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Informations pratiques |
- LE CALENDRIER : fonctionnement du calendrier iranien.
- LA MONNAIE : l'unité monétaire est le rial, mais on parle
fréquemment en "toman", équivalent à 10 rials. Les billets sont de
100, 200, 500, 1 000, 2 000, 5 000, et 10 000 rials.
Les pièces de 1, 2, 5, 20, 50, 100 et 250
rials. La monnaie préférée pour le change en Iran est le Dollar US.
- L'HEURE LOCALE : l'heure officielle en Iran est l'heure G.M.T. + 3H30.
- LA CIRCULATION : Pollution, bouchons et chauffards :
Téhéran au bord de la crise de nerfs
Tous les jours, les voitures collées, agglutinées les unes aux autres dans la
pollution et la fumée, offrent une image hallucinante des rues de Téhéran,
qui exaspère les habitants et les visiteurs.
"On doit détruire les maisons pour créer de nouvelles rues", ironisait
Mohammed-Hassan Malek-Madari, jeune maire de cette immense ville-métropole de
12 millions d'habitants, où le métro n'en est qu'à ses balbutiements et où
les transports publics sont insuffisants.
Plus de 1,6 million des quelque 3,5 millions de voitures du pays roulent à
Téhéran, transformant, aux heures de pointe, un trajet normalement de 10
minutes, en voyage éprouvant de plus d'une heure.
Hormis l'attente et l'exaspération dans les bouchons, l'automobiliste qui
roule court un dangereux risque : recevoir en pleine figure la fumée du pot
d'échappement d'un autobus ou d'un camion, non révisé depuis plusieurs
années.
S'il y échappe, il aura du mal à éviter l'air de la ville, chargé en moyenne
de 28 tonnes de diverses particules en suspension, dont cinq tonnes de plomb,
qui causent chaque année la mort de 4 600 personnes.
(...)
Outre la pollution, surtout au plomb que les médecins iraniens rendent
responsable de l'explosion de nombre de dépressions nerveuses, les insultes
qui fusent dans tous les sens, ou le clignotant sans signification, sapent
progressivement la santé mentale du citadin.
Pour le maire de la ville, "la conduite des automobilistes à Téhéran porte
atteinte à l'image nationale car elle choque tous les étrangers qui y
viennent".
"J'ai l'impression d'être torturé quand je me déplace dans la ville", assure
un homme d'affaire français vivant depuis des années à Téhéran qui préfère
garder l'anonymat pour ne pas choquer ses interlocuteurs iraniens.
"Les bouchons sans fin me stressent, et quand il n'y en a pas, ce sont les
chauffards", poursuit-il.
En effet, à Téhéran, où les panneaux de limitation de vitesse n'ont qu'un
rôle décoratif, il n'est pas rare de voir un conducteur faire marche arrière
en plein sur une autoroute urbaine, même dans une sortie en virage, ou vous
barrer le passage juste pour le plaisir.
(...)
Cette attitude des automobilistes à vouloir aller vite ou à "passer en
premier et devant l'autre", s'e^plique selon la sociologue Nachmile Razavi
par "un sentiment de frustration issu de l'impasse sociale et économique".
(...)
Les accidents de la circulation sont devenus le principal spectacle des rues.
Un automobiliste régulier est témoin en moyenne de trois accidents par jour,
certes la plupart sans gravité, mais capables de boucher complètement la
circulation.(Magazine AFP, 21/05/02)
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