Nous arrivons à Orly à 11 H. Décollage prévu à 14 H 30.
Bien vite va se poser la question embarrassante du foulard : il nous avait été prescrit de
l'avoir dans l'avion puisque nous allions voyager avec Iran Air. Un Iranien nous dit d'attendre le
passage de la frontière pour le mettre. Un autre Iranien nous dit : "Mettez-le le plus tard possible !".
Notre Boeing 747 ne décollera qu'à 15 H 40 : voilà que m'est volée une bonne heure sur le sol
perse ! Je me console en me disant que ce sera une heure de sommeil en moins tout simplement ;
cela ne nous empêchera pas de quitter l'hôtel demain matin de bonne heure ( les musées ouvrent
très tôt ! ).
Dans l'avion, un jeune étudiant iranien proche de moi, fasciné par mes cartes, plans et
l'organisation qu'il devine là-dessous, engage la conversation. Son père est un spécialiste de
l'Avesta ...Nous allons passer des heures à converser très agréablement tous les quatre. Il nous
raconte notamment qu'il emporte pour sa soeur un mascara tout ce qu'il y a de plus volumissime et
allongeant ! Pour sa mère, il a acheté un collant très fin, mais a dû barioler de feutre noir les
jambes qui illustrent l'emballage ! Subjugué par la famille Lebouteiller, Milad nous donne ses
coordonnées à Téhéran, nous invitant à venir prendre le thé dans sa famille.
A 20 H 20 soit 22 H 50 heure locale, nous apercevons les premières lumières sur Tehran.
Nous nous posons à 23 H 30. Le soir de Noël en Iran en plein Ramadan ! Je n'y crois pas encore !
Mes enfants qui m'avaient photographiée l'an passé posant mon pied pour la première fois
en Asie, ne peuvent capter cet instant fabuleux pour moi où je foule le sol perse : les photos
sont interdites dans les aéroports !
Nous sommes accueillis par un Iranien qui brandit au-dessus de sa tête une feuille :
"Mrs LEBOUTEILLER, WELCOME TO IRAN !"
A 1 km de l'aéroport international Mehrâbâd, le premier monument que nous ne pouvons
manquer est la Tour Azadi, illuminée. Construite sous le Shâh par un architecte iranien (elle était alors appelée Shâhyâde),
elle est un bel exemple de style persan contemporain. Elle est constituée de 8000 blocs de pierre taillée
venue de la région d'Ispahan et sa hauteur est de 45 mètres. La tour ressemble à un
autel du feu achéménide pour sa partie supérieure, et à un grand iwan
pour sa partie inférieure. Elle fut achevée en 1971 pour les
fêtes du 2500ème anniversaire de la monarchie.
Le chauffeur nous laisse à l'Hôtel MASHAD, très confortable (cf photo) (nos pièces, salon et chambre sont
très spacieuses et joliment meublées ; TV, réfrigérateur, et une agréable salle de bains).