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17/03/2012 - 18/03/2012
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SHAHRAM NAZERI CHANT IRAN THÉÂTRE DE LA VILLE DE PARIS
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- THÉÂTRE DE LA VILLE DE PARIS
- à 17 H 00
BILLETTERIE
TARIF DE MUSIQUE MUSIQUES DU MONDE
TARIF PLEIN
1 seule catégorie 20€
JEUNE
1 seule catégorie 14€
OUVERTURE DE LA BILLETTERIE
LE 25/02/2012
CARTES PLACES À 2 / À 2 JEUNE OUVERTURE DE LA BILLETTERIE
LE 18/02/2012
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SHAHRAM NAZERI CHANT IRAN
VOIX D’OR DE LA POÉSIE PERSANE
Artiste d’exception, Shahram Nazeri passe avec autant de sérénité de l’infinie délicatesse à la fougue la plus intense. Né en 1950 dans le Kurdistan iranien au sein d’une famille de mélomanes, il est initié très jeune par sa mère à la poésie soufie, perfectionne son apprentissage auprès d’un maître de chant et d’un derviche qui lui font découvrir toute la littérature mystique. S’il maîtrise parfaitement le répertoire du poète mystique Rûmi, il sait associer au répertoire classique du chant persan la tradition kurde dans «un coeur à coeur» d’une extrême humanité.
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08/02/2012
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FILM : 'Fleurs du Mal', de David Dusa
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Fleurs du mal : la révolte iranienne de 2009, Internet et l'amour
Il est français, elle est iranienne. Rien ne devait les réunir. 'Fleurs du mal' est le premier long métrage du jeune réalisateur hongro-suédois, David Dusa. Un 'ovni cinématographique' d'une puissance évocatrice sans pareille, qui propulse le spectateur dans cette histoire d'amour sur fond de soulèvement populaire iranien et de répression policière.
Par Pascal Hérard
Lui, c'est Gecko (Rachid Youcef), danseur de rue d'une vingtaine d'années, elle, Anahita (Alice Balaïdi), jeune iranienne qui débarque en France pour la première fois. Nous sommes en 2009. Le soulèvement populaire est à son comble en Iran pour protester contre le résultat des élections qui a permis à Mahmoud Ahmadinejad de rester au pouvoir. Lui travaille dans un hôtel de luxe. Elle, lit Baudelaire : ils ne devraient pas se revoir mais Internet et les réseaux sociaux vont faire se croiser leurs horizons respectifs. Leur relation débute au milieu du flot des vidéos postées sur Youtube qu'Anahita visionne pour savoir ce qui se passe en Iran, des tweets avec sa famille restée à Théhéran...
Fleurs du mal est une histoire d'amour, mais aussi une fiction-documentaire qui déchire littéralement le spectateur : entre volupté et tendresse, sensation de liberté et violence.
Entretien avec David Dusa, réalisateur de 'Fleurs du Mal'
Comment le projet de ce film s'est-il construit ?
- David Dusa : Tout a commencé au printemps 2009. J'avais suivi les élections en Iran, parce que j'ai des amis iraniens et parce que c'est un pays important d'un point de vue géopolitique. Quand les gens sont descendus dans la rue pour manifester contre le trucage des élections, ils ont commencé pour la première fois à détourner les réseaux sociaux, pour nous faire parvenir leurs images, créer un événement médiatique. J'ai trouvé ça incroyable.
Pourquoi le réseau Internet, est-il central dans ce film ?
- D.D : J'étais très épaté quand j'ai vu les images diffusées sur le réseau mondial. Puis l'idée de la jeune iranienne qui arrive à Paris, c'était pour évoquer le pouvoir émotionnel des réseaux sociaux. Cette fille veut garder le contact avec son pays, et l'Iran reste présent avec une telle violence, une telle densité... et ça, uniquement grâce aux réseaux sociaux. Le réseau social change notre présence au monde : on peut être physiquement quelque part et mentalement ailleurs, beaucoup plus qu'avant.
Autant l'histoire d'amour des deux personnages est délicate, autant, en opposition les images venues d'Iran sont crues, terribles et violentes. C'est votre vison du monde, ces univers si différents jusqu'à imaginer qu'il y aurait plusieurs planètes ?
- D.D : Oui. Absolument. Mais depuis les événements en Iran je suis beaucoup plus optimiste : ces événements et cet optimisme sont confirmés par le printemps arabe. Je pense qu'Internet, comme système de communication, mais aussi comme écosystème, nous rapproche les uns des autres, à travers les frontières, les cultures. Donc sur le long terme je suis optimiste, bien que pessimiste sur le court terme. C'était d'ailleurs très difficile au montage de trouver l'équilibre entre la cruauté et la brutalité en Iran et la tendresse de l'histoire d'amour à Paris. Mais je pense que c'est la co-existence des deux qui fait le piment du film.
La danse urbaine, les yamakasi, pour lui, Charles Baudelaire et les poètes persans pour elle... à un moment Gecko dit 'mon ignorance c'est ma liberté', vous pouvez nous en dire plus ?
- D.D : C'est lié à son passé. Je pense qu'il était tellement blessé (le personnage de Gecko, ndlr) qu'il vit dans une sorte de bulle au début du film. C'est quelque chose de très volontaire, c'est comme un moine cloitré, une sorte d'ermite. Mais c'est cette ignorance qui lui permet de danser dans la rue. Parce qu'il ne se rend pas compte de ce qu'il fait. Mais c'est une ignorance consciente, pas une 'ignorance d'ignorant', elle est choisie. C'est totalement opposé à la philosophie de la jeune femme qui vient de la grande bourgeoisie de Téhéran, qui aime la culture.
La danse urbaine pour le personnage de Rachid c'est un moyen d'expression, mais ce qui est important, c'est que c'est ce qui attire la fille initialement. Parce que la façon dont Rachid possède l'espace public, quelque part, en s'y exprimant (par la danse et les déplacements yamakusi, ndlr), c'est un contraste violent avec ce qu'il se passe en Iran où tout est interdit dans l'espace public. Mais il faut dire que beaucoup de choses dans le film sont tirées de la vraie vie de Rachid, jusqu'à l'appartement du personnage qui est en réalité celui de l'acteur. Il y a une scène aussi, celle de la piscine, où ce que Gecko raconte est réel, c'est la vie de Rachid. Je peux dire que film est né de la rencontre de Rachid avec ces vidéos d'Iran.
'Internet, comme système de communication, mais aussi comme écosystème, nous rapproche les uns des autres, à travers les frontières, les cultures'
Il y a une approche très particulière dans votre film, entre les images 'réelles', tirées des vidéos Youtube filmées par les iraniens et la fiction, c'est à dire le film en tant que tel, et puis le réseau Internet qui s'affiche sur l'écran : à propos de la réalité et la fiction, du monde numérique, qu'est-ce que vous pouvez dire ?
- D.D : Le mot réel c'est difficile pour moi, parce que cela comporte beaucoup de choses. Si on parle du 'plus réel du réel', qui seraient les images d'Iran, ou celles de la Syrie, de la Tunisie, filmées avec des téléphones portables, je pense qu'elles sont rentrées dans la conscience collective. Elles ont une force énorme depuis 2009. C'est finalement depuis cette époque qu'elles sont apparues dans les journaux télévisés ces vidéos pixelisées, tournées dans l'urgence par des citoyens, par n'importe qui. Ces images ont désormais un pouvoir de vérité pour le plus grand nombre parce qu'elles ne sont pas manipulées par des journalistes, par des professionnels, elles sont faites par des gens dans la rue pour nous montrer ce qu'il se passe. C'est un outil très puissant dans une fiction, beaucoup plus que si j'avais utilisé des archives de journalistes ! Ensuite il y a la fiction, mais qui est tirée d'une histoire vraie (l'histoire de Gecko), et la fiction totale, celle de cette fille qui arrive d'Iran. Et entre les deux il y a les tweets. J'ai écrit le scénario avec des copie de vrais tweets qui étaient envoyés par des Iraniens en juin 2009. Mais il y a aussi les vidéos de Rachid que j'utilise (de break dance) qui ont été tournées avant même que le film n'existe. C'est en fait de la fiction et du documentaire : les deux sont intriqués.
Pour finir, à propos de la culture musulmane qui est évoquée dans le film : Gecko ne boit pas de vin, il suit un interdit religieux, elle, s'en moque. C'est l'interdit iranien contre l'auto-censure française ?
- D.D : Pour Rachid, la religion musulmane c'est quelque chose qui lui a permis de survivre, de rester intègre en tant qu'individu. Pour le personnage d'Anahita, au contraire cette religion a été utilisée contre elle, pour l'opprimer, comme un instrument d'oppression. Pour elle c'est complètement inimaginable que quelqu'un puisse choisir d'être musulman ! Pour lui c'est vraiment une question d'intégrité, ça le rend fort, ça le rattache à une communauté. C'est aussi une part importante du film, la liberté, le choix, dans la religion, la culture ou le reste.
(source : TV5MONDE)
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04/02/2012 - 06/02/2012
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Il avait rallié Téhéran à vélo : expo à l’église du Sépulcre, à Caen (Calvados) - FRANCE
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- L’exposition est visible :
- Samedi 4 et dimanche 5 février 2012,
- de 10 h à 18 h,
- à l’église du Sépulcre, à Caen.
(dans le quartier du Vaugueux)
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L’an passé, Arnaud Richard avait décidé de rallier Caen à Téhéran en vélo. Un périple de plus de 7 000 kilomètres avec son fidèle vélo Alphonse, 128 jours sur les routes d’Europe et d’Asie ponctués de nombreuses rencontres que le jeune Caennais propose de faire partager ce samedi et dimanche à l’église du Sépulcre, dans le quartier du Vaugueux, à Caen.
(source : Ouest-France)
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26/01/2012 - 30/01/2012
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Festival BD d'Angoulême (FRANCE)
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26/01/2012 - Festival d'Angoulême, en avant les bulles jusqu'au 29 janvier
- Du jeudi 26 janvier au dimanche 29 janvier 2012
- Chaque jour de 10 h à 19 h, et 20 h le samedi pour les stands éditeurs
- Réservation billetterie particuliers et comités d’entreprise
- Par téléphone : 0892 68 36 22 (0,34 € TTC/min)
- Sur internet : www.bdangouleme.com
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Le 39e Festival international de la bande dessinée d'Angoulême vient d'ouvrir ses portes ce matin, jeudi 26 janvier. Quatre jours d'expositions consacrées aux productions du monde entier, avec une mise en avant de celles d'Espagne, de Suède ou de Taïwan, et des rencontres rares avec des auteurs qui ont fait le déplacement depuis les États-Unis, l'Iran ou encore le Japon. Mecque du bédéphile, avec ses trois cents événement en tout juste 4 jours, attend au moins 200 000 curieux . Ils seront nombreux à sillonner les allées à la chasse aux dédicaces. Une telle concentration d'auteurs de BD n'arrive qu'une fois par an.
Cette année, l'édition du Festival d'Angoulême assoit sa dimension internationale. Elle est en effet présidée par l'Américain Art Spiegelman. Le père du fameux Maus, le seul album de BD à avoir jamais obtenu un prix Pullitzer, c'était en 1992. Les personnages de Maus représentés par des souris reprennent l'histoire tragique sur la Shoah. Ce récit conjugue la vie des parents de Art Spiegelman pendant la Seconde guerre mondiale et sa relation difficile avec son père, Vladek, dont les souvenirs ont servi de matériau à Maus. Aujourd'hui MetaMaus, présenté au Festival d'Angoulême, raconte le parcours de cette BD sortie du carcan étroit de la catégorie pour être abordé comme un véritable ouvrage littéraire. Il a ouvert la voie à d'autres BD.
INFOS PRATIQUES :
Les dates et horaires du Festival
Festival international de la bande dessinée d’Angoulême
Du jeudi 26 janvier au dimanche 29 janvier 2012
Chaque jour de 10 h à 19 h, et 20 h le samedi pour les stands éditeurs
Réservation billetterie particuliers et comités d’entreprise
Par téléphone : 0892 68 36 22 (0,34 € TTC/min)
Sur internet : www.bdangouleme.com
Par A.D
(source : fashions-addict.com)
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24/01/2012 - 27/02/2012
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L'art islamique à l'heure contemporaine : exposition du « Jameel Prize 2011 »
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Exposition à voir jusqu'au 26 février
- à l'Institut du Monde Arabe,
1, rue des Fossés-Saint-Bernard,
Paris (5e).
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Jameel Prize à l'IMA : l'art islamique à l'heure contemporaine
Rédigé par Pauline Compan | Mardi 24 Janvier 2012
L'Institut du monde arabe (IMA), à Paris, expose actuellement les artistes primés par le Jameel Prize. Un prix international décerné par ll'Abdul Latif Jameel Company, un groupe de distribution automobile et de produits financiers d'Arabie Saoudite. Il récompense les artistes et designers s'inspirant des traditions islamiques. En 2011, ce prix a été attribué à l’artiste algérien, Rachid Koraïchi, 64 ans.
Avant de prendre ses quartiers à l'Institut du monde arabe (IMA) de Paris, l'exposition du « Jameel Prize 2011 » était au Victoria & Albert Museum de Londres. Il faut dire que la compagnie saoudienne, dirigée par Mohamed Abdul Latif Jameel, avait déjà apporté son soutien financier aux travaux de rénovation de la salle d'art islamique du musée londonien, en 2006.
Désormais, le « Jameel Prize » veut mettre en avant les initiatives pour marier arts traditionnels islamiques et pratiques artistiques contemporaines. L'exposition regroupe les œuvres des dix artistes nominés pour l'édition 2011, originaires du Pakistan, des États-Unis ou encore d'Egypte : leurs œuvres sont visibles jusqu'au 26 février à l'IMA.
Des artistes du Moyen-Orient
Cette année, c'est Rachid Koraïchi qui a remporté les presque 30 000 euros de récompense. Son univers est en lien étroit avec la culture soufie. Il s’intéresse notamment au graphisme de manuscrits anciens. « Son œuvre est inspirée de la culture algérienne qui trouve son expression dans un art plus traditionnel en Égypte », explique Tony Stanley, conservateur en chef du département Moyen-Orient au musée Victoria & Albert.
Mais cette exposition est aussi l’occasion de découvrir des jeunes artistes dont c'est la première présentation dans des lieux aussi prestigieux. Noor Ali Chagani sort de l'Ecole des arts de Lahore. « C'est un jeune artiste avec beaucoup d'idées qui n'avait pas encore eu ses pièces exposées dans un grand musée occidental », continue Tony Stanley.
Il y a aussi des artistes plus âgés, à l'image de Rachid Koraïchi. Monir Shahroudy Farmanfarmaian est présentée comme la « Louise Bourgeois » de l'art islamique par Tony Stanley. « Elle travaille avec les miroirs depuis les années 1960, c'est une tradition en Iran », analyse le conservateur.
Autre artiste d’inspiration iranienne, Soody Sharifi. Il insère des personnages de l'Iran contemporain à des miniatures du XVe siècle. « Cela mélange les œuvres du passé et les visages de l'Iran d'aujourd'hui », poursuit M. Stanley.
Et l'engouement autour de cette exposition ne devrait pas faiblir car, pour le spécialiste, le marché de l'art pour les artistes moyen-orientaux commence à peine son essor depuis cinq ans. « Ce boom a révélé beaucoup d’artistes au travail très intéressant, il y a un renouveau d’intérêt pour eux à travers le monde », précise-t-il.
Exposition à voir jusqu'au 26 février à l'Institut du Monde Arabe, 1, rue des Fossés-Saint-Bernard, Paris (5e).
(source : SaphirNews.com )
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18/01/2012
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Le printemps de Téhéran : l’histoire d'une révolution 2.0
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- film de Ali Samadi Ahadi
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Dès le lendemain de l’élection présidentielle controversée du 12 juin 2009, des milliers de manifestants ont envahi les rues en Iran pour demander l’annulation de cette élection 'truquée' à leurs yeux. Les manifestations se sont poursuivies régulièrement jusqu’à la mi-juillet 2009 malgré la violence de la répression. Le film 'Le printemps de Téhéran' retrace ces événements et livre un témoignage accablant de courage.
Amnesty International France soutient le film de Ali Samadi Ahadi 'Le printemps de Téhéran, l’histoire d’une révolution 2.0' qui sort sur nos écrans deux ans après les évènements qu’il décrit. Il complète en images et témoignages les informations diffusées jour après jour par AI.
En juin 2009, Azedeh et Keveh sont étudiants à Téhéran. Comme d’autres générations avant eux, à l’approche des élections présidentielles, ils commencent à rêver d’une transition démocratique possible en Iran. Ils vont être emportés par cette 'vague verte' qui embrase le pays. Des premières révoltes à la répression sanglante, ils nous racontent leur combat, leur espoir, leur peur et leur souffrance.
Un millier d’extraits de blogs iraniens ont été la source d’inspiration des deux étudiants «fictifs» du film: leurs réflexions servent de fil rouge aux différents événements. Les histoires des étudiants Azadeh et Kaveh ont été conçues comme un dessin animé, et tranchent avec les plans en prises de vue réelles de la révolte et des entretiens avec des personnalités de tout premier ordre et des militants des droits de l’homme iraniens, comme Shirin Ebadi, Payam Akhavan ou Mitra Khalatbari.
L’élection contestée
Des millions d’Iraniens, surtout les jeunes qui forment la majorité de la population, ont exercé leur droit de vote le 12 juin 2009, malgré la l’absence de libertés durant la campagne électorale et la répression.
Des milliers de personnes qui ont participé à des rassemblements pacifiques pré-électorales avaient trouvé de nouveaux moyens d’échanger des idées et d’organiser des activités en contournant les restrictions et elle s’est tournée vers les réseaux d’échanges sociaux comme Facebook et Twitter ainsi que vers l’envoi de messages SMS.
Pendant les manifestations qui ont suivi les élections présidentielles du 12 juin 2009, les iraniens et iraniennes demandaient 'Où est mon vote ?' ©Javad MontazeriPendant les manifestations qui ont suivi les élections présidentielles du 12 juin 2009, les iraniens et iraniennes demandaient 'Où est mon vote ?' ©Javad MontazeriQuand le président Mahmoud Ahmadinejad a été déclaré vainqueur dans les heures qui ont suivi la fermeture des bureaux de vote, la méfiance de nombreux Iraniens s’est rapidement transformée en indignation qui s’est exprimée dans la rue. Les trois candidats battus ont dénoncé des fraudes massives.
Les autorités iraniennes ont réagi en bloquant les transmissions satellitaires ainsi que l’accès à Internet, en interdisant aux journalistes étrangers de couvrir les manifestations de rue, en coupant les lignes téléphoniques et en suspendant les autres moyens de télécommunication, comme l'envoi de messages SMS.
Des violations massives des droits humains
Le film du réalisateur iranien Ali Samadi Ahadi, montre de façon artistique mais avec un grand réalisme les événements qui ont suivi cette élection.
Selon les chiffres officiels, dès les premiers jours, plus de 5 000 personnes ont été arrêtées.
Les violations massives des droits humains qui ont eu lieu alors sont venues rappeler la nature précaire des libertés fondamentales dans le pays. Les autorités ont imposé de nouvelles restrictions importantes à la liberté d’expression, d’association et de réunion. Elles ont interdit des manifestations pacifiques, frappé des manifestants, procédé à des arrestations arbitraires et, dans certains cas, tiré à balles réelles sur les protestataires. Plusieurs dizaines de personnes ont été tuées dans la rue ou en détention.
Le monde entier a vu les images montrant les derniers instants de Neda Agha Soltan, une jeune femme abattue, apparemment par un bassidji, au cours d’une manifestation pacifique à Téhéran.
Des centaines de personnes ont ensuite été jugées selon des procédures iniques, notamment dans le cadre de procès collectifs 'pour l’exemple' ayant pour objectif principal de valider la version officielle des événements et de désigner des boucs émissaires.
Le spectateur est également amené à la prison de Kahrizak, à propos de laquelle des récits effroyables faisant état d’actes de torture et de mauvais traitements sont apparus à mesure que les prisonniers étaient remis en liberté ou enfin autorisés à recevoir des visites.
La répression continue
L’élection présidentielle du 12 juin 2009 a déclenché une vague de répression et des protestations massives d'une ampleur sans précédent depuis la révolution qui a instauré la République islamique d’Iran en 1979. Les violations systématiques de longue date des droits humains, notamment les restrictions sévères à la liberté d’expression, d’association et de réunion qui se sont intensifiées durant les manifestations n’ont pas cessé depuis.
Les forces de sécurité ont accru la répression suit à des manifestations du 14 février 2011, où un grand nombre de personnes sont descendues dans les rues en signe de solidarité avec les soulèvements en Égypte et en Tunisie.
Des journalistes, des blogueurs et des professionnels du 7e art ont été visés par des mesures de répression, tout comme, entre autres, des étudiants, des militants politiques, des syndicalistes indépendants, des défenseurs des droits humains et des militants des droits des femmes, dans le cadre des efforts déployés par les pouvoirs publics pour étouffer la dissidence.
(source : Amnesty International France)
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18/01/2012
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Le Printemps de Téhéran - l'histoire d'une révolution 2.0
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- Réalisé par : Ali Samadi Ahadi
- Pays : Allemagne
- Durée : 1h22
- Titre original : The Green Wave
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casting complet...
L'histoire
Juin 2009, Azedeh et Keveh sont étudiants à Téhéran. Comme d'autres générations avant eux, à l'approche des élections présidentielles, ils commencent à rêver d'une transition démocratique possible en Iran. Ils vont être emportés par cette 'vague verte' qui embrase le pays. Des premières révoltes à la répression sanglante, ils nous racontent leur combat, leur espoir, leur peur et leur souffrance. LE PRINTEMPS DE TEHERAN conjugue des images filmées sur le vif et relayées partout dans le monde sur les réseaux sociaux avec des témoignages et des séquences animées qui nous font pénétrer au coeur de cette révolution populaire, au plus proche de ses acteurs.
(source : Cinemovies)
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10/01/2012 - 11/01/2012
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Iran, qui a chassé le Shah ? (conférence)
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- conférence donnée par Yann Richard
- à 19 h à la médiathèque de Mâcon (Saône et Loire - FRANCE)
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C’est une très intéressante conférence qui sera donnée mardi dans le cadre du cycle Agora. Yann Richard abordera l’histoire et répondra à cette question, « Iran, qui a chassé le Shah ? ». Un sujet passionnant.
(source : Le JSL)
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07/01/2012 - 08/01/2012
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Le chant persan - Mahsa Vahdat/Marjan Vahdat/Pasha Hanjani -
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THEATRE DE LA VILLE DE PARIS (Direction Emmanuel Demarcy-Mota)
- THÉÂTRE DES ABBESSES
- 31 RUE DES ABBESSES
- PARIS 18
- LOCATION 01.42.74.22.77
- ADMINISTRATION 01.48.87.54.42
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DOUCEUR DU CHANT PERSAN
Les soeurs Mahsa et Marjan VAHDAT donnent au chant persan féminin une nouvelle dimension, une nouvelle force. La puissance d'évocation de leur musique envoûtante, aux vertiges inattendus, est toujours saisissante. La voix de Mahsa s'envole, se promène, invoque , tandis que celle de Marjan lui répond. Ensemble, elles offrent une succession de petites histoires, scène d'amour ou moments mélancoliques portés par les trilles délicqts de la flûte de Pasha Hanjani et les résonances volontaires du daf.
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22/12/2011
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Projection de 'Noces éphémères' un film de Reza Serkanian, suivie d'un débat en présence du réalisateur.
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- au Théâtre du Guidou à Ville de Sciez (Haute-Savoie, FRANCE)
- Le jeudi 22 décembre à 20h30
- Les bénévoles du cinétoile accueilleront le public dès 20h00 autour d'un buffet iranien avant la projection du film.
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L'histoire : Une société qui étouffe les désirs et les aspirations individuelles. Une relation entre le jeune et fougueux Kazem et sa belle-soeur Maryam. Une ville iranienne où se pratique une coutume étrange : le mariage à durée déterminée.
Le réalisateur : REZA SERKANIAN est né en 1966 en Iran. A l'âge de 17 ans, il réalise ses premiers courts-métrages, et obtient bientôt de nombreux prix dans son pays. Il effectue des études de cinéma à Téhéran. A partir de 1989, ses films obtiennent une reconnaissance au-delà des frontières de l'Iran (Festivals de Clermont-Ferrand, Vila do Conde, Bilbao, Copenhague, Sarrebruck, Amiens, etc). C'est en 1997 qu'il décide de quitter son pays où la voix d'un cinéma traditionnel semble pourtant tracée pour lui.Après 2 années aux Pays-Bas, il s'installe en France où il réalise plusieurs courts-métrages et documentaires (entre autres, 'Retrouvailles', une fiction en co-production avec l'Iran). Parallèlement, il poursuit une carrière de chef-monteur et de chef-opérateur (On ne devrait pas exister - Quinzaine des réalisateurs 2006 - Festival de Cannes). En 2006, il revient à ses origines avec l'écriture de 'Noces éphémères' (Prix SOPADIN - Prix France Culture 2007). Il s'associe bientôt à la création d'Overlap Films, société de production déléguée de Noces éphémères
(source : Ville-de-Sciez.com)
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21/12/2011
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Le Miroir Jafar Panahi
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Un film de Jafar Panahi daté de 1997. C'est la reprise de la semaine.
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Par Eric Libiot
Le film. Parce que sa mère n'est pas venue la chercher à la sortie de l'école, Mina est obligée de rentrer seule chez elle. Elle affronte alors les dangers de la grande ville - Téhéran en l'occurrence.
Le résultat. Deuxième long- métrage de Jafar Panahi, après le magnifique Ballon blanc, Le Miroir est resté inédit en France malgré son léopard d'or, obtenu au festival de Locarno en 1997. Passé maître dans la manière de narrer ce qu'en Iran on ne peut pas raconter, du moins pas ouvertement, Panahi utilise Mina comme fil rouge pour parler de la société iranienne et de la condition de la femme. La jeune écolière se balade en bus, à moto ou en taxi, et le cinéaste filme des conversations et des moments dont on ne sait s'ils sont réels ou fictifs. Panahi, astreint à résidence actuellement en Iran, filme simple et juste. Mais il n'oublie jamais le divertissement. Un régal.
(source : L'Express - 20/12/11)
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17/12/2011
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Kourosh Yaghmaei, «Back from The Brink» (Now-Again / Discograph)
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- CD (22 août 2011)
- Nombre de disques: 2
- Label: Now Again
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Kourosh Yaghmaei a connu l’Iran du Shah puis celui des ayatollahs. Malgré la censure, le rocker, invité à promouvoir sa compilation à l’étranger, renonce à quitter son pays.
On n’a jamais autant réédité de disques oubliés qu’en 2011, et au-dessus de cette avalanche permanente de funk turc ou de crépitants 78-tours africains plane un rockeur iranien moustachu : Kourosh Yaghmaei. Aujourd’hui âgé de 66 ans, il fut un acteur essentiel des foisonnants débuts du rock iranien dans les années 70, avant d’être censuré par la révolution islamique à partir de 1979. C’est cette période de liberté que documente une compilation surprenante, Back from The Brink (1), qui rassemble trente chansons enregistrées entre 1973 et 1979, n’émergeant jusqu’ici que ponctuellement sur des blogs et quelques compilations. Une musique pop forte en caractère, resurgie presque par miracle, à coup de passion, de patience et de hasards.
«Il était bien vivant»
«Un jour, un ami m’a fait écouter Hajme Khali, une très belle ballade de Kourosh, raconte Egon Alapatt, un Américain fou de vinyles à l’origine de cette renaissance discographique. Je me suis vite mis à rechercher sur Internet tout ce qui le concernait, à acheter ses 45-tours sur eBay. Tout le monde me disait qu’il était mort, jusqu’à ce que j’apprenne par un exilé iranien que son fils vivait au Canada ! De là, j’ai découvert que Kourosh était bien vivant et habitait à Téhéran.» Commencent alors deux années de travail laborieux à distance, sans que les deux hommes ne se rencontrent jamais, pour rassembler les masters originaux des chansons - longtemps cachés en Iran - et les souvenirs du chanteur, que l’on découvre comme l’histoire terrible d’une jeunesse musicale fauchée en plein envol.
Joindre Kourosh Yaghmaei pour discuter de cette rétrospective n’est pas chose facile, mais le chanteur se montre volubile, passionné et remonté : «Dans ma jeunesse, la radio de l’armée américaine, qui stationnait encore en Iran, diffusait des disques occidentaux. C’est là qu’on a découvert les Beatles, les Kinks, Bob Dylan, Charles Aznavour et les Ventures. Mais la musique iranienne a aussi eu une influence très importante sur moi. J’ai décidé de conserver certaines de ses caractéristiques, comme les mélodies ornementales et le quart de ton, mais de les jouer avec des instruments occidentaux modernes, notamment la guitare électrique. Je voulais ainsi créer une nouvelle musique qui respecte les deux cultures.» Cette démarche fusionnelle n’est pas isolée. On l’entend chez d’autres artistes iraniens, également réédités cette année (lire ci-contre), mais aussi à la même époque chez l’Egyptien Omar Khorshid, l’Afghan Ahmad Zahir ou les Turcs Erkin Koray et Selda. L’Iran, comme une très large partie du monde, voit à partir des années 60 débouler la tornade rock’n’roll. Derrière les mégastars populaires Viguen Derderian et Googoosh, de nombreux groupes et artistes se révèlent alors : The Rebels (dans lequel jouera un temps Kourosh), The Golden Ring, O’joobeha, Nosoh Afarin, Mohammad Nouri, Zia…
Innovateur et perfectionniste
Agités par cette génération douée, les étudiants de Téhéran dansent au palais de la Jeunesse, au club Kouchini ou à l’hôtel Vanak. Comme celles des yé-yé en France, les chansons, souvent légères voire insouciantes, clament l’amour et la liberté face au carcan du vieux monde sans se mêler de débats politiques. Les cheveux sont aussi longs qu’à Paris, les pantalons aussi serrés qu’à San Francisco. Yaghmaei porte une épaisse moustache et des lunettes noires, imposant un style de dandy rockeur et se plaçant en parrain érudit de cette scène frémissante, sensiblement plus exigeant artistiquement que ses contemporains. Sa belle voix claire et ses mélodies instantanées se mêlent à un lyrisme persan très inventif, infusé de psychédélisme, de rock progressif, de funk et de jazz.
«Il était dans l’ombre des stars de l’époque, commente Babak Khiavchi, un Iranien exilé aux Etats-Unis, qui publie des musiciens de la diaspora. C’était un perfectionniste qui ne s’est jamais compromis avec les standards commerciaux de l’époque. Mais depuis la révolution, son influence n’a cessé de s’amplifier. Il était un pionnier et un innovateur.» Sa carrière s’annonçait brillante. «J’ai enregistré 31 chansons avant la révolution, poursuit Kourosh Yaghmaei. Je passais à la radio, à la télé. Pour la diffusion de ma musique et l’organisation de concerts, il n’y n’avait aucun problème. En revanche, les textes des chansons étaient contrôlés ; pour pouvoir les chanter, nous devions obtenir l’accord du Conseil de la poésie, qui siégeait à la radio.Après la révolution,je n’ai pas pu me produire pendant dix-sept ans, mes morceaux étaient interdits d’antenne, mon image ne devait être reproduite nulle part. Je ne pouvais même pas quitter le territoire.»
«Chaos sombre et solitaire»
Progressivement réduit à néant par un pouvoir islamique qui casse les guitares, le rock iranien se réfugie dans l’illégalité, se replie dans les caves et les soirées privées. Seuls restent autorisés les airs religieux, les formes persanes traditionnelles et quelques chansons révolutionnaires sud-américaines dont les paroles sont transformées pour évoquer le Coran. Pendant ces années qu’il qualifie de «chaos sombre et solitaire», Kourosh Yaghmaei fait mille boulots, donne des cours de musique folklorique et écrit des disques pour enfants sous un pseudonyme. Il enregistre aussi tant bien que mal un album important en 1980, qui ne sortira qu’en 1994 et restera culte en Iran : Sib-e noghreyi.
Un disque dont le psychédélisme tardif et bricolé se révèle digne des productions de Yes ou de Pink Floyd quelques années plus tôt. «J’ai dû vendre ma voiture pour financer la production de cet album, alors que je n’avais aucun espoir de le diffuser. Pour être en sécurité dans le studio et éviter de se faire arrêter ou de se voir infliger des châtiments, on éteignait les lumières et on s’enfermait de l’intérieur. Côté instruments, il nous manquait un clavier et une guitare acoustique. J’ai utilisé une vieille guitare russe cassée dont le manche se déplaçait complètement pendant que je jouais et qui comportait des centaines de fissures.»
Quelques années plus tard, il tente,en vain, de convaincre le ministère de la Culture que la guitare est un instrument iranien puisqu’elle descend d’instruments perses du type sitar. «Puis [en 1996], les choses se sont calmées. J’ai obtenu la permission de jouer pendant huit ans. Mais je n’avais toujours le droit à aucune forme de publicité.» Pourquoi ne pas avoir abandonné l’Iran pour continuer une carrière en exil, comme l’ont fait Viguen Derderian, Googoosh et nombre d’artistes après 1979 ? «Quitter la terre maternelle au pire moment de l’histoire, c’est fuir, tacle Kourosh Yaghmaei. C’est tourner le dos à son pays et poursuivre sa vie mesquine et empruntée dans une relative quiétude dans le pays des autres. Je me suis donné pour mission de protéger la culture musicale iranienne. Seulement, je me sens parfois étranger dans mon propre pays.»
En 2011, il s’est à nouveau cogné à la censure, qui empêche la parution de ses nouvelles chansons. Début décembre, Kourosh Yaghmaei devait prendre part aux Transmusicales de Rennes, éminent festival de découvertes et de redécouvertes. Il y aurait donné son premier concert en France et son premier hors d’Iran depuis 2003. Il y aurait aussi retrouvé son fils Kaveh, âgé de 43 ans, qu’il n’a pas vu depuis six ans. Le chanteur, usé par trois décennies de frustrations et soucieux de finir ses jours dans son pays, a dû renoncer lorsque le ministère de la Culture a menacé de ne pas le laisser revenir en Iran.
(1) Kourosh Yaghmaei, «Back from The Brink» (Now-Again / Discograph)
(source : Libération - 17/12/11)
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16/12/2011 - 17/12/2011
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Projection du film NOCES EPHEMERES De Reza Serkanian + expo artisanale persane.
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L’Hôtel des Arts vous recommande :
- Le vendredi 16 décembre à 21 h 15,
au Cinéma REX de Nogent-le-Rotrou (Eure et Loir - France)
dans le cadre de la thématique :
« Cinéma en Iran »
Projection du film
NOCES EPHEMERES
De Reza Serkanian
en présence du réalisateur.
(Echanges avec ce dernier à l’issue du film).
en présence du réalisateur.
Homayoun Minoui, Président de l'Association Hôtel des Arts sera également présent pour vous accueillir et répondre aussi à vos questions.
Pour cette occasion, l’Hôtel des Arts a installé, dans le hall d’entrée du cinéma, une exposition artisanale persane.
PROGRAMME HEBDO SUR REPONDEUR TELEPHONIQUE
02.37.52.12.24
Pour cette occasion, l’Hôtel des Arts a installé, dans le hall d’entrée du cinéma, une exposition artisanale persane.
PROGRAMME HEBDO SUR REPONDEUR TELEPHONIQUE
02.37.52.12.24
Homayoun Minoui
Président de l'Association Hôtel des Arts
4, place des Ponts - 61110 Rémalard (FRANCE)
hoteldesarts61@orange.fr - 06 12 05 28 63 -
site Internet : www.lhotel-des-arts.fr
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16/12/2011 - 17/12/2011
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Hamid Khezri - dotâr et chant – musique du Khorassan (IRAN)
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- à 20h30
- Auditorium GUIMET
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Hamid Khezri nous offre un voyage à travers la province du Khorassan, berceau de la culture perse.
Accompagné de son dotâr (luth iranien), il met en musique avec finesse et sincérité ces histoires séculaires, des épopées guerrières, en passant par les airs spirituels des régions désertiques du sud.
Formé très jeune à la pratique du dotâr, c’est afin d’appréhender toutes les finesses du répertoire des « bakhshi » qu’il complète sa formation par un travail de collectage auprès des bardes de la région. Cet enseignement hétérogène fait la richesse de son jeu. Hamid Khezri a ainsi assimilé les techniques du nord autant que celles du sud et interprète aussi bien la musique populaire ou classique du nord du Khorassan que la musique soufie spécifique aux déserts du sud de la région.
Il s’intéresse également à la musique d’Asie centrale, en particulier au dotâr ouzbek et ouigour, et travaille
désormais à une rencontre musicale entre Khorassan et Asie centrale.
Hamid Khezri est l’un de ces musiciens que l’ouverture et l’intégrité artistique conduisent à renouveler le langage instrumental sans renoncer pour autant à la tradition qui les a nourris : il en résulte une élégance
dans l’intention, une virtuosité sans tapage et surtout une finesse de la ligne mélodique qui sont les marques d’un vrai maître.
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06/12/2011 - 07/12/2011
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Perpignan (France) : 'Noces éphémères' : le réalisateur Reza Serkanian au Castillet
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- Le 6/12/2011 à 19 h
- au Castillet
- avec le réalisateur Reza Serkanian
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Ce soir à 19 h au Castillet, le réalisateur iranien Reza Serkanian présente son film 'Noces éphémères'. Tout commence dans une maison familiale de province où l'on s'apprête à célébrer deux événements : la circoncision des deux plus jeunes garçons et les fiançailles de Kazem et de sa cousine Effat, deux jeunes adultes promis au mariage depuis l'enfance. Pour son premier long-métrage, Reza Serkanian, résident français, a choisi de parler de l'Iran, sa terre natale. Bien qu'il ait reçu l'autorisation pour tourner son film en Iran, le cinéaste a dû réaliser plusieurs versions de son scénario et modifier certaines scènes, afin de les rendre plus modérées aux yeux des autorités iraniennes : 'Ce fut un exercice intellectuel totalement schizophrénique, épuisant' avoue-t-il.
(source : L'indépendant)
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06/12/2011 - 13/12/2011
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Seconde édition du festival international du film de Pau
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- 07/12/11 : projection du film « Le miroir » de Jafar Panahi, toujours inédit en France et un concert de l'ensemble Pouya, mené par Abbas Bakhtiari, comédien et musicien, en contact avec les cinéastes iraniens.
- Aujourd'hui 18h : Gesher, de Vahid Vakilifar (Iran)
- Demain jeudi 14h15 : Gesher, de Vahid Vakilifar (Iran).
===> Pratique
Jusqu'à dimanche au Méliès 05 59 27 60 52 (5 € la place, 3,80 € - moins de 26 ans).
Le programme sur www.lemelies.net/festival/
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Le Méliès fait sa fête du cinéma
Par K.R.
La 2e édition du festival international du film a débuté hier. Au programme : sept films en compétition, des avant-premières et Jean-Pierre Léaud en invité.
Sept jurés et sept films en compétition, tournés dans trois continents : la seconde édition du festival international du film de Pau affiche cette année sans complexe son ambition: ouvrir l'horizon cinématographique du public. « L'an dernier, beaucoup de personnes ne donnaient pas cher de la peau du festival », se souvient Philippe Ducat, président de l'association Le Méliès. « Le public a suivi, alors que la programmation était très exigeante, avec 14 films de Bellocchio. Ce festival a déjà une certaine renommée ! »
(...)
Ce mercredi, c'est l'Iran qui sera à l'honneur avec la projection du film « Le miroir » de Jafar Panahi, toujours inédit en France et un concert de l'ensemble Pouya, mené par Abbas Bakhtiari, comédien et musicien, en contact avec les cinéastes iraniens.
(...)
===> En course pour le « Pyrénées » du meilleur film de la sélection
Sept oeuvres de trois continents sont en compétition dans le cadre du festival international et pour le prix du jury.
(...)
Le lauréat du «Pyrénées» du meilleur film sera connu samedi à 20h.
La soirée se poursuivra par la projection en avant-première du film «Le Havre» d'Aki Kaurismäki.
(...)
(source : La République des Pyrénées)
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01/12/2011 - 01/01/2012
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Shéhérazade : Les Mille et Une Nuits
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GENRE : Spectacle musical
- En tournée
- Dates : du 1 Décembre 2011 au 31 Décembre 2011
- INFOS ÉVENEMENT
Les Folies Bergère, 32 rue Richer - Paris (75009)
- Réservez vos places sur fnac.com
- De 40 à 89,50 euros
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PRESENTATION
'L' histoire démarre avec le sultan Soliman. Jadis bon et généreux, Soliman change le jour où il découvre que sa femme adorée va chercher l'amour ailleurs que dans le lit conjugal. L'épouse infidèle se volatise soudain, sans que personne ne sache ce qui a bien pu lui arriver. Dès lors le sultan, aveuglé par son désir de vengeance, décide de choisir chaque soir une nouvelle compagne, qui disparaît invariablement au matin. C' est bien sûr Shéhérazade qui va parvenir, en lui racontant des histoires palpitantes, à vaincre la haine de Soliman. En effet, le sultan brûle tant de connaître la suite de ses contes qu'il va convoquer la fille de Diran nuit après nuit... '
(source : even.fr)
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29/11/2011 - 30/12/2011
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L’Hôtel des Arts vous recommande : « Cinéma en Iran … filmer coûte que coûte »
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- En novembre-décembre 2011
- Cinéma REX de Nogent le Rotrou (département Eure-et-Loir - France)
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Projection des films :
POULET AUX PRUNES
de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud
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AU REVOIR
de Mohammad Rasoulof
La projection du 6 décembre à 20 h 30 sera suivie d’une discussion.
« J’y serai présent pour répondre à vos questions » (H.M.).
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NOCES EPHEMERES
Projection du vendredi 16 décembre 2011
en présence du réalisateur Reza Serkanian
***
CECI N’EST PAS UN FILM
de Jafar Panahi
***
LES CONTES DE LA MERE POULE
3 courts-métrages :
.SHANGOUL ET MANGOUL
.LE POISSON ARC-EN-CIEL
.LILI HOSAK
Les jeunes élèves des écoles primaires apprécieront tout particulièrement.
***
Pour cette période, l’Hôtel des Arts a installé, dans le hall d’entrée du cinéma, une exposition artisanale persane.
*****
Rappel :
L’Hôtel des Arts restera fermé au public durant l’hiver.
Cette période sera mise à profit pour poursuivre les travaux
et mener une réflexion sur le programme de l’année 2012.
A bientôt,
Homayoun Minoui
Président de l'Association Hôtel des Arts
4, place des Ponts - 61110 Rémalard
hoteldesarts61@orange.fr - 06 12 05 28 63 -
site Internet : www.lhotel-des-arts.fr
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28/11/2011 - 29/11/2011
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LE HAVRE (France) - Lundis de l'université : l’Iran, un pays de paradoxes
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-Conférence de l'université populaire ce lundi 28 novembre à 18h30 Université (amphi A6- UFR lettres et sciences humaines). Entrée libre.
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Poursuivant son cycle 'Mondes et monde' lancé la saison dernière, l’Université populaire s’intéresse à un pays en tous points stratégique : L’Iran. La tension est extrême entre une société iranienne ouverte au changement, avide de culture et de libertés et un pouvoir islamique autoritaire. Tension exacerbée par les bouleversements qui affectent les régimes arabes, dans cette partie du monde où l’Iran joue un rôle clef. Géographe, directeur de recherches au CNRS et spécialiste de l’Iran, Bernard Hourcade nous aide à comprendre tous ces enjeux.
(source : Paris Normandie)
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25/11/2011
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Verissage - Exposition de miniatures
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Le Centre culturel à Paris présente
Eposition de miniatures
de Maître Abbas ROSTAMAIAN
- Vernissage à 18 h
- Centre culturel d'Iran
6 rue Jean Bart
75006 PARIS
tél : 0145491920
email : cci@cciran.com
http://www.paris.icro.ir
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20/11/2011
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DVD : Une séparation, d’Asghar Farhadi.
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DVD, Memento Films, 19,99 euros
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Le film choc venu d’Iran
L’année 2011 n’est pas encore terminée mais l’on sait déjà que ce film du réalisateur iranien Asghar Farhadi en sera l’une des révélations. Avec plus de 800 000 entrées en salles, il a connu un été radieux et sa récente sortie en DVD pourrait prolonger cette belle histoire. D’autant que ce succès est amplement mérité. Thriller psychologique haletant, Une séparation nous plonge au cœur de la société iranienne, dans une famille de la classe moyenne, en proie à des tourments intérieurs et, bientôt, à la justice de son pays. Ce qui touche, c’est l’absence totale de manichéisme, l’ambivalence de tous les personnages, qui permettent de traduire la complexité des rapports sociaux. Et comme lesdits personnages sont incarnés par des comédiens d’une justesse impressionnante, la réussite de l’ensemble, saluée par de nombreux prix au festival de Berlin, s’avère totale.
(source : L'Humanité)
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14/11/2011 - 15/11/2011
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Littérature iranienne : 1ère partie
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- Par Arlette LEBOUTEILLER.
- à 14 h 30 à l'amphithéätre du Collège Saint-Exupéry à Alençon.
- Conférence réservée aux adhérents de l'Université Inter-äges.
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1ère partie :
- Les grands poètes persans du Xè au XVè siècle : ROUDAKI, FERDOWSI, Omar KHAYYÂM, NEZÂMI,Farid ed-DIN'ATTÂR, SAADI, HÂFEZ.
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09/11/2011
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Noces éphémères
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- Réalisé par : Reza Serkanian
- Avec : Mahnaz Mohamadi, Hossein Farzi-Zadeh, Javad Taheri, Dariush Asad Zadeh, Clothilde Joulin, Fabrice Desplechin...
- Distributeur : Jupiter Communications
- Genre : Drame
- Pays : France, Iran
- Durée : 1h23
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Noces éphémères
Presse
L'histoire
Une société qui étouffe les désirs et les aspirations individuelles. Une relation entre le jeune et fougueux Kazem et sa belle-soeur Maryam. Une ville iranienne où se pratique une coutume étrange : le mariage à durée déterminée.
Notes sur le film :
A contre-courant des vents qui soufflent entre l'Iran et l'Occident, Reza Serkanian, réalisateur franco-iranien, entreprend en 2006 de réaliser un long-métrage dans son pays d'origine. Plusieurs années d'âpres tractations ont été nécessaires pour pénétrer le système iranien et parvenir enfin à un assouplissement au printemps 2009. Œuvre exemplaire d'un combat de quatre années mené entre la France et l'Iran, Noces éphémères a réussi ses défis : - Rester fidèle à un scénario primé en France (Prix Sopadin - Prix France Culture 2007), malgré toutes les pressions, - Aborder la question du désir, la place des femmes dans la société iranienne, - Traiter du mariage à durée déterminée, mystérieusement si méconnu à l'étranger. Reza Serkanian nous fait entrer au coeur de la société iranienne, déchirée entre modernité et tradition, entre aspirations et moralité...
(source : Cinemovies )
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09/11/2011
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NOCES EPHEMERES
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- Drame
- de Reza Serkanian
- avec Mahnaz Mohammadi et Hossein Farzi zadeh
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Une décevante cérémonie
A priori, un projet au fort potentiel dramatique : la peinture des désirs et des espoirs d'une communauté iranienne soumise aux codes et aux contraintes. Le personnage de Maryam, veuve luttant pour la garde de sa fille et soumise à la douce attirance de son beau-frère, est éblouissante de vérité. Mais le pittoresque de la réalisation et la justesse des acteurs principaux ne suffisent pas à donner au propos une véritable intensité. 'Noces éphémères' laise finalement un terrible sentiment d'inachevé. Pas d'union durable en vue entre le film et le public... A.T.
(source : Le Figaro Magazine - 05/11/11)
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09/11/2011
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Noces éphèmères
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- de Reza Serkanian.
- France-Iran.
- 1 h 18.
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Un nouveau très beau film nous vient d’Iran. Présenté à Cannes dans la sélection de l’Acid, 'Noces éphèmères' éclaire la réalité des classes moyennes urbaines de ce pays.
Dans un village d’Iran comme décalqué des ocres d’une représentation persane, c’est jour de fête. Les deux fils d’Aziz (Javad Taheri) vont être circoncis. Ce dernier, en manière d’ouvreur de jeu, se déguise pour épouvanter les enfants. C’est ici, dans la maison de la famille Tabatabaj, entre cour et patio, salon et dépendances, que va se tenir toute une première partie du film du réalisateur franco-iranien Reza Serkanian. D’autres festivités sont prévues pour le lendemain, les fiançailles de Kazem (Hossein Farzi Zadeh), juste libéré de l’armée, avec une cousine choisie dans l’enfance. Deux rituels, deux passages où se conjuguent profane et sacré, l’inscription des individus dans une société et le contrôle que celle-ci exerce sur leur sexualité. La belle Maryam (Mahnaz Mohammadi), veuve du frère de Kacem, vient d’arriver de la ville avec une petite Sarah de sept ans. Le trouble qui va naître entre les deux jeunes gens ne frissonnera qu’au fil des rares propos échangés en demi-teinte, semblables au superbe nuancier de l’ensemble. Pas de plans larges mais autant de décors que de situations sensibles au sein de la vaste demeure de pierre. Un matriarcat garant des traditions s’exerce des pièces communes aux escaliers, labyrinthes dont les lés de lumière compliquent l’architecture. Sous la vigilance des aînés, toute une chorégraphie des rapprochements et évitements est mise en scène qui achoppe sur les interdits. Prenant soin de ménager la dignité de chacun, Reza Serkanian sonde les cœurs en profondeur. Il ménage à ses personnages de fragiles marges d’existence. Avec une grande subtilité qui s’adosse à une égale beauté plastique, le cinéaste parvient à universaliser émotions et déchirements sous le joug de contraintes que certains intègrent, que tous subissent. Avant que le décès du patriarche ne force la famille à accompagner sa dépouille vers le mausolée d’une ville non nommée, tous les rituels de vie et de mort, comme autant de cristallisations, auront été caressés à mille lieues des clichés du folklore. La ville se révélera un territoire autrement rude. Cité religieuse et hautement policée, ceux qui vont s’y rendre, dont singulièrement Kazem et Maryam, seront livrés à eux-mêmes. La palette est ici plus froide. L’oppression sème d’autres chicanes. Reza Serkanian en dresse un paysage peu amène. Il ne cesse de le subvertir à touches délicates. En même temps que se révèlent les personnalités de protagonistes parvenus au terme de leurs contradictions, il oblige d’une main légère le spectateur à dépasser les images toutes faites. Comme d’autres réalisateurs d’Iran éclairent la réalité des classes moyennes urbaines de leur pays, Reza Serkanian dévoile la complexité de gens modestes et provinciaux. Les frustrations de Kazem le taraudent au point qu’il envisage à son corps défendant l’un de ces « mariages temporaires » sans dot et sans durée. Maryam, qui a déjà entamé un chemin de liberté, doit-elle franchir les frontières de l’exil, trancher les liens du cœur quand la solitude des femmes est un péché ? Pas d’autres réponses que celles du cinéma.
Dominique Widemann
(source : L'Humanité)
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08/11/2011
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'Une séparation'
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03/11/2011 - 05/11/2011
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ENCHERES - Une vente de Christie's réunit des œuvres d'artistes iraniens actuels.
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- Exposition ce jeudi 03/11/11, de 10 heures à 18 heures, chez Christie's (Paris VIIIe).
- Vente demain à 15 heures.
Tél. : 01 40 76 83 60
www.christies.com
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Par Valérie Sasportas
Une vente de Christie's réunit des œuvres européennes des XVIIIe et XIXe siècles et celles d'artistes arabes, turcs et iraniens actuels.
Il fallait oser présenter une vente mêlant des toiles orientalistes occidentales des XVIII e et XIX e siècles, aux tableaux et photographies d'artistes contemporains de Turquie, d'Irak ou d'Iran. Christie's l'a fait. Sa vente du 4 novembre, à Paris, propose un panorama frénétique de l'histoire et de la société orientale en 189 lots, estimés globalement entre 2,4 millions et 3 millions d'euros. «C'est la première vente où l'art moderne arabe et iranien a pris le dessus sur l'orientalisme, par une fertilisation naturelle» , affirme Étienne Hellman, spécialiste de la maison de vente. À Dubaï, aux Émirats arabes unis, Christie's organise déjà de telles enchères. «Là-bas, les collectionneurs ont une inclination pour l'art contemporain», témoigne Étienne Hellman. Mais dans la péninsule arabique, en Iran, l'interdiction du profit par la loi musulmane place l'achat d'art contemporain au premier rang des investissements. Les collectionneurs français ont une culture différente. Cela ne rend pas pour autant ce pêle-mêle artistique inintéressant.
(...)
Les artistes iraniens nous interpellent davantage. Leurs toiles iconiques ont scindé la calligraphie et le tableau dans un format occidental. Ainsi les acryliques de Mohammed Ehsai, Allah, 2011 (entre 40.000 et 60.000 €) et Eshgh (amour, en farsi), 2009 (entre 60.000 et 80.000 €). Les foires des Émirats leur ont fait une place sur le marché. Ces enchères sont l'occasion de commencer une collection avec des artistes moins connus de Syrie, du Liban ou d'Égypte, plus accessibles, autour de 800 euros.
(...)
(source : Le Figaro - 03/11/11)
(Plus d'infos sur cette page)
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26/10/2011
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'Poulet aux prunes' : le nouveau film de Marjane Satrapi.
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Après un coup d'essai remarquable, 'Persepolis', Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud s'apprêtent à livrer leur deuxième réalisation, 'Poulet aux prunes', qui sera notamment projetée lors du Festival de Toronto.
Comme 'Persepolis', le film se déroule en Iran, plus exactement à Téhéran, mais ici il ne s'agit pas d'un film d'animation.
Dans 'Poulet aux prunes', Nasser Ali Khan (Mathieu Amalric), musicien célèbre, a perdu le goût de vivre. Plus aucun instrument ne semble pouvoir lui redonner l'inspiration depuis que son violon a été brisé. Sa tristesse est d'autant plus forte que son amour de jeunesse, rencontré au coin d'une rue peu après cet incident, ne l'a pas reconnu. Après avoir cherché en vain à remplacer cet instrument reçu autrefois de son maître de musique, Nasser en arrive à la seule conclusion possible : puisque aucun violon ne peut plus lui procurer le plaisir de jouer, il se mettra au lit pour attendre la mort. Il envisage alors toutes les morts possibles : être écrasé par un train, sauter d'une falaise, se tuer d'une balle dans la tête, faire une overdose de médicaments… mais ne trouve aucune de ces issues digne de lui. Après tout, il était le meilleur violoniste de son temps : Nasser Ali Khan.
On pensait au départ que Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud utiliseraient à nouveau l'animation car, comme 'Persepolis', 'Poulet aux prunes' est à l'origine une bande dessinée.
Marjane Satrapi s'est en tout cas à nouveau inspirée de son histoire familiale. Nassar Ali Khan était en effet le grand oncle de Satrapi, un musicien iranien reconnu, qui lorsqu'il comprit qu'il ne pourrait pas remplacer son instrument de musique, une târ qui a été cassée, décida de ne plus sortir de son lit. Huit jours plus tard, il mourut.
Le film fait donc le récit de ces huit jours, vécus les uns après les autres. La bande dessinée s'intéresse par ce biais à ce qui fait qu'une vie mérite d'être vécue.
Tout est traité au travers du filtre de l'imagination de Satrapi et mêle poésie, histoire et folklore.
Le film sortira le 26 octobre sur nos écrans.
(source : Cinémovies)
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26/10/2011
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Poulet aux prunes : comme un air de Jean-Pierre Jeunet (la sortie est bien le 26 octobre)
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Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud font partie des happy few qui bénéficient d'un a priori favorable pour tout nouveau projet, grâce au succès du précédent. L'adaptation de la BD de Satrapi, Persepolis, avait conquis Cannes (Prix du jury), le public, et même Hollywood (sélectionné pour les Oscars). Bien que marqué par la géographie et l'histoire (l'Iran entre la révolution et la guerre contre l'Irak), le film d'animation avait quelque chose d'à la fois très spécifique et universel, accessible de la même manière dans n'importe quel pays. Aujourd'hui, le duo adapte une autre des BD à succès, Poulet Aux Prunes, cette fois en live action ; et si l'on est encore en Iran, la patte semble cette fois bien française.
Satrapi et Paronnaud n'ont pas complètement renoncé à l'esthétique de la BD pour ce Poulet aux prunes, ce qui accouche d'un style onirique vieillot sympathique, mais fait surtout étrangement penser à la touche Jean-Pierre Jeunet. La couleur, les représentations des états intérieurs des personnages, la naïveté du ton, et même les tentatives de suicide de Mathieu Amalric, qui rappellent les multiples tentatives ratées d'un des personnages de Delicatessen, traitées avec le même humour noir ; la présence de Jamel Debbouze aussi (déjà dans Amélie Poulain), finit d'associer ce film à la Jeunet's touch -dont on s'est un peu lassé. Bien qu'irannienne, Marjane Satrapi a été formée en France, et ça se voit peut être.
On ne retrouve en tous cas pas le charme épuré et unique de Persepolis dans cette bande annonce pour Poulet aux prunes, en salles le 26 octobre (et présenté, tout de même, au festival de Venise) :
http://fr.news.yahoo.com/poulet-prunes-air-jean-pierre-jeunet-140736461.html
(source : Fluctuat)
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17/10/2011 - 19/11/2011
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Nouvelle Collection 'Soupçon' de Maryam Mahdavi
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- Chez Michel Klein du 17 octobre au 19 novembre 2011
Galerie Michel Klein
9 rue Jacob
Paris 6e
tel : 01 42 81 31 10
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Après sa série 'Les Infidèles', six tables en laiton au nom fortement évocateur comme la Fête de l’Ephémère ou La Divine Culpabilité, l’histoire se poursuit…
Maryam Mahdavi avait imaginé l’année dernière une table Just Married, avec un gros nœud qui symbolisait un paquet cadeau. « C’était une allégorie du mariage. » Elle revient aujourd’hui, chez Michel Klein, avec six nouvelles tables, cette fois en métal laqué et parées de plumes de chez Lemarié, qu’elle a baptisées Soupçon… « C’est la suite logique, non ? » L’humour est toujours au centre des créations de Maryam Mahdavi. Il est le parfait compagnon à sa poésie, élément indispensable à son univers si féminin, où la sensualité n’est jamais agressive car elle est toujours désamorcée par une fantaisie qui fait sourire. Si elle décline la même idée, Maryam Mahdavi est toutefois passée du laiton doré à la laque colorée. Vert, bleu, violet, jaune, orange, rose, les tons claquent et évoquent les seventies, les années pop, New York et le studio 54, mais aussi Yves Saint Laurent, sa ligne Rive Gauche, sa bohème chic, ses icônes comme Loulou de La Falaise. « J’ai eu une révélation après avoir visité une exposition qui lui était consacrée. »
« Elles se maquillent comme des cocottes. Elles veulent laisser derrière elles un parfum de désir. » S comme séduction, sentiment, secret, soupçon... La jeune femme, nostalgique de son adolescence, a grandi. Ses créations sont plus sexuées, les interprétations plus ambiguës. « Derrière chaque geste, chaque mot, chaque regard, se cache le soupçon. Tout prend un sens. Entre doute et jalousie, il y a l’amour qui consume. Les rapports se compliquent, se tendent, deviennent aussi plus intéressants. »
On l’aura compris, les créations de Maryam Mahdavi sont plus que de jolis objets décoratifs. Expression de sa sensibilité exacerbée, elles interpellent et invitent à la réflexion. « Ce sont des tables à message. »
Biographie de Maryam Mahdavi
Née à Téhéran, élevée à Paris, Maryam Mahdavi a connu une enfance protégée, mais hantée par la peur. Son père était l’ambassadeur d’Iran à Paris. En 1979, l’Iran sombre dans le chaos et même si elle vit dans un cocon, Maryam en ressent les répercussions. « A la maison, on n’en parlait jamais, mais je voyais bien mes parents se murmurer des choses. J’en ai conçu un sentiment de crainte permanente. »
L’adolescente insouciante se transforme en une jeune femme rêveuse et fragile. Elle suit les cours d’Esmod pendant trois ans, crée une ligne de lingerie baptisée L’Indiscrète, puis s’inscrit à l’Ecole du Louvre et apprend la restauration de tableaux. Elle se marie, devient mère de deux enfants. « Ma vie était confortable, mais au fil des années j’ai senti le besoin de m’évader et de renouer avec la fantaisie. Créer est en quelque sorte une façon de vivre une nouvelle adolescence. »
Elle commence à dessiner des meubles et pousse un jour la porte de la boutique David Hicks. « C’était pour moi la référence absolue. En Iran, on ne jurait que par David Hicks, Jansen et Baguès. Je leur ai demandé s’ils voulaient bien prendre mes tables et ils ont aussitôt accepté. »
Elisabeth Delacarte de chez Avant-Scène tombe également sous le charme, tout comme Jean-Louis Danant, et depuis 2007, la galerie Perimeter expose ses oeuvres. En moins de dix ans, Maryam s’est fait une place dans le petit monde de la déco.
« C’est vrai que c’est allé très vite, mais je n’ai pas une démarche de designer, je n’ai pas cette prétention, je mets juste en forme des visions. Je fais des meubles qui n’en sont pas vraiment, la fonction m’importe peu, seule compte l’émotion qu’elles provoquent. »
Maryam Mahdavi est représentée par la Galerie Perimeter (47, rue Saint André des Arts - 75006 Paris) et par la Galerie Modernity à Stockholm.
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