce document exhaustif faciliterait le transfert des résidents d'Achraf vers le camp Liberty '.
10. Dans le communiqué de presse de la MANUI à Bagdad, publié mardi soir, 31 janvier, il n'y a aucune référence au fait que la présence des résidents d'Achraf en Irak dans les 26 dernières années a été légale et pacifique, et cela a été stipulé clairement par le tribunal qui s’est tenu pour 36 résidents d'Achraf pris en otage en 2009. Le changement de gouvernement en Irak ne peut avoir modifié les droits acquis et le statut juridique des résidents d'Achraf et les obligations du gouvernement irakien à leur égard. Ne pas reconnaître cette réalité, va jusqu'à couvrir l’expulsion obligatoire de leurs demeures, et transforme le transfert vers le camp Liberty, sans les garanties minimum, en un déplacement forcé.
11. Le Conseil national de la Résistance iranienne a obtenu des documents secrets de l’intérieur du régime des mollahs au sujet d’un « plan de travail commun » pour le démantèlement de la force principale de l’opposition iranienne en imposant les conditions de vie au Camp Liberty à cette dernière en utilisant la MANUI en Iraq. Selon ce plan, le Camp d’Achraf devra être fermé d’ici avril 2012 et ses habitants transférés par groupes de 350, éventuellement par groupes de 200. Le plan prévoit également que la MANUI devrait être placée en contact constant avec l’ambassade d’Iran à Bagdad, ce point étant précisé et compris. L’objectif est de forcer le plus grand nombre de résidents, à se repentir, se rendre et retourner en Iran. L’objectif final est de placer les résidents d’Achraf devant une situation de fait accompli et de les soumettre aux conditions de vie illégales et inhumaines au Camp Liberty. S’ils refusent de se soumettre, l’étape prochaine serait de les rendre responsable de l’échec du plan et de l’attaque qui serait lancée contre eux en vue d’un massacre éventuel.
12. Hassan Danaïfar, l’ambassadeur du régime des mollahs à Bagdad a déclaré effrontément le 30 janvier que les représentants consulaires du régime seraient installés au Camp Liberty (Agence de presse officielle Mehr).
Dans une lettre datée du 26 janvier 2012 au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies, le Comité international des juristes pour la défense d’Achraf qui compte 8500 juristes à travers l’Europe et les Etats-Unis écrivait : « Toute ingérence de la part d’un régime auquel les résidents d’Achraf s’opposent en raison de leurs opinions politiques, opposition pour laquelle ils ont été accusés de « moharebeh » [lutte contre Dieu] et condamnés à mort est totalement illégal et contre tout principe du droit international ». Ce comité ajoute : « C’est un principe reconnu qu’aucune des autorités des Nation Unies ne peuvent faire intervenir le gouvernement d’un pays dans les affaires concernant un demandeur d’asile qui a fui la répression dans ce même pays. »
Le Conseil national de la Résistance iranienne a affirmé le 30 janvier : « comme l’a réitéré et réaffirmé à plusieurs reprises, la Résistance iranienne considère toute ingérence du régime des mollahs sur le sort et l’avenir des résidents d’Achraf comme une ligne rouge infranchissable qui ne sera jamais acceptée par ces derniers. Les propos de l’ambassadeur des mollahs montrent une fois de plus les tentatives du régime iranien pour torpiller et mettre en échec une solution pacifique pour la crise du Camp d’Achraf, contre lesquelles la Résistance iranienne avait déjà émis des mises en garde. Ainsi il convient que les Nations Unies, et plus particulièrement le Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Iraq, condamnent, sans tarder, les déclarations de l’ambassadeur du régime iranien à Bagdad tout en affirmant que les Nations Unies et ses instances concernées comme la MANUI et le HCR rejetteraient toute ingérence directe ou indirecte du régime iranien dans les affaires du Camp Liberty et la détermination du sort des résidents d’Achraf. »
13. Le communiqué de presse de la MANUI datée du 31 janvier publié à Bagdad porte ce passage :
« Le gouvernement irakien s’est engagé à respecter les règles du droit humanitaire international. Personne ne sera retourné de force en Iran. Le relogement des résidents du Camp d’Achraf s’effectue de manière totalement volontaire. Le gouvernement irakien est responsable pour la santé et la sécurité des résidents d’Achraf pendant leur transfert et leur séjour. »
Mais la réalité est autre :
• Le gouvernement irakien a constamment traité les résidents d’Achraf de manière inhumaine et avec mépris. Au cours des trois dernières années celui-ci a tué 47 résidents et blessé 1071 autres ou les a renversés par ses véhicules blindés. En imposant un blocus et en interdisant l’accès aux soins médicaux, ce gouvernement a causé la mort de 12 d’entre eux. Alors que les Nations Unies sont restées silencieuses sur ces crimes, la Cour national de l’Espagne a convoqué ceux qu’elle a accusés de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crimes contre la communauté internationale.
• Les résidents d’Achraf ne croiront en le respect, par le gouvernement irakien, des règles du droit humanitaire international que s’ils voient le rapport d’une commission d’enquête indépendante sur l’assassinat de 47 résidents comme a été exigé par le Haut Commissaire aux droits de l’homme, Mme Pillay, et en désigner les responsables, comme l’a demandé M. Ad Melkert, le RSSG dans sa déclaration du 15 avril 2011.
• Le secteur nord du Camp d’Achraf a été pillé par les militaires irakiens, et le pillage continu à ce jour. Le Camp Liberty a été mis à sac et pillé après le retrait des troupes américaines. Le relogement sans que les résidents d’Achraf puissent transférer leurs biens est le feu vert donné pour le pillage des biens d’Achraf dans une prochaine étape.

14. M. Kobler a affirmé et répété que le HCR délivrerait un certificat de conformité avec les normes internationales, mais en dépit des pressions diverses, ce dernier refuse de le délivrer se contentant de rapporter que l’infrastructure technique du camp était conforme aux normes internationales pour les camps de réfugiés.
Dans le communiqué de presse de la MANUI les normes pour le traitement des résidents sont intentionnellement passées sous silence. Est-ce une manière de cacher la vérité ou d’éluder la responsabilité du déplacement forcé des résidents d’Achraf et éventuellement la responsabilité pour le massacre à venir ?

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 1 février 2012
(source : Conseil national de la Résistance iranienne )


01/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
L'AIEA se veut positive sur sa visite en Iran, mais beaucoup reste à faire

VIENNE - Le chef des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a reconnu ce mercredi qu'il restait 'encore beaucoup de travail à accomplir' avec l'Iran au sujet de son programme nucléaire controversé, au retour d'une visite de trois jours qualifiée toutefois de positive.

'Nous avons eu trois jours de discussions intenses sur toutes nos priorités. Nous sommes déterminés à résoudre toutes les questions en suspens et les Iraniens ont dit qu'ils s'y engageaient aussi', a déclaré Herman Nackaerts à des journalistes à l'aéroport de Vienne.
'Mais bien sûr, il y a encore beaucoup de travail à accomplir, et donc nous avons prévu un nouveau déplacement dans un futur très proche', a ajouté le Belge.
'La visite a été bonne... Je vais maintenant retourner au siège et informer le directeur général (de l'AIEA, Yukiya Amano) à propos de la mission', a-t-il encore déclaré.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi a lui aussi qualifié les discussions de 'bonnes'.
'La délégation avait quelques questions concernant des études présumées (contenues dans le rapport très critique de novembre de l'AIEA) et grâce à Dieu, nous avons eu de très bonnes sessions', a-t-il déclaré selon des propos rapportés par l'agence Fars.
'Ils n'ont visité aucun site nucléaire. Nous étions prêts à leur faciliter de telles visites s'ils l'avaient voulu', a-t-il ajouté.
La délégation était également composée du numéro deux de l'AIEA, l'Argentin Rafael Grossi, de la directrice des affaires juridiques de l'agence, l'Américaine Peri Lynne Johnson, et de deux experts en armement nucléaire, Jacques Baute (France) et Neville Whiting (Afrique du Sud).
La visite avait pour but de régler, selon l'AIEA, 'des questions en suspens', à la suite d'un rapport de l'agence en novembre évoquant une 'possible dimension militaire' du programme nucléaire iranien.
Le Japonais Yukiya Amano y avait présenté un vaste catalogue d'éléments, jugés crédibles, indiquant que l'Iran avait travaillé -- contrairement à ses dires -- à la mise au point de l'arme nucléaire. Une assertion rejetée en bloc par Téhéran.
La publication de ce rapport et la pression internationale sans précédent qui a suivi n'ont pas empêché l'Iran de lancer la production d'uranium enrichi à 20% à Fordo (sud-ouest), dans un site enfoui sous une montagne et difficile à attaquer.
Enrichi à 90%, l'uranium peut être utilisé à la fabrication d'une bombe.
L'entrée en service du site début janvier a provoqué une avalanche de critiques dans les pays occidentaux mais aussi en Russie où les autorités ont exprimé leur 'inquiétude'.
Les Etats-Unis et l'Union européenne (UE) veulent accroître leurs sanctions contre l'Iran, en s'attaquant à l'industrie pétrolière du pays et sa banque centrale.
L'AIEA enquête depuis huit ans, sans être en mesure de déterminer avec certitude si le programme nucléaire iranien est de nature purement pacifique, comme l'affirme la République islamique, ou bien également militaire.
(source : AFP)


01/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Nucléaire iranien: le potentiel des sanctions est épuisé (Moscou)

La Russie condamne les sanctions de l’UE contre l’Iran, le potentiel desquelles étant épuisé, a déclaré le délégué permanent russe auprès de l'Union européenne, Vladimir Chizhov.

Selon lui, Moscou considère les sanctions d’incorrectes. Elles affaiblissent l’économie iranienne et influencent le niveau de vie de la population. Leur adoption est inopportune lors du règlement du programme nucléaire iranien. Il s’agit notamment de la mission de l’AIEA, ainsi que des négociations à Six.

Cet embargo pétrolier frappe également l’Union européenne. La Grèce, l’Espagne et l’Italie, grands consommateurs du pétrole iranien, restent les pays les plus touchés par la crise de la zone européenne.
(source : Voix de la Russie)


01/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
L'AIEA juge sa visite en Iran satisfaisante

Le chef de la délégation de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a indiqué ce mercredi avoir eu de 'bonnes' discussions avec les autorités iraniennes à Téhéran.

'Nous sommes engagés à résoudre tous les dossiers en suspens et les Iraniens sont eux-aussi déterminés à en faire de même. Mais, bien entendu, il y a encore beaucoup de travail à faire et nous avons prévu une autre visite dans un proche avenir', a déclaré Herman Nackaerts. 'Nous avons effectué un bon voyage', a-t-il répondu à une question sur le déroulement de la visite, sans donner plus de précisions.

Six experts de l'AIEA ont achevé mardi une visite de trois jours en Iran afin d'aborder les inquiétudes de l'agence au sujet des 'possibles dimensions militaires du programme nucléaire iranien', selon le responsable de la délégation. Mardi, la république islamique avait qualifié de 'constructives' les discussions avec l'AIEA. L'Occident soupçonne l'Iran de chercher, en enrichissant de l'uranium, à se doter de l'arme atomique, mais Téhéran assure que son programme nucléaire vise uniquement à produire de l'électricité.
(source : Reuters)


01/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
09h59 'Encore beaucoup de travail' à accomplir avec l'Iran

Il reste 'encore beaucoup de travail à accomplir' avec l'Iran au sujet de son programme nucléaire controversé, a déclaré ce mercredi à Vienne le chef des inspecteurs de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA), de retour d'une mission de trois jours à Téhéran. 'Nous sommes déterminés à résoudre toutes les questions en suspens et les Iraniens ont dit qu'ils s'y engageaient aussi. Mais bien sûr, il y a encore beaucoup de travail à accomplir, et donc nous avons prévu un nouveau déplacement dans un futur très proche', a indiqué Herman Nackaerts à des journalistes à l'aéroport de Vienne.
(source : TF1)


01/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
La classe politique iranienne reste divisée sur l'éventuelle fabrication d'une bombe nucléaire (chef du renseignement américain)

Le chef du renseignement américain James Clapper a estimé hier que la classe politique iranienne était toujours indécise au sujet de la fabrication ou non d'une bombe nucléaire, bien que le pays en ait les capacités.

'Il y a dissension et débat au sein de la hiérarchie politique en Iran' sur la fabrication ou non d'une arme nucléaire, a indiqué le directeur du renseignement national James Clapper lors d'une audition de la Commission du renseignement du Sénat.

Les responsables politiques iraniens pèsent le pour et le contre et ne sont pas encore parvenus à une position 'unanime' sur la question de la fabrication ou non d'une arme nucléaire, a-t-il indiqué.

Il a en outre précisé que la République islamique n'était pas en train de fabriquer une arme nucléaire actuellement bien qu'elle en ait les capacités.

Les nouvelles sanctions américaines auront un impact important sur l'Iran, mais il est peu probable qu'elles entraînent une chute du régime, a-t-il ajouté.

Le directeur de la CIA (Agence centrale de renseignement), David Petraeus, qui a lui aussi fait un exposé lors de la même audition, a indiqué que les nouvelles sanctions à l'encontre de l'Iran avaient 'beaucoup plus d'effet ces dernières semaines', mais qu'il fallait encore attendre de voir si cela pourrait obliger l'Iran à changer de comportement et de politique vis-à-vis de son programme nucléaire.

Le 31 décembre, le président américain Barack Obama a signé une loi qui prévoit de nouvelles sanctions contre l'Iran, ciblant notamment les institutions financières étrangères qui effectuent des transactions avec la banque centrale iranienne.

Les Etats-Unis et leurs alliés font pression sur l'Iran pour que ses dirigeants acceptent de s'engager dans des pourparlers sérieux sur le programme nucléaire national, que l'Occident considère comme une couverture pour la fabrication d'armes nucléaires. L'Iran a toujours catégoriquement démenti ces allégations.
(source : Radio Chine Internationale)


01/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
L'US Navy se renforce dans le détroit d'Ormuz

Par Isabelle Lasserre

Les principaux acteurs de la région se préparent à une éventuelle confrontation avec l'Iran dans le golfe Persique.

Après quarante et un ans de service et une dernière mission, la guerre en Libye, particulièrement fatigante, il devait prendre sa retraite fin mars et partir à la casse. Mais le Pentagone a subitement décidé de lui donner une nouvelle vie au Moyen-Orient, où les tensions avec l'Iran ne cessent de s'aggraver. À la demande du Centcom, le Centre de commandement stratégique américain, la Navy s'apprête à transformer le Ponce, un vieux bateau de guerre, en une base flottante pour les commandos, destinée à accueillir les hélicoptères et les vedettes rapides utilisées par les Navy Seals, l'élite des forces spéciales de la marine. Le Washington Post croit savoir que le Ponce , une fois désarmé, sera envoyé dans le golfe Persique au début de l'été. Après avoir passé une grande partie de la dernière décennie sur terre, en Irak et en Afghanistan, et avoir capturé Ben Laden au Pakistan, les Navy Seals devraient ainsi renouer avec les missions maritimes et jouer un rôle de premier plan dans cette zone de crise.

Le Ponce n'y resterait d'ailleurs pas longtemps seul. Selon le site Defense News, la Navy a aussi décidé de construire le plus rapidement possible un ou deux nouveaux vaisseaux de guerre AFSB capables de transporter des hélicoptères Dragon des mers et d'agir dans les zones dénuées d'accès terrestre, notamment pour aider au déminage des eaux dans le golfe Persique.

Un plan d'urgence mis au point

Les pays du Golfe - Arabie saoudite, Qatar, Bahreïn, Émirats arabes unis et Koweït - ont par ailleurs annoncé cette semaine que leurs forces navales et leurs garde-côtes avaient mis au point un plan d'urgence pour réagir à une éventuelle fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran.

Depuis que Téhéran, pour répondre aux nouvelles sanctions de la communauté internationale, a menacé de fermer cette route stratégique par où transitent 40 % du pétrole mondial, les principaux acteurs de la région se préparent activement à une éventuelle confrontation. Voire à un embrasement de la région, au cas où l'armée israélienne déciderait de lancer des frappes militaires contre les installations nucléaires clandestines iraniennes.

D'abord les États-Unis, avec leur Ve flotte à Bahreïn, leur base militaire à Djibouti et toujours un ou deux porte-avions qui mouillent dans les eaux de la région. Les autorités américaines ont prévenu Téhéran au début du mois qu'ils considéraient la fermeture du détroit d'Ormuz comme une ligne rouge et utiliseraient la force, en cas de besoin, pour le débloquer. Dans leur sillage, la Grande-Bretagne. Mais aussi la France, qui a renforcé sa présence dans la région avec l'implantation d'une base militaire équipée de bateaux de guerre et d'avions de chasse Rafale aux Émirats arabes unis, en 2009.

Différents scénarios

À Paris, comme à Washington et à Londres, les stratèges planchent donc sur les différents scénarios qui pourraient être appliqués dans les semaines ou dans les mois qui viennent à Ormuz. Premier cas, le plus simple: l'Iran pourrait lâcher des mines, la nuit, dans le détroit, comme il l'avait déjà fait en 1986. À l'époque, Paris avait dû escorter pendant deux ans, avec des chasseurs de mines, des frégates et des hélicoptères, les bateaux à pavillon français. Cette menace, affirme un expert, est parfaitement «identifiée» et maîtrisable par les marines occidentales, même si elle n'est «pas exempte de coût politique et économique». Surtout si les engins explosifs sont si nombreux qu'il faut organiser une véritable opération de déminage.

Le deuxième niveau, plus difficile à contrer, verrait l'Iran envoyer des bateaux suicides et tirer des missiles contre les bâtiments internationaux. Mais les responsables et les stratèges militaires redoutent également que l'Iran utilise ses alliés dans la région, notamment le Hamas à Gaza et le Hezbollah libanais, pour déstabiliser, en utilisant notamment des missiles antinavires, la Corne de l'Afrique via le Yémen et le très sensible canal de Suez. «Certes, plus les Iraniens agiront loin de chez eux, plus difficile ce sera pour eux. Mais il faut se préparer à toutes les options», commente un officier français.
(source : Le Figaro)


01/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
La marine US aide un navire iranien

La marine américaine a annoncé être venue en aide à une embarcation iranienne en difficulté dans le Golfe, quatrième opération du genre en un mois.

Dans un communiqué, la Cinquième Flotte a précisé hier soir que des navires faisant partie de l'escorte du porte-avions «USS Abraham Lincoln» ont répondu hier à un appel à l'aide d'un boutre de pêche iranien qui avait des problèmes techniques.

«Un hélicoptère a pu localiser le «Sohailia», avec neuf membres d'équipage à bord, puis le destroyer «USS John Paul Jones», qui croisait à proximité, lui a offert assistance», a précisé le communiqué. Il a indiqué qu'une équipe du destroyer avait été autorisée à se rendre sur le boutre, où elle a résolu le problème technique.

Quatrième fois

C'est la quatrième fois depuis le début de l'année que la marine américaine annonce être venue en aide à des bateaux ou à des membres d'équipage iraniens. Le 18 janvier, elle avait annoncé avoir mené une opération de sauvetage pour venir en aide à l'équipage d'un navire de pêche iranien en perdition.

Elle avait également indiqué avoir libéré en janvier 13 marins iraniens retenus en otages par des pirates somaliens, puis sauvé six autres marins iraniens dont le navire était en perdition dans le Golfe.

Tensions

L'USS Abraham-Lincoln se trouve depuis fin janvier dans le Golfe, quelques jours après un regain de tensions avec l'Iran, qui avait menacé de s'en prendre aux navires américains.

Fin décembre, Téhéran avait menacé de fermer le détroit stratégique d'Ormuz, par où transite un tiers du trafic pétrolier maritime mondial, face aux sanctions engagées par les pays occidentaux pour empêcher les exportations pétrolières de l'Iran, et pousser ce pays à renoncer à son programme nucléaire controversé.

Mais le chef de la diplomatie iranienne, Ali Akbar Salehi, avait par la suite déclaré que l'Iran n'avait jamais de son histoire tenté de fermer le détroit.
(source : AFP)


01/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
PETROLE/Asie: en hausse (99,66 USD), craintes perturbation en Iran et au Soudan

Singapour (awp/afp) - Les cours du pétrole étaient en hausse ce mercredi en Asie, reflétant les craintes des investisseurs liées à la crise iranienne et à la suspension des approvisionnements en provenance du Soudan, ont indiqué des courtiers.

Le baril de 'light sweet crude' (WTI) pour livraison en mars gagnait 18 cents à 99,66 USD le baril dans les échanges électroniques du matin. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars augmentait de 44 cents à 111,42 USD.

'Les cours du pétrole restent affectés par plusieurs facteurs, parmi lesquels la situation tendue tant en Iran qu'au Soudan', a noté Tony Nunan, spécialiste de la gestion des risques énergétiques chez Mitsubishi Corp à Tokyo.

Une mission de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) destinée à éclaircir les zones d'ombre du programme nucléaire iranien s'est achevée mardi sans aucun signe de percée, selon des médias locaux.

L'AIEA enquête depuis huit ans, sans être en mesure de déterminer avec certitude si le programme nucléaire iranien est de nature purement pacifique, comme l'affirme la République islamique, ou bien également militaire.

L'Union européenne (UE) avait décidé la semaine dernière un embargo sur le brut iranien, mais seulement de façon graduelle d'ici à juillet pour laisser le temps à ses membres de trouver des sources d'approvisionnements alternatives.

Or les parlementaires iraniens étudient une possible interruption immédiate des exportation de pétrole du pays à l'UE. Une proposition de loi dans ce sens pourrait être élaborée dans les prochains jours.

'Le marché reste attentif au contentieux entre l'Iran et les Occidentaux sur le programme nucléaire de Téhéran', a relevé la maison de courtage Phillip Futures.

De plus, le Soudan du sud a annoncé dimanche suspendre son offre de brut (350.000 barils par jour) en raison d'un différend avec le Soudan, qu'il soupçonne de prélever une partie du pétrole en transit en territoire soudanais.

Juba accuse Khartoum de lui avoir volé 815 millions de dollars (620 millions d'euros) de brut. Le Soudan répond n'avoir prélevé, en pétrole, que de quoi compenser les droits de passage du brut sur son territoire, et l'utilisation de ses raffineries.

Mardi, le baril de 'light sweet crude' (WTI) pour livraison en mars avait cédé 30 cents par rapport à la clôture de vendredi, à 98,48 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour même échéance avait fini à 110,98 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en hausse de 23 cents.
(source : AWP)


01/02

Calligraphie de Hassan Massoudy
Des élus US proposent de nouvelles sanctions contre Téhéran + 24 navires empêchés de décharger en Iran.

Des élus importants du Congrès américain ont dévoilé leur intention de demander de nouvelles sanctions contre l’Iran soupçonné de chercher à produire l’arme atomique. Le président de la commission bancaire du Sénat, le démocrate Tim Johnson, et son confrère républicain Richard Shelby ont indiqué que leur commission allait adopter ce projet de loi demain. « L’attitude de défi de l’Iran par rapport à ses obligations internationales et son refus de faire la clarté sur son programme nucléaire soulignent le besoin d’isoler encore davantage l’Iran et les responsables au pouvoir », a déclaré le sénateur Johnson. Si elle est adoptée, la loi devrait étendre encore un peu plus les sanctions économiques et politiques contre les individus et entreprises qui font du commerce avec l’Iran, ou qui sont soupçonnés d’aider la République islamique à aller de l’avant sur son programme nucléaire controversé.

Parallèlement, au moins 24 navires transportant 480 000 tonnes de céréales sont bloqués au large des ports iraniens faute de pouvoir être payés en raison des sanctions occidentales contre ce pays, a déclaré hier une source industrielle. Les sanctions européennes et américaines interdisent en effet tout contrat avec l’Iran et empêchent le paiement des exportateurs en raison des sanctions qui empêchent les transactions bancaires, toujours selon la même source.
(source : AFP)


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